Titre : Wanted 🇺🇸
Auteur : Philippe Claudel 🇫🇷
Édition : Stock (14/05/2025) – 140 pages
Résumé :
« Mon idée est toute simple, non ? Je suis étonné de ne pas y avoir pensé plus tôt. » Elon Musk
Critique :
Effectivement, l’idée d’Elon Musk était toute simple et c’est vraiment à se demander pourquoi personne n’en avait eu l’idée avant lui… Je sais que la réalité dépassera toujours la fiction, c’est pourquoi je me pose cette question.
Certes, ce roman est une dystopie, mais elle pourrait donner des idées à certains et je ne pense pas que c’est la morale (ou les lois) qui les en empêcheraient.
Dans cette dystopie, j’ai hésité entre rire ou frémir.
Vu les protagonistes qui la composent (Trump, Musk & Poutine), on peut dire que les dialogues ne volaient pas haut (comme dans la réalité) et que ces hommes étaient des caricatures d’eux-mêmes. Ce qui n’est pas péjoratif pour l’auteur, puisque le Donald est hors-sol et qu’il est totalement caricatural, dans la réalité. Problème : il ne me fait pas rire.
Si j’ai ri durant ma lecture, c’était jaune.
Le gros bémol, c’est que si, pour certaines choses, j’étais entièrement d’accord avec l’auteur, tout le reste m’a semblé être trop déjanté.
Ok, le perruqué de la Maison Blanche est imprévisible, tout est possible avec lui, il gouverne à coup de tweet (heu, de X ou de Truth Social) et Musk ne vaut pas mieux. Pourtant, j’ai trouvé que le ton du roman était trop second degré et manquait, à certains moments, de profondeur.
Ou alors, mon cerveau n’a pas encore accepté qu’avec ces mecs-là, TOUT était possible et que rien n’était second degré, même quand on pourrait le croire.
Malgré tout, cette lecture était intéressante et marquante, par certains côtés, car criante de vérité dans le cas de Trump et sa manière d’être.
Le récit était aussi parfaitement en adéquation avec ce que Musk pourrait faire et dire, tout en tenant son dernier-né (nommé FKPSTCH, un jour, peut-être ? Clin d’œil aux Belges qui ont appris la langue de Vondel) dans le bureau ovale.
Une lecture qui ne laisse pas indifférente et qui nous balance des vérités terribles, parce que ce sont celles que l’on voit quotidiennement, quand le zoulou (mes excuses aux Zoulous) balance tout et n’importe quoi et fait tout et n’importe quoi.
L’homme connaissait les rouages du pouvoir. Il savait l’effet que pouvait impliquer sa façon de faire : il la poussa à l’extrême, dès le début, proposant d’annexer le Canada, le Groenland, le canal de Panama, de renommer le golfe du Mexique golfe de l’Amérique, promettant d’expulser du sol national des centaines de milliers d’immigrés dont il avait affirmé, lors de sa campagne, que beaucoup mangeaient les chiens et les chats des Américains blancs paupérisés.
De tels propos auraient fait s’esclaffer quelques années plus tôt la planète entière et les dirigeants des autres pays du globe n’auraient même pas pris la peine de les commenter, pas davantage que les journalistes, d’ailleurs.
Mais désormais, toutes les déclarations de Trump étaient prises au sérieux, même les plus démentes, car on savait que l’homme ne se contentait pas de dire des choses : la plupart du temps, il les faisait aussi, à l’inverse de bien de ses homologues.

- Challenge « American Year 3 » – The Cannibal Lecteur et Chroniques Littéraires (du 16 novembre 2025 au 15 novembre 2026) # N°26.
- Challenge « Gravillons de l’hiver » chez La petite liste, du 22 décembre 2025 au 19 mars 2026 [N°10].



Titre : Quand ils viendront 🇺🇸
Critique : 

