Bilan Mensuel Livresque : Décembre 2025 ❄️🎄

Hé voilà, nous sommes à la fin Décembre, l’année est déjà terminée et il me semble qu’elle a passé très vite. Comme toutes les années, vous me direz… Oui, mais en prenant de la bouteille, j’ai l’impression que le temps passe de plus en plus vite. Ou alors, c’est parce que j’ai la mémoire qui flanche… J’me souviens plus très bien ♫

Qui dit décembre, dit clôture des bilans, livresques, bien entendu, pas comptable (même si, dans le fond, je compte). Mon Bilan pour ce dernier mois de l’année n’est pas mal du tout : 27 Romans, 37 Bédés, 4 Mangas, 4 Comics, 5 Albums Jeunesse, ce qui me fait 77 Lectures pour Décembre.

Le total annuel, lui, est de 806 Lectures (tous les genres confondus), ce qui fait que j’ai pulvérisé mon record de 2024 (736 lectures).

Dès le 1ᵉʳ janvier, vous aurez les articles sur mes coups de cœur de l’année ainsi que sur les romans pas mal du tout.

Ma nièce et mon neveu sont toujours des petits diablotins gavés aux produits dopants (pas possible autrement), ils sont en forme, la petite avance bien dans son apprentissage des lettres, de l’écriture, du calcul, de la lecture… Et son petit frère continue de s’amuser avec ses tracteurs, camions et autres jouets. Il a encore quelques années avant d’arriver à la première primaire.

Le chat, lui, a joué avec mes pieds et j’ai eu bien du mal à lui refourguer son médicament quotidien. Le mou qu’il mangeait un jour ne lui plaisait plus le lendemain et comme il ne sait pas parler et me dire ce qu’il voulait exactement, j’ai tâtonné quelques fois et donc, il n’a pas pris son produit. Bon, pas trop grave, mais tout de même chiant et stressant.

Au rayon des bêtises, maintenant, il s’amuse à sauter sur le plan de travail de la cuisine. Avant, il le faisait en mon absence (ou celle de mon homme), mais dernièrement, il ne s’est pas privé pour y sauter alors que j’étais là. Il a eu droit à un « DESCEND » ferme, mais je pense qu’il s’en fout. Vu le nombre de fois où je dois passer la lavette imbibée de vinaigre, afin de nettoyer la trace de ses patounettes… Vilain chat qui a attrapé des sales manières. 🙂

Il y a toujours un truc qui le perturbe, c’est lorsque je change de pantoufles… Si en été, je privilégie les Crocs©, les espadrilles, les sandales ouvertes ou les pieds nus, en automne hiver, je passe aux pantoufles un peu plus chaudes et ensuite, à celles avec de la fourrure (de la fausse !).

En décembre, il a été stupéfié de me voir avec des autres pantoufles et il est même venu tapoter sa patte dessus, plusieurs fois, sans doute pour vérifier que l’animal qui composait mes pantoufles était mort… PTDR

— Ben quoi ??

Bilan : 27 Romans

  1. Le Livre des portes : Gareth Brown
  2. Black Panache : Pierre Pelot 🤠
  3. Le troupeau fantôme – Walt Slade 01 : Bradford Scott 🤠
  4. Noir comme l’Enfer – Bourbon Kid 11 : Anonyme
  5. Dream Town – Aloysius Archer 03 : David Baldacci ♥
  6. Le Pire des Noëls – Spécial frayeur : La Ligue de l’Imaginaire 🎄
  7. Mon grumpy coloc de Noël : Charlie Morgan 🎄 🏳️‍🌈
  8. Un nouveau voisin pour Noël : Séverine Balavoine 🎄 🏳️‍🌈
  9. Rwanda, Le génocide, L’Église et la Démocratie : Bernard Lugan
  10. Rwanda — le génocide : Gérard Prunier
  11. Cosy Christmas Mystery – 03 – Le vol du Metropolis : Pitocchi [LC Bianca] 🎄
  12. Le Désert de la mort – Nora Kelly 05 : Douglas Preston & Lincoln Child
  13. Le dernier mort de l’année – Hercule Poirot 06 : Sophie Hannah 🎄😞
  14. Le Garçon qui dompta le vent : William Kamkwamba (Malawi) 🇲🇼
  15. Le roman maudit : Franck Thilliez 🎄
  16. La ruche – Yvonne Chen 04 : Nicolas Lebel
  17. Sherlock Holmes et la Fée de Noël Disparue : Ben Stevens 🎄😞
  18. Le Mystère du Dîner de Noël Empoisonné – Holmes : J.M. Alarte Duart 🎄🤮
  19. My Loving chocolate – Chocolate in Love 02 : Lily Riding 🏳️‍🌈
  20. Les ténèbres et la nuit – Renée Ballard 04 : Michael Connelly ♥♥
  21. Un autre chant de Noël : Josh Lanyon 🎄🏳️‍🌈😞
  22. Personne sur cette terre : Víctor del Árbol ♥
  23. Cinq heures vingt-cinq : Agatha Christie
  24. Le dard du scorpion – Nora Kelly 02 : Douglas Preston et Lincoln Child
  25. Requiem pour les fantômes : Katherine Arden [LC Bianca]
  26. Cookie jar : Stephen King
  27. L’heure des prédateurs : Giuliano da Empoli

Bilan : 37 Bédés / 4 Mangas / 4 Comics / 5 Jeunesse = 50 Lectures

  1. Le chant des Stryges – 17 – Réalités : Corbeyran & Richard Guérineau
  2. Le chant des Stryges – 18 – Mythes : Corbeyran & Richard Guérineau
  3. L’Incroyable Histoire de l’argent : Benoist Simmat & Tristan Garnier ♥♥
  4. Orcs & Gobelins – 28 – Thu’ul : Sylvain Cordurié & Andrea Cuneo ♥
  5. Les Aigles de Rome – 08 : Enrico Marini ♥
  6. Champs d’honneur – 03 – La Bérézina (Novembre 1812) : Gloris & Parma
  7. Champs d’honneur – 04 – Camerone (Avril 1863) : Thierry Gloris & Joël Mouclier
  8. Champs d’honneur – 05 – Dunkerque (Mai 1940) : Gloris & Ramón Marcos
  9. Les Crieurs du crime – La Belle Époque du fait divers :  Venayre & Micol
  10. Les filles des marins perdus – 03 : Teresa Radice ♥
  11. Christmas pudding – Hercule Poirot 12 : A. Christie & Isabelle Bottier 🎄 😞
  12. Au loup ! – Chronique d’un retour : Troub’s ♥
  13. Starter – 04 – Starter contre les casseurs : Jidéhem & Yvan Delporte 😞
  14. Jacques Le Gall – 03 – Et les naufrageurs : Charlier & MiTacq
  15. Hérauts – 01 – La brisure : Eric Corbeyran & Nicolas Bègue
  16. Hérauts – 02 – Le Griffon : Eric Corbeyran & Nicolas Bègue
  17. Sur la piste de Blueberry : J-M Charlier, Jean Giraud & Collectif ♥
  18. Western Love – 01 : La teigne et le gentil : Augustin Lebon ♥
  19. Western Love – 02 – Noël en famille : Augustin Lebon 🎄 ♥
  20. Leave Them Alone : Roger Seiter et Christophe Regnault ♥♥♥
  21. Weekly : Juan Diaz Canales & Giovanni Rigano ♥♥
  22. La Guerre des Lulus – 10 – Ludwig : Régis Hautière et Hardoc ♥♥
  23. Dans la tête de Sherlock Holmes – Le cauchemar du Loch Leathan (1/2) : Cyril Lieron et Benoit Dahan ♥♥
  24. L’oiseau rare – 01 – Eugénie : Cedric Simon et Eric Stalner
  25. L’oiseau rare – 02 – La Grande Sarah : Cedric Simon et Eric Stalner
  26. Fidji : Jean-Luc Cano et Pierre-Denis Goux 😞
  27. Agata – 01 – Le syndicat du crime : Olivier Berlion
  28. Agata – 02 – Broadway : Olivier Berlion
  29. Roma – 01 – La malédiction : Eric Adam et Luca Erbetta
  30. Roma – 02 – Vaincre ou mourir : Eric Adam et Luca Erbetta
  31. Carcajou : Djilian Deroche et El Diablo
  32. Le Livre sans nom : Koe’ & Yello (d’après le roman d’Anonyme)
  33. Dad – 12 – Chaos Bang : Nob [SPIROU] 😀
  34. L’île de minuit – 02 – La femme aux singes : Lylian [SPIROU] 😞
  35. Mi-mouche – 02 – Duels au collège : Véro Cazot & Carole Maurel [SPIROU]
  36. Pym et la forêt éternelle – 01 – La nuit des hurleurs : Munoz [SPIROU] 😞
  37. Mademoiselle J – 04 – Le bonheur de dire Maman : Yves Sente [SPIROU]
  38. Deadpool & Wolverine – WWIII : Joe Kelly & Adam Kubert [COMICS] 😞
  39. Deadpool & Wolverine – Marvel-Verse 37 : Tobin & Burdine [COMICS] 😞
  40. Wolverine vs. Deadpool – Le loup sort du bois :  Way & Dillon [COMICS]
  41. Newburn – 01 – Ils savent qui je suis : Chip Zdarsky & Jacob Phillips [COMICS]
  42. Les Carnets de l’apothicaire – 10 : Hyuuga, Nanao & Nekokurage [MANGA]
  43. Les Carnets de l’apothicaire – 11 : Hyuuga, Nanao & Nekokurage [MANGA]
  44. Les Carnets de l’apothicaire – 12 : Hyuuga, Nanao & Nekokurage [MANGA]
  45. Les Carnets de l’apothicaire – 13 : Hyuuga, Nanao & Nekokurage [MANGA] ♥
  46. Loup gris sous la terre : Gilles Bizouerne [JEUNESSE] ♥♥
  47. Les chiens pirates – 01 – Adieu Côtelettes ! : Mélois & Spiessert [JEUNESSE] ♥
  48. Cent petits chats : Tomoko Ohmura [JEUNESSE]
  49. Deux pour moi Un pour toi : Jörg Mühle [JEUNESSE] ♥
  50. Demain c’est moi qui commande : Jörg Mühle [JEUNESSE] ♥

En attendant l’article de demain, qui est aussi celui de l’année prochaine, dans lequel je vous souhaite mes bons vœux, en voici déjà un avant-goût : BONNE ANNÉE 2026 ! 🥳🥳 

Merci de me suivre, de me lire, de commenter, de papoter et de me faire sourire et rire. Merci aussi aux blogueuses et blogueurs pour toutes les tentations livresques au fil des ans (mais je ne devrais pas vous dire merci…) 😁

Le troupeau fantôme – Walt Slade 01 : Bradford Scott 🇺🇸

Titre : Le troupeau fantôme – Walt Slade 01 🇺🇸

Auteur : Bradford Scott 🇺🇸
Édition : Marabout Junior (1966) – 160 pages
Édition Originale : Range Ghost (1964)
Traduction : Gérard Colson

Résumé :
Le Texas Ranger Walt Slade affronte une dangereuse bande de voleurs de bétail qui opèrent à la frontière mexicaine

« Slade empoigna son Winchester. L’arme était en parfait état, prête à faire feu. Tendu, tous les sens en alerte, le Ranger attendit.

La plus élémentaire prudence lui commandait de faire feu dès que le bandit serait en vue, mais un Texas Ranger doit donner à ses adversaires l’occasion de se rendre, même au risque de sa propre vie. »

Critique :
Cela fait plus de 15 ans que j’avais découvert les aventures de Walt Slade, Texas Ranger et j’avais bien aimé ces récits westerns publiés chez Marabout. J’en possédais trois et maintenant, je les ai tous les quatre.

Tout comme Sherlock Holmes, il sait observer, voir ce que les autres n’ont pas vus, il mène des enquêtes, il est très grand et il fume.

Mais en plus, il est beau, costaud, il sent bon le cheval et monte un splendide étalon noir comme l’ébène. Tout comme Lucky Luke, il dégaine très vite et fait mouche.

Bref, je voudrais me faire sauver par Walt, que je trouve vachement mieux que Walker Texas Ranger. Je m’assierai en croupe, sur son magnifique cheval et je chanterais ♫ I’m poor lonesome cow-girl ♪

Dans ce premier récit qui le met en scène (il doit en exister d’autres en V.O), il va devoir résoudre une énigme de vols de troupeaux de vaches. Oui, on vole des vaches aux ranchers du coin et si les plus gros peuvent supporter quelques ponctions dans leurs troupeaux de Long Horn, ils ne pourraient pas tenir le coup devant des vols trop importants.

Mais par où foutent-ils le camp, ces voleurs, avec les troupeaux ? Personne ne les a vus passer. Et quel est le bandit qui est à leur tête et qui semble si intelligent ? Entre deux tasses de café, notre Walt va devoir ouvrir ses oreilles, ses yeux, interroger discrètement, suivre des pistes, faire preuve d’intelligence et dégainer plus vite que ceux qui lui veulent du mal.

Alors oui, c’est assez gentillet, même si l’on aura des morts et des ranchers proches de la faillite, mais avec Walt Slade aux affaires, tout se termine toujours bien et il trouve toujours le coupable.

Hé bien, dans ce premier tome, il aura bien du mal, parce qu’il ne trouvera pas de preuves pour incriminer le coupable ! C’est bien beau de se dire que c’est Untel, mais sans preuves, il ne pourra rien faire…

Une bonne histoire western, avec tous les clichés du genre, mais bien utilisés, même si, comme les autres héros du far-west, il n’arrivera jamais rien de mal à Walt. Nous sommes dans de la littérature jeunesse et même si nous aurons des cadavres, nous savons que les Bons gagnent toujours.

 

Black Panache 🇺🇸 : Pierre Pelot 🇫🇷

Titre : Black Panache 🇺🇸

Auteur : Pierre Pelot 🇫🇷
Édition : Marabout Junior (1966) – 151 pages

Résumé :
Black Panache, le fougueux étalon noir, conduit son troupeau sauvage à travers le Wyoming. Mais les éleveurs décident de l’abattre, car il vole des juments domestiques.

Le jeune Pat Statford supplie son père de capturer vivant l’étalon et s’engage à le dresser.

Enfermé dans le corral, Black Panache acceptera-t-il l’amitié du jeune rancher et pourra-t-il résister à l’appel de la liberté ?

Tout comme Pat, son jeune héros, l’auteur est un grand ami des chevaux.

Critique :
Personne n’aime les voleurs, les opportunistes… Même si le voleur opportuniste est un bel étalon noir. Et que vole-t-il ? Les juments des ranchs, pardi !

C’est un peu hypocrite de la part des ranchers, eux qui ont dû voler les terres aux autochtones, mais bon, on ne refera pas le Monde.

Bref, les propriétaires des ranchs, qui ont leur troupeau de chevaux sur la prairie et dans les environs, en ont ras le chapeau que le beau Black Panache leur vole des juments. Surtout qu’il pourrait aussi attaquer un de leurs étalons domestiques, qui se trouvent avec leurs juments. Il faut donc le tuer…

Le jeune Pat Statford supplie son père de capturer vivant l’étalon et s’engage à le dresser.

Ce roman est assez gentillet, par moment, mais nous sommes dans de la littérature jeunesse, celle des années 60. Tout va bien dans la famille de Pat, pas de soucis financiers, sans pour autant crouler sous l’argent. C’est un garçon joyeux, qui vit sa vie et est ami avec Drom, un jeune enfant handicapé, fils d’un ouvrier du ranch.

L’auteur prendra le temps, pour la chasse à Black Panache, ce qui fait qu’il ne restera plus beaucoup de pages pour faire naître une relation d’amitié et de confiance entre l’étalon et le gamin.

Mais n’allez pas imaginer une histoire à la Walter Farley (L’étalon noir), parce que nous avons beau être dans de la littérature jeunesse, l’auteur ne se privera pour nous balancer un drame et éviter le happy end, que j’aurais juré lire en ouvrant ce roman.

Pas une mauvaise lecture, mais le récit était trop court, je trouve, ce qui a empêché de développer un peu plus la relation qui allait se nouer entre le cheval et l’enfant (ou pas).

  • Challenge « American Year 3 » – The Cannibal Lecteur et Chroniques Littéraires (du 16 novembre 2025 au 15 novembre 2026) # N°18.

 

Personne sur cette terre : Víctor del Árbol 🇪🇸

Titre : Personne sur cette terre 🇪🇸

Auteur : Víctor del Árbol 🇪🇸
Édition : Actes Sud – Actes noirs (07/05/2025) – 352 pages
Édition Originale : Nadie en esta tierra (2023)
Traduction : Alexandra Carrasco

Résumé :
Dans un village côtier de Galice, en 1975, un enfant assiste à l’incendie criminel de sa maison et au meurtre de son père.

En 2005, à Barcelone, l’adulte qu’il est devenu semble avoir enfreint toutes les règles éthiques et morales qui avaient présidé à son entrée dans la police. Il a battu (presque) à mort un entrepreneur sans histoire et reste obstinément muet sur les raisons de son acte.

Atteint d’une maladie incurable, il revient sur les terres où il est né. Pour déterrer le passé et venger sa triste enfance ?

Ou pour affronter ses vieux démons et trouver le repos de l’âme ? Trente années défilent alors, qui voient des hommes chasser en meute pour garder leurs secrets, des serments d’amitié se briser contre l’intérêt supérieur du clan, la « blanche » mexicaine remplacer le bourbon irlandais de contrebande, des hommes puissants cachés derrière des masques de loup abuseur d’enfants rêveurs, et un tueur à gages aux yeux noirs accomplir son office avec une éblouissante humanité.

Car « personne sur cette terre n’est innocent, personne n’oublie, personne ne pardonne ».

Critique :
Quel héritage nous laissent nos parents ? Et je ne parle pas d’argent, ou de bien, mais de choses non matérielles, tels des traumatismes, qui ont fait ce que nous sommes devenus à cause d’eux.

Julian Leal a reçu en héritage l’assassinat de son père, la haine de sa mère, qui l’a tenu pour responsable et la fuite hors de son village natal. Les autres personnages de ce roman noir espagnol ne seront pas en reste non plus. Rien n’est plus pareil, depuis leurs héritages, pour eux.

À se demander si tout le monde ne répète pas les actes de ses parents, tout en pensant s’en éloigner.

Cela faisait longtemps que je n’avais plus lu un roman noir de cet auteur (j’avais eu une déception et avait laissé tomber). Pourtant, il m’avait donné un énorme coup au cœur avec « Toutes les vagues de l’océan » (en 2015)…

C’est noir, c’est sombre, on y croisera des personnages sans morale aucune, des pédophiles, des assassins, des trafiquants, des nostalgiques du franquisme, de ceux qui étaient des franquistes, des planqués durant la guerre civile, des salopards, de ceux qui sont prêts à tout pour arriver au sommet,…

Toutes ces horribles personnes vont donner du corps et de l’âme à ce roman qui poisse un peu, mais sans jamais aller trop loin. Gardez tout de même à l’esprit que l’auteur dissèque l’Espagne, son Histoire et qu’il n’hésite pas à sortir les squelettes des placards, ni à soulever les tapis pour aller y dénicher les merdes cachées. Le tout en vous tenant par la main, pour que vous ne vous carapatiez pas.

Durant le récit, l’auteur nous fera profiter de quelques flash-back, afin que l’on en sache plus sur ce qu’il s’est produit dans le passé, ainsi que pour nous éclairer sur certains personnages, ce qui leur donnera plus d’étoffe, plus de présence. Une riche idée, je trouve, sans oublier le narrateur mystérieux qui interviendra au début : un tueur.

Un roman noir comme je les aime, sombre, noir, avec peu de lumière, mais quelques bougies dans la nuit tout de même, des secrets enfouis, des vengeances, des salopards bien torchés, issus des tiroirs du haut et qui ont fait ruisseler bien des horreurs. Bref, ce sont des drames dans toute leur splendeur, dans ce roman noir.

Personne n’est innocent dans ce récit et tout le monde a des squelettes dans le placard, mais certains en ont plus d’autres et de bien pires. Les gentils peuvent se compromettre et les méchants peuvent faire preuve de mansuétude. Rien n’est binaire, personne n’est tout blanc ou tout noir, tout est en nuance, et c’est ce que j’aime.

Ça c’est un roman noir, serré, comme je les aime et je suis contente d’avoir repris cet auteur qui avait réussi à m’émouvoir dans son autre roman (Toutes les vagues de l’océan). Même si je n’ai pas ressenti autant d’émotions qu’avec l’autre roman, celui-ci est tout de même un très bon roman à découvrir.

Personne sur cette terre n’est innocent, personne n’oublie, personne ne pardonne.

3,8/5

Les ténèbres et la nuit – Renée Ballard 04 : Michael Connelly 🇺🇸

Titre : Les ténèbres et la nuit – Renée Ballard 04 🇺🇸

Auteur : Michael Connelly 🇺🇸
Édition : Livre de Poche (06/09/2023) – 528 pages
Édition Originale : The Dark Hours (2021)
Traduction : Robert Pépin

Résumé :
Ballard et Bosch enquêtent dans une Los Angeles au bord de l’implosion

Alors que Los Angeles fête le passage à la nouvelle année, l’inspectrice Renée Ballard est appelée sur une banale scène de crime. Mais la victime, un garagiste endetté, n’a pas été tuée au hasard des festivités.

Ce meurtre est en effet lié à un autre, sur lequel a jadis travaillé l’illustre Harry Bosch, trop heureux de reprendre du service pour aider Ballard.

D’autant plus que celle-ci a déjà fort à faire avec une enquête en parallèle qui la voit traquer un sinistre duo de criminels surnommés les « Hommes de minuit ».

Dans cette affaire, présent et passé se rejoignent et les monstres que Ballard et Bosch recherchent sont prêts à tout pour garder leurs secrets.

Critique :
Une fois de plus, me voici à Los Angeles pour le réveillon de fin d’année. Sauf que la fois dernière, c’était pour le réveillon 1953 (Dream Town – Aloysius Archer 03 de David Baldacci), tandis qu’ici, nous quittons 2020 pour 2021, que la covid est là, les restrictions aussi et que l’attaque du Capitole aura lieu quelques jours plus tard…

Deux enquêtes dans ce roman : la première concernera un ancien d’un gang, qui semble avoir été tué par une balle tirée en l’air pour célébrer le Nouvel An (elles retombent toujours, les balles, loi de la gravité). Accident, ou meurtre ?

La suivante sera consacrée à des violeurs en série… Renée Ballard est sur le coup, elle qui officie aux quarts de nuit, division Hollywood.

Renée Ballard est une inspectrice que j’apprécie énormément. Elle a du caractère, n’est pas badass, sans pour autant se laisser marcher sur les pieds, elle est capable d’insubordination, mais c’est toujours au service de l’enquête. Parce que oui, elle fait partie de celles et ceux qui veulent résoudre les affaires et pas se la couler douce.

C’est un LAPD en ruine que Michaël Connelly nous dépeint. Les flics sont crevés, fatigués, on les insulte, l’affaire du meurtre de George Floyd n’a rien arrangé. La plupart des collègues de Renée en font le moins possible, ne se cassent pas le cul à résoudre les affaires. Bref, nous sommes loin des images d’Épinal que l’on voit dans les séries policières… Et je ne vous parle même pas des ripoux.

Les deux enquêtes de Renée ne seront pas faciles, mais petit à petit, elle va remonter les pistes, aidée par Harry Bosch, ancien du LAPD, l’inspecteur qui ne lâchait jamais rien, tenace, et qui, maintenant qu’il est à la retraite, lui refile un coup de main. Ce fut un plaisir aussi de retrouver Harry Bosch, un flic que j’ai toujours apprécié (même si j’avais arrêté de lire son auteur, pour cause de quelques mauvais romans).

La Los Angeles de ce roman n’a rien à voir avec celui d’une carte postale ou d’une émission sur les voyages à faire. La ville est remplie de personnes qui dorment sous les ponts, il y a des gangs, de la violence, des trucs louches,…

Oui, dans les romans de l’auteur, la ville fait partie des personnages principaux. Elle est là, entière, telle qu’elle est, ni toute rose, ni toute noire, mais tout en nuance de gris. L’Amérique n’en sortira pas grandie.

Renée Ballard est encore montée d’un cran dans mon estime, parce que dans ces deux affaires, elle a eu plus de flair que les autres policiers, plus de pugnacité qu’un pitbull sur un os, plus de coui… de courage, que la plupart de ses collègues masculins et elle a réussi un coup de force qui force le respect. Fuck, les mecs !

Un excellent opus des enquêtes conjointes de Ballard et Bosch où la construction du récit et des enquêtes, est mené de main de maître. Finalement, Ballard est une sorte de Bosch au féminin, parce qu’elle aussi, elle va envoyer les règles paître, quel que soit le prix à payer. Et tant pis si les ficelles sont un peu grosses…

Bon, c’est décidé, il va falloir impérativement que je découvre les précédents romans avec ce duo et que je revienne aux affaires avec les romans de Connelly que j’avais zappé (ceux mettant en scène Harry Bosch, notamment les premiers titres).

3,8/5

  • Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2025 au 11 Juillet 2026) [Lecture N°81].
  • Challenge « American Year 3 » – The Cannibal Lecteur et Chroniques Littéraires (du 16 novembre 2025 au 15 novembre 2026) # N°17.
  • Un hiver polar (du 21 décembre 2025 au 20 mars 2026) chez « je lis, je blogue ».

My Loving chocolate – Chocolate in Love 02 : Lily Riding 🇫🇷

Titre : My Loving chocolate – Chocolate in Love 02 🇨🇦

Auteur : Lily Riding 🇫🇷
Édition : Autoédité (21/06/2025) – 348 pages

Résumé :
Dès leur rencontre, c’est le coup de foudre entre Brad et Yanis. Les semaines passent, ils s’aiment de plus en plus.

Mais quand les parents de Yanis traversent l’océan pour une visite surprise, le monde de Brad s’effondre et de vieux conflits leur font enchaîner les mauvaises décisions. Non-dits, mensonges, passé non résolu, Brad et Yanis réussiront-ils à se retrouver ?

Leur bonheur est à portée de doigts, encore faut-il qu’ils fassent le bon choix.

Critique :
Si ce deuxième tome n’est pas une suite de « My Christmas Chocolate », il n’en reste pas moins qu’il évoluera dans le même univers, puisque, nous nous retrouverons dans la même chocolaterie, mais cette fois-ci, avec le maître chocolatier, Yanis, belge exilé au Canada.

D’ailleurs, j’ai retrouvé certains moments du premier tome, comme le concours du meilleur chocolatier, mais en version super abrégée, puisque c’est là que Brad, le meilleur ami de Quinn (premier volet), va rencontrer Yanis, employé de Winston.

Cette histoire est, heureusement, différente de la première. Nos deux nouveaux protagonistes, Yanis et Brad, ne sont pas des grumpy/sunshine et le côté des fêtes de Noël passe même à la trappe, même si nous les retrouverons pour fêter le Nouvel An, avec le couple du précédent opus.

Là où l’autrice va plus jouer, c’est sur le fait que Yanis a une famille toxique et dans le déni le plus total, puisque pour son père, il doit se marier avec une femme et lui faire plein de gosses, avoir un métier important (notaire, avocat, banquier, mais pas chocolatier) et qu’ils ne veulent pas voir que leur fils aime les hommes.

Yanis avait 22 ans lorsqu’il est foutu le camp au Canada et qu’il est allé bosser dans la chocolaterie « Une bouchée de Bonheur ». Quatre ans plus tard, il vit une relation avec Brad et c’est la catastrophe lorsque ses parents débarquent à l’improviste à Toronto pour venir le voir.

Entre un père qui pense que montrer ses sentiments, c’est faire preuve de faiblesse (et sans doute, ne pas être un homme) et une mère qui ne pense qu’à avoir des petits-enfants et qui appelle toujours sont fils, qui a 26 ans, « mon petit » et qui a des œillères tel un cheval attelé, notre pauvre Yanis n’est pas sorti de l’auberge.

Voilà une lecture qui m’a fait du bien, malgré le côté déni des parents de Yanis. J’ai aimé retrouver le couple du précédent opus, retrouver l’univers de la chocolaterie et voir Yanis s’empêtrer dans ses mensonges et ses cachoteries, tout en essayant de préserver la chèvre et le chou, à savoir, ne pas froisser ses parents, ni son mec. Ce qui ne sera pas facile.

Une bonne romance M/M, avec un peu d’humour, pas trop de scènes de sexe détaillées (mais bon, évitez de laisser traîner le livre près des mineurs d’âges), de l’amour, de l’acceptation des différences, de l’exil loin de sa famille et des traditions, qui ont toujours cours.

Une lecture doudou, qui fait du bien, sans prise de tête, puisque nous sommes dans un autre univers parallèle où les couples homos peuvent se balader, main dans la main, sans que personne les insulte. Pas réaliste, je sais, mais bon, on peut rêver, non ?

Western Love – 01 – La teigne et le gentil / 02 – Noël en famille : Augustin Lebon

Titre : Western Love – 01 – La teigne et le gentil / 02 – Noël en famille 🇺🇸

Scénariste : Augustin Lebon 🇫🇷
Dessinateur : Augustin Lebon

Édition : Soleil (2023 / 2024) – 56 pages

Résumé :
Lorsqu’il rencontre « Molly La Teigne », dans un bled poussiéreux du Nouveau-Mexique, « Gentil » décide de quitter son ancienne vie de hors-la- loi pour la séduire et vivre à ses côtés. Hélas, son passé le rattrape et les deux amants sont séparés…

Critique Tome 01 :
C’est par le plus grand des hasards que je suis tombée sur ces deux bédés western que je ne connaissais absolument pas (mais en même temps, il est impossible de tout savoir).

Le ton est résolument humoristique, même si le récit n’a rien d’une comédie : Molly risque de se faire saisir son resto par la banque et Gentil est un pauvre mec paumé.

La preuve que l’on peut mêler les drames et l’humour, être sérieux et léger à la fois. Non, nous ne sommes pas dans un western trop violent, les plus jeunes peuvent le lire.

J’ai apprécié les dessins, réalistes, sans l’être trop, ainsi que les couleurs, très chaudes, dans des tons jaunes, qui faisaient du bien au moral, en ces temps de grisaille de fin de l’automne.

Le duo composé de Molly, qui possède un caractère explosif (son surnom était La Teigne) et du blondin surnommé Gentil, habillé de vieilles fringues trouées, baratineur qui se prend tout le temps les pieds dans le tapis, fonctionne bien. Au départ, nous ne savons rien de lui et ce sera au fur et à mesure que son portrait apparaîtra.

Si ce premier tome a commencé avec de l’humour et des sourires béats de la part de Gentil, il se terminera à la manière d’un western qui se respecte : avec les flingues, des morts et un duel (terrible, ce duel, entre nous).

Un bon premier album, mélangeant l’humour avec les drames, proposant des personnages attachants, des situations critiques, terribles et se terminera d’une manière inattendue, mais logique. Heureusement que j’avais le tome 2, parce que je ne voulais pas attendre pour connaître la suite.

PS : le cheval de Gentil ressemblait un peu à Petit Tonnerre, le cheval de Yakari…

Critique Tome 02 :
La suite de cette bédé a été dévorée en deux temps, trois mouvements et elle ne manquait pas de rythme, de coups de feu, d’action, de tendresse, de morts et de suspense. Sans oublier une chèvre…

Dehors, il fait froid, la neige tome et Noël approche. Exit les couleurs chaudes du premier tome et place au blanc manteau de neige.

Non, ce n’était pas le petit Jésus, que nos deux tourtereaux ont trouvés, mais en tout cas, il y a une sorte d’Hérode le Grand qui voudrait voir mort ce petit bébé tout choupi, dont la mère a été assassinée.

Nous sommes dans le Sud, du côté des grosses plantations, la Guerre de Sécession a beau être terminée, le racisme, l’esclavage et les injustices n’ont pas pris fin. Les miracles, ça n’existe pas. Et lorsqu’on n’a pas la bonne couleur de peau, comme la mère et l’enfant…

Ce deuxième album va nous montrer une autre facette de nos deux personnages, notamment face à l’enfant. Comme dans le précédent, nous aurons des moments plus drôles, d’autres plus tragiques et de l’action pure et dure, avec des révolvers et des morts.

Le mélange des genres (western, romance, humour, tragédie) fonctionne toujours bien, l’auteur ayant su le distiller à petites doses et le mélanger habilement. Les dessins sont toujours agréables, réalistes, sans pour autant l’être trop.

Les expressions des visages sont bien faites, ils ne sont pas statiques et j’ai apprécié le scénario de ce deuxième tome, différent du premier, tout en faisant parler les flingues aussi.

Le récit ne manquait pas de souffle, il était mené tambour battant et j’ai pu assister à une fête de Noël comme je n’en avais jamais vu… Excellent.

Vivement le tome 3 (il en est prévu 3, pas un de plus), car c’est assurément une bonne série western, qui diffère des autres, notamment grâce à sa romance (qui n’est pas gnangnan ou guimauve).

Joyeux Noël – ¡Feliz Navidad! – Merry Christmas – Feliz Natal – Buon Natale 🎄🦌🎁

Joyeux Noël – ¡Feliz Navidad! – Merry Christmas – Feliz Natal – Buon Natale, ainsi, je vous le souhaite en français, en espagnol, en anglais, en portugais et en italien.

Non, je ne suis pas enchantée de voir les fêtes de Noël arriver et je pense que, vu mon âge, ça ne changera plus. C’est ainsi, pourtant, je n’ai pas à me plaindre, on fête Noël en famille, tout va bien, pas de disputes, des rires, de la bouffe, des cadeaux, le plaisir d’être avec mes parents, ma frangine, ses enfants, nos hommes et d’aller promener le chien ensuite, pour digérer…

Ce qui me gonfle, c’est tout le folklore commercial attaché à Noël, loin de la fête de partage, le gaspillage de bouffe, les animaux que l’on maltraite, pour que nous puissions manger du foie gras (oui, j’aime ça, le foie gras, mais je m’abstiens), les homards ébouillantés, les pulls moches (ouf, on y échappe, chez nous), les téléfilms de Noël (je ne regarde pas), les pubs débiles avec les clichés de Noël (sapin magnifique, neige, tablées remplies,…).

Bref, trop, c’est trop ! Et puis, on ne va pas se leurrer, dans plus de la moitié du monde, rien ne va bien (guerres, famines, génocides, privations de libertés, emprisonnements, restrictions des droits,…). Oui, je sais, je suis joyeuse !

Malgré cela, je vous souhaite tout de même un joyeux Noël, en espérant que tout aille bien pour vous, parce que vous le valez bien !

https://www.facebook.com/reel/2355436604786849

 

 

Christmas pudding – Hercule Poirot 12 🇬🇧 : Isabelle Bottier et Agatha Christie 🇬🇧 🎄❄️

Titre : Christmas pudding – Hercule Poirot 12 🇬🇧

Scénariste : Isabelle Bottier (d’après le roman d’Agatha Christie 🇬🇧)
Dessinateur : Isabelle Bottier 🇫🇷

Édition : Paquet – Agatha Christie (05/11/2025) – 48 pages

Résumé :
Connaissez-vous la recette du Christmas pudding selon Hercule Poirot ? Prenez une belle maison dans la campagne anglaise, installez-y une famille respectable, où se mélangent la jeunesse et la tradition, insérez une mission secrète, un peu d’imprévu et quelques invités, tournez bien l’ensemble, et n’oubliez pas…

Tout le monde doit mettre la main à la pâte, y compris le voleur et l’assassin ! Une nouvelle enquête pour le plus grand des détectives, dans la tradition d’un Noël anglais, mais avec le chauffage central.

Car c’est important, ça, le chauffage central…

Critique :
Non, je n’ai pas envie de goûter au traditionnel Christmas Pudding, mais s’il y a bien une nouvelle d’Hercule Poirot que j’apprécie, c’est celle-là ! Idem avec la version télévisée (avec David Suchet).

L’adaptation en bédé était une étape que j’avais envie de franchir, puisque j’aime cette enquête.

Alors, si la bédé est assez fidèle à la nouvelle, même si elle est trop courte avec ses 48 pages (on a l’impression que la fin arrive trop vite), en ce qui concernait le graphisme, c’était une horreur !

Déjà la tête de Poirot était trop ronde à mon goût et son nez ressemblait à une grosse patate. Non mais allo quoi ? Comme questionnait justement la grande philosophe Nabi-Là. Sérieux, Poirot avec une patate au milieu du visage ? Ça m’a tellement perturbée que j’ai mis du temps à m’en remettre…

Christmas Pudding, c’est l’histoire d’Hercule Poirot qui voulait passer les fêtes tranquillou chez lui et qui a été missionné pour retrouver un rubis qui a été dérobé au prince Farouk. Poirot se voit donc contraint de passer les fêtes chez le colonel et fait la connaissance avec ce dernier, ses proches et ses invités. Bah, ça tombait bien, son chauffage central était en panne.

Une bonne adaptation de la nouvelle d’Agatha Christie, dommage que la bédé fasse si peu de pages, ce qui donne l’impression que tout est précipité à la fin et dommage aussi que la dessinatrice nous ait proposé un aussi horrible Hercule Poirot avec un gros nez (d’autres aussi avaient des gros nez).

Sherlock Holmes – Le Mystère du Dîner de Noël Empoisonné 🇬🇧 : Jose Maria Alarte Duart 🇪🇸 🎄

Titre : Sherlock Holmes – Le Mystère du Dîner de Noël Empoisonné 🇬🇧

Auteur : Jose Maria Alarte Duart 🇪🇸
Édition : Autoédité (08/11/2025) – 133 pages
Édition Originale : Sherlock Holmes – The Mystery of the Poisoned Christmas Dinner
Traduction : /

Résumé :
Douze invités. Treize couverts. Un réveillon de Noël qui se transforma en un banquet mortel… jusqu’à ce que l’ingéniosité de Sherlock Holmes intervienne.

Dans cette histoire unique de mystère culinaire, Holmes et Watson affrontent un assassin qui transforme le dîner de Noël en un théâtre de la mort : poisons invisibles, symboles cachés dans chaque plat et un sablier qui marque le compte à rebours vers la prochaine tragédie.

De la soupe d’huitres au porto final, chaque plat révèle des secrets du passé et met à l’épreuve l’esprit le plus brillant de Londres. Mais cette fois, Holmes ne doit pas seulement résoudre une énigme : il doit protéger les siens et racheter la table de la mort.

Préparez-vous pour une histoire dans laquelle la nourriture est une arme, la prévoyance est l’antidote et l’intelligence est la clé de la survie. Car certains diners nourrissent le corps… et d’autres, la vérité.

Critique :
Moi qui me plaignais que dans « Sherlock Holmes et la Fée de Noël Disparue » (Ben Stevens), les personnages ne dialoguaient pas assez, avec celui-ci, ce fut le contraire : beaucoup trop de blablas !

Dans cet apocryphe, Sherlock Holmes explique tout, mais à l’excès, tandis que Watson est quasi muet, dit peu de phrases. Quant à moi, je me suis emmerdée à lire les explications tarabiscotées d’Holmes, à tel point qu’à un moment donné, j’ai déconnecté mes yeux et mon cerveau et je suis tombée endormie en pleine lecture.

Un bon point pour les insomniaques, ce court roman est un somnifère en puissance…

Habituellement, Holmes donne peu de détails sur ce qu’il fait, les lecteurs suivent avec attention ses faits et gestes et sont comme Watson : dans le brouillard, jusqu’à la fin, où Holmes se fait toujours un plaisir de tout expliquer.

Là, nous ne raterons rien, nous saurons tout, tout, tout, sur le modus operandi de l’assassin qui tue les convives et en fait beaucoup trop. Oui, pourquoi se casser la tête à mettre tout cela en scène, quand il suffisait de faire simple ?

Chaque plat était un message, chaque ustensile un instrument d’observation, et chaque mouvement pouvait déterminer la vie ou la mort.

Moi, en tant que lectrice, je me suis perdue dans les explications de Holmes, dans le jour que nous étions (ou alors, leurs journées faisaient plus que 24 heures), dans le rôle de Madame Hudson, dans le lieu où le futur repas allait avoir lieu, dans ce que l’assassin allait faire, voulait faire… Non, trop, c’est trop.

Et puis, Holmes répétait un peu trop souvent les mêmes choses, comme s’il prenait Watson et les lecteurs (lectrices) pour des demeurés, ou alors, c’est Holmes qui commençait à gâtouiller… Sincèrement, ces répétitions de phrases étaient ad nauseam, à croire que l’auteur a voulu ajouter des phrases pour gonfler son roman… On en était arrivé à un point tel que j’avais envie de conseiller à Holmes de fermer son clapet, que j’avais bien compris (et Watson aussi).

— La partie a commencé, murmura Holmes. Et, Watson, souvenez-vous : à cette table, chaque geste et chaque mot peut être un indice qui nous mène au Chef Fantôme.

— Watson, dit-il à voix basse, je dois maintenant assumer le rôle d’hôte. Chaque geste, chaque mot, chaque mouvement des invités doit être anticipé et contrôlé. La survie dépend de la précision et de la logique.

— Ces couverts, continua-t-il, agissent comme une barrière, comme un rappel que chaque détail doit être observé. La table cesse d’être un théâtre de mort et devient un instrument d’apprentissage et de défense.

La réhabilitation des couverts et des assiettes symbolisait la restauration de la confiance, le triomphe de la raison sur l’obsession, et la capacité à transformer le danger en enseignement.
— Watson, conclut Holmes, la table qui servait autrefois le poison sert maintenant à instruire et protéger. Chaque couvert, chaque assiette, chaque verre est un témoignage de la victoire de la préparation et de la prévoyance sur l’improvisation et l’obsession.

Pire, je n’ai pas vraiment compris les motivations du Chef Fantôme, ni pourquoi il a passé autant de temps à mettre au point un gaz qui agit sélectivement sur les individus qui possèdent certaines caractéristiques, basées sur la génétique et les connexions émotionnelles avec Holmes. Ça lui a pris des années et des années, pour mettre au point son repas mortel, à croire que ce mec n’avait rien d’autre à faire de sa vie. Débile et un peu trop capillotracté, son truc.

— Le poison aérien, poursuivit le Fantôme, a été développé pendant des années. Il ne laisse aucune trace dans la nourriture ni sur les corps. Il agit sélectivement sur des individus possédant certaines caractéristiques, basées sur la génétique et la connexion émotionnelle avec vous, Holmes.

Un pastiche à oublier en vitesse ! Un pastiche qui fut un supplice à lire… Évitons de mélanger Sherlock Holmes avec Top Chef Assassin et les gourmands seront bien gardés.

  • À venir à 10h : Christmas pudding – Hercule Poirot 12 (pour digérer).