‭Le lac – Vongozero 02 : Yana Vagner 🇷🇺

Titre : ‭Le lac – Vongozero 02 🇷🇺

Auteur : Yana Vagner 🇷🇺
Édition : Mirobole (2016) / Pocket (2017) – 416 pages
Édition Originale : Zhivye ludi (2012)
Traduction : Raphaëlle Pache

Résumé :
Au terme d’une fuite angoissante à travers la Russie ravagée par un virus mortel, Anna et ses dix compagnons de fortune — hommes, femmes, enfants — ont atteint le but de leur périple : un cabanon sur le lac Vongozero, à la frontière finlandaise, un refuge sûr, coupé d’un monde devenu hostile.

Contraints à l’immobilité, ils devront apprendre à vivre ensemble, malgré les tensions permanentes, malgré le froid polaire, malgré le manque de nourriture, le manque de ressources, le manque d’intimité. Le premier objectif est bien de passer l’hiver, terrible.

Apprendre à pêcher sous la glace du lac, oser peut-être explorer les isbas désertées sur l’autre rive… Mais ensuite ? Comment s’en sort-on, lorsqu’on est encore plus démuni pour la survie que pour la fuite ?

Critique :
Encore une fois, heureusement qu’il y a le Mois Russe, en janvier, pour extirper ce roman, qui traînait depuis 10 ans, dans ma PAL.

Vongozero, le premier opus, avait été un coup de cœur (lu en 2014) et j’avais acheté la suite, parue aux éditions Mirobole (qui n’existent plus).

Comme toujours, les mêmes excuses : trop à lire, oublié de le lire, d’autres priorités… Voilà comment on se retrouve avec des parutions de l’année 2016, qui patientent toujours dans la file des urgences à lire.

À la fin du premier volume, mené tambour battant, j’avais laissé les personnages survivants de la pandémie, à la frontière entre la Russie et la Finlande, sur l’ile de Vongozero. Dans le pays, c’était le chaos total, mais nos amis étaient enfin arrivés dans un lieu calme où ils comptaient vivre et survivre, en paix.

Huit adultes et trois enfants sur une petite île, devant vivre en autarcie, sans jamais avoir pêché ou chassé de leur vie et vivants l’un sur l’autre, dans une grande promiscuité, dans la crasse, le froid, la faim… Bref, ça risquait de ne pas être simple.

Le huis clos était prometteur de plein de bonnes choses et j’étais heureuse de retrouver cette troupe, 12 ans après ma lecture de Vongozero.

J’ai vite déchanté, ne retrouvant pas cette sympathie que j’avais pour cette troupe hétéroclite. Pire, Anna, la narratrice, m’a vite soulée, avec ses pensées, ses introspections, son mutisme, sans parler que les autres n’en foutaient pas une, tout le monde se reposant sur Sergueï.

Le premier volet était mené tambour battant, avec un suspense à couper au couteau, le second volet est plus statique, il ne passe pas grand-chose, les personnages tournent en rond et moi aussi, j’ai tourné en rond, sautant même des passages, tant je m’ennuyais en leur compagnie.

Le thriller psychologique n’a pas tenu ses promesses, hormis quelques moments un peu plus fort, dans tout ce marasme. Ils étaient peu nombreux, hélas, et j’ai eu l’impression que le chien tournait en rond, pour mordre sa queue. Au moins, le chien du récit sera cabossé, mais vivant.

Anybref, c’est l’histoire d’une survie en milieu hostile, où des citadins, ayant tout quitté lors de la pandémie, se retrouvent à devoir se démerder, alors qu’ils ont deux mains gauches et autant de dynamisme que des pachas qui attendent qu’on leur serve tout sur un plateau. Évidemment que cela va créer des tensions, mais pas de quoi me tenir en éveil.

Une déception que ce second tome, dont la fin est abrupte, donnant l’impression que l’autrice allait nous laisser sur la nôtre (ou alors, nous pondre un 3ème tome ?). Heureusement que l’épilogue donnera quelques informations de plus. On reste fort dans le vague, malgré tout.

Je m’attendais à vibrer comme avec Vongozero, mais j’aurais mieux fait de m’abstenir d’acheter et de lire cette suite, qui n’était pas à la hauteur de mes attentes et qui m’a souvent fait bailler.

En ce mois de janvier, on ne peut pas dire que j’ai fait des lectures exceptionnelles, j’espère que ce n’est pas encore un maraboutage ! 😉

Vaincre ou mourir à Stalingrad 🇷🇺 : William Craig 🇺🇸

Titre : Vaincre ou mourir à Stalingrad 🇷🇺

Auteur : William Craig 🇺🇸
Édition : Pocket (2001) – 506 pages
Édition Originale : Enemy at the Gates: The Battle for Stalingrad (1973)
Traduction : Jacques Brécard

Résumé :
C’est à Stalingrad que les gonds du destin ont tourné. La bataille de Stalingrad, la plus sanglante de l’histoire militaire, a coûté la vie à près de deux millions d’hommes et de femmes.

Elle a marqué le début du déclin du IIIème Reich. Elle a été le signe précurseur du formidable redressement russe, qui devait aboutir à la destruction de Berlin et faire de l’Union soviétique une superpuissance.

William Craig a interrogé des centaines de survivants de la bataille, militaires et civils, russes et allemands.

Il a mêlé le récit de leurs incroyables expériences à la trame de documents restés inédits jusqu’à ce jour. Il en résulte une fresque d’une envergure exceptionnelle.

Son livre a inspiré Jean-Jacques Annaud pour son film Stalingrad.

Critique :
La bataille de Stalingrad fut terrible, fit des millions de morts, civils et militaires, et je ne spolie pas en disant qu’elle a été le tournant de la Seconde Guerre mondiale et qu’après ça, ce fut la débâcle pour les troupes du moustachu.

Cependant, malgré la couverture, ce livre n’est pas le récit du film de Jean-Jacques Annaud. Non, le cinéaste s’en est juste inspiré pour son film.

Par conséquent, je me suis retrouvée dans un livre historique au sens premier du terme. Ça passe ou ça casse.

Il m’a fallu assez bien de temps pour venir à bout de ce pavé historique, qui m’a semblé très long, du fait que l’Histoire n’était pas romancée, mais brute.

Désolée, mais pour mon petit cerveau, c’était trop. Il m’est toujours plus facile de lire un roman qu’un livre d’histoire, fût-il en livre de poche.

Il y avait énormément de protagonistes et vu que je m’attendais à lire le récit du film et me retrouver embourbée dans un récit très détaillé, très rigoureux de cette bataille, m’a pris de court.

Ce récit nous plonge véritablement dans la bataille de Stalingrad, avec des personnages réels, des témoignages qui vont nous conter les combats menés dans la ville, par des soldats, mais aussi par des civils, hommes, femmes.

L’auteur va nous parler des tactiques développées par les deux protagonistes (Hitler et Staline), ainsi que par leurs généraux et autres chefs des différentes armées présentes sur le front russe.

Bon, je ne cracherai pas sur ce livre, parce qu’il était très bien fait, bien écrit, détaillé, rigoureux et que l’auteur n’a jamais pris parti pour l’un ou l’autre camp, se contentant de raconter les faits, cette véritable partie d’échecs, grandeur nature, où les pions tombaient et ne revenaient jamais à la vie.

Malgré tout, j’ai ramé et, comme les soldats allemands, je me suis embourbée dans cette histoire.

  • Challenge « American Year 3 » – The Cannibal Lecteur et Chroniques Littéraires (du 16 novembre 2025 au 15 novembre 2026) # N°29.
  • Le Mois Russe (janvier 2026), chez Bianca – N°10.