Titre : Tueur de bisons 🇺🇸
Auteur : Frank Mayer 🇺🇸
Édition : Phebus Libretto (2013) – 112 pages
Édition Originale : The buffalo harvest (1958)
Traduction : Frédéric Cotton
Résumé :
Publié aux États-Unis en 1958 à titre posthume, Tueur de bisons est, bien au-delà des mythologies véhiculées par le western, le récit de ce que fut la vie de Frank Mayer, né à La Nouvelle-Orléans en 1850.
Cet homme « ordinaire » qui aura connu les guerres avec les Indiens et la ruée vers l’or, figure archétypale de l’aventurier des Grandes Plaines, laisse un témoignage effarant sur le carnage sans précédent de près de quinze millions de bisons.
Il raconte, entre 1870 et 1880, le quotidien de ce business méthodique, de la façon d’économiser les balles à la collecte des ossements pour les industries agroalimentaires de la côte est. C’est une autre histoire américaine qui se dessine alors, bien loin de celle transmise par l’imaginaire collectif…
Critique :
Non, je n’aime pas la chasse, même si parfois, je sais qu’il est nécessaire d’éliminer du gibier, puisqu’il n’a plus aucun prédateur autre que l’Homme…
Par contre, la chasse aux bisons, aux États-Unis, c’était un massacre sans nom et dans ce roman, Franck Mayer, coureur de bisons, va nous raconter ses chasses.
Elles ne l’ont pas rendue riche, comme il le pensait au départ.
Au moins, l’homme sera honnête avec nous, il nous dira tout, sans cacher des choses, et si lire son témoignage est assez dur, il fallait que je le lise, malgré tout.
J’ai appris plus de choses sur les bisons, sur leurs mœurs et exit les images de grands troupeaux, comme on a pu le voir dans des films ou des bédés : les troupeaux étaient petits (15 individus, 60 au maximum).
Le bison est un animal débile (désolée pour lui), dépourvu de moyens de défense autres que la fuite, possédant une mauvaise vue, une piètre ouïe et un odorat pitoyable. Il suffisait de tuer la femelle dirigeante, pour que le troupeau se rassemblât autour d’elle, dans le but de la relever. Il suffisait ensuite de les tirer, comme les pipes à la baraque foraine.
Dans ce court roman, pas de dialogues, pas d’autres personnages que notre narrateur, qui est l’auteur, puisque de ses compagnons de voyage, nous en saurons peu. Pourtant, ce récit se dévore d’une traite, sans que cela pose le moindre problème.
En ce temps-là, on ne parlait pas de protection de la Nature, des animaux, des biotopes et lorsqu’un homme tenta de leur démontrer qu’il n’y avait quasi plus de bisons et qu’un jour, ils disparaîtraient tous, personne ne l’a cru.
Puis, pour eux, il y avait le rêve de gagner des fortunes en tuant des bisons et en les exterminant, ils y voyaient aussi une nécessité historique, le bison ne pouvant pas s’adapter à ce qui allait arriver ensuite.
C’était un roman témoignage que je souhaitais lire, afin d’en apprendre un peu plus sur les massacres des bisons et c’est chose faite… C’était court, mais intense, tout de même.
Un témoignage sans fausse pudeur, qui concerne aussi la vie dans les plaines, avec tous les inconvénients qu’elle pouvait avoir (rencontre avec des Indiens).
Un récit ahurissant qui m’a fait penser à une scène, dans le film « Danse avec les loups », où les Indiens étaient muets devant tous les bisons abattus juste pour leurs peaux.

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- Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.
- Challenge « Gravillons de l’hiver » chez La petite liste, du 22 décembre 2025 au 19 mars 2026 [N°08].




Titre : Le Western – Quand la légende devient réalité
