La sacrifiée du Vercors : François Médéline 🇫🇷

Titre : La sacrifiée du Vercors 🇫🇷

Auteur : François Médéline 🇫🇷
Édition : 10/18 (04/03/2021) – 198 pages

Résumé :
Le roman noir sur l’épuration

Une robe bleu roi roulée sous des branchages. Plus loin, une jeune femme sauvagement tondue gît sous un arbre.

Dans cette forêt des contreforts du Vercors, Marie Valette a été violée et assassinée. Elle avait 24 ans.

Ce 10 septembre 1944, Georges Duroy, commissaire de police près le délégué général à l’épuration, et Judith Ashton, jeune photographe de guerre américaine, se trouvent sur la scène de crime.

En cette journée caniculaire, tous deux s’interrogent. Qui a pu s’en prendre si violemment à la fille d’une famille de résistants ?

Jeunes héros sortis de l’ombre, coupable idéal et villageois endeuillés s’affrontent dans les cendres encore fumantes de la Libération. Car au sortir de quatre années de guerre, ce sont les silences et les règlements de comptes qui résonnent sur les flancs arides des montagnes.

Avec force et intensité, François Médéline interroge la complexité des hommes et de leurs combats.

Critique :
Dans le Vercors de septembre 1944, on ne voyait personne sauter à l’élastique, mais par contre, on épurait en tondant des femmes, accusées d’avoir collaboré à l’horizontale. Et on réglait aussi ses comptes avec ceux qui avaient collaboré tout court.

En ce temps-là, on se retrouvait avec beaucoup de résistants, dont une grande partie de la 23ᵉ heure, avant d’avoir, plus tard, à la Libération totale, des résistants de la 25ᵉ heure.

C’était une bonne idée de situer ce polar historique dans le Vercors, haut lieu de résistance. L’enquête va se dérouler sur une seule journée, mais quelle journée ! Pour certains, elle fut longue et dure.

Qui a bien pu violer en assassiner la belle Marie Valette, 24 ans, qui était institutrice à Grenoble, fille et sœur de résistant ? Et en plus, on l’a tondue avant de la tuer.  C’est bizarre et terrible aussi, parce que ses parents n’ont plus d’enfants.

Qui a commis cet acte abject ? Pour la populace et les gars du FFI, pas de doute, c’est un macaroni ! Oui, l’être humain a inventé le dictionnaire, l’a rempli de mots, de noms, d’adjectifs et autres, et finalement, les gens utilisent toujours les clichés de la bouffe pour parler des autres, de ceux qui ne sont pas français. Les clichés sont faciles, simplistes, et ils dénigrent si bien les autres.

Les Italiens, ce sont des macaronis ! Et un français, alors, c’est une baguette sous le bras ? Un belge, c’est une frite ? Le racisme n’est pas latent, dans ce roman noir, il explose, il sort de la bouche des gens qui éructent contre le pauvre Simeone, qui a juste le tort d’être italien et d’être passé sur la route, non loin du cadavre de la femme. Le lynchage est au bout de leurs doigts, la corde est prête.

L’enquêteur, le commissaire Georges Duroy, délégué général à l’épuration, qui vient d’arriver à St Martin-en-Vercors pour le transfert d’une baronne collabo, va avoir bien du mal à se faire entendre, dans ce tohu-bohu, où tout le monde a la rage, l’envie de massacrer de l’italien, sans savoir si oui ou non, il est coupable.

Si le roman est court, il n’en est pas moins intense. Les tensions sont exacerbées, la populace a senti que la Bête allemande était par terre, même si la Bête donnera encore des ruades jusqu’au 8 mai 1945 et que du sang coulera encore. Mais ils se sentent plus libres, il faut qu’ils passent leur rage, leur colère et l’étranger est un excellent exutoire.

Dans ce polar historique, le commissaire va faire équipe avec Judith Ashton, jeune photographe américaine, et la preuve du crime sera une vraie preuve, imparable. D’ailleurs, pour le coupable, j’avais déjà des soupçons et j’avais vu juste. Le plus important n’est pas vraiment de savoir qui, mais surtout pourquoi.

Un roman noir sur l’épuration, sur cette période très sombre où tout le monde a réglé ses comptes, chassé les collabos, les Rouges et où il était difficile de rendre une justice équitable, juste. La justice était expéditive et rendue par la population, ce qui est dangereux et très mauvais pour les accusés.

J’ai apprécié aussi que la même scène soit racontée par des personnages différents, afin de nous donner plusieurs points de vue, puisque l’on se trouvait dans la tête du personnage. Et puis, au moins, Judith, la jeune reporter, ne comptait pas pour des prunes, dans ce récit. Elle avait du caractère, parfois plus que le commissaire Duroy.

Un roman noir historique, qui, tout en étant fictif, se trouvait dans un cadre historique tout à fait réel et ce récit a parfaitement restitué l’atmosphère électrique de l’époque. Dommage que c’était aussi court. Avec plus de pages, l’auteur aurait pu rendre cette réalité encore plus forte et aller dans les détails. Oui, je pinaille un peu…

Dry Bones – Walt Longmire 11 : Craig Johnson 🇺🇸

Titre : Dry Bones – Walt Longmire 11 🇺🇸

Auteur : Craig Johnson 🇺🇸
Édition : Gallmeister – Americana (2019) / Points Policier (2021) – 374 pages
Édition Originale : Dry Bones (2015)
Traduction : Sophie Aslanides

Résumé :
La découverte d’un énorme T-Rex parfaitement conservé est une excellente surprise pour le comté d’Absaroka. En revanche, la découverte du corps du rancher cheyenne Danny Lone Elk, propriétaire des terres où gît le dinosaure, est une sacrée mauvaise nouvelle pour le shérif du comté, Walt Longmire.

D’autant que les ossements du monstre préféré de Hollywood sont estimés à des millions de dollars, ce qui crée bien des complications juridiques.

Lorsque le FBI s’en mêle, Walt a peu de temps pour découvrir à qui profite la mort de Danny. Il fait donc appel à ses fidèles amis, le vieux shérif Lucian Connally et l’infatigable Indien Henry Standing Bear, et se lance dans une poursuite particulièrement périlleuse.

Critique :
Un meurtre a eu lieu, il y a des millions d’années, et on vient de retrouver le squelette de la victime : un T-Rex femelle, le plus grand jamais trouvé !

Les bagarres commencent pour savoir à qui il appartient, vu que le proprio des terres sur lequel on a trouvé le fossile, avait passé un accord avec le directeur du musée du coin.

Problème en plus :  Danny Lone Elk, le propriétaire des terres où se trouve le T-Rex, vient d’être retrouvé mort.

J’étais heureuse d’être revenue le comté d’Absaroka et d’y retrouver les personnages habituels qui gravitent autour du shérif Walt Longmire. J’avais été un peu frustrée, dans le tome 10, qu’une grande partie soient aux abonnés absents.

On ne lit pas une enquête du shérif Walt Longmire pour le côté trépident de ses enquêtes. Pas ou peu de rebondissements, l’enquête avance à son rythme, des petites choses de la vie courante viennent s’y greffer, comme l’arrivée du procureur suppléant qui fera chier tout le monde, des agents du FBI, dont un que l’on connait et deux végans. Si vous êtes à la recherche d’un truc rythmé, oubliez cet auteur.

Moi, le rythme me plait bien, j’adore les personnages, ayant l’impression de retrouver des vieux amis, des connaissances avec qui l’on prend plaisir à partager un moment.

Mes bémols seront pour le fait que le T-Rex ne sera que peu important dans l’histoire, même si sa grosse tête sera un problème et surtout pour le fait que l’auteur a tué un personnage, certes, secondaire (puisqu’il vit à Philadelphie), mais dont la mort aura un impact énorme sur des personnages principaux.

Enfin, pas trop sur Walt, parce qu’il va continuer d’enquêter, sans vraiment donner l’impression que cet assassinat lui fasse mal au bide. Je n’ai pas compris pourquoi l’auteur a ajouté cet événement, ou alors, il a envie d’envoyer Walt et les autres en expédition punitive, dans un prochain roman.

Une fois encore, l’auteur va mettre à profit la richesse du Wyoming, sa nature, ses montagnes, ses conditions météorologiques, ses mines, ses Natifs, les chevaux, et notre shérif va crapahuter sur terre et sous terre.

Une bonne enquête, dommage que le T-Rex soit passé un peu à l’as, j’aurais préféré qu’il soit plus présent dans l’histoire, vu qu’il est sur la couverture et qu’il donne le titre du roman.

 

La mort n’oublie personne : Didier Daeninckx 🇫🇷

Titre : La mort n’oublie personne 🇫🇷

Auteur : Didier Daeninckx 🇫🇷
Édition : Folio Policier (1989) – 189 pages

Résumé :
8 mars 1963. Le jeune Lucien Ricouart, isolé dans une pension pour apprentis, s’acharnant à domestiquer sa solitude, est retrouvé mort noyé dans un bassin après que ses camarades l’ont traité de « fils d’assassin ».

Un professeur efface dans la boue, sous la pluie, son dernier message et son cri de révolte qui affirment au contraire et jusque dans la mort : « Mon père n’est pas un assassin ».

Vingt-cinq ans plus tard, un jeune historien enquête sur la vie de ce père. Sur cet homme au passé d’ouvrier dans le Nord de la France. Sur son parcours de résistant. Sur ce qu’il est advenu après-guerre qui autorise des gamins à pousser l’un des leurs au désespoir.

Critique :
Alors que la rentrée littéraire de janvier 2026 fait rage, j’ai décidé de sortir une relique de ma biblio et je dois avouer que j’ai été bien inspirée.

Ce roman noir va nous emporter dans le pays Noir, justement, dans le ch’nord. C’étaient les Corons, la terre, c’était le charbon et les hommes, des travailleurs d’usines. Désolée…

Un jeune de 15 ans qui décède accidentellement, c’est déjà terrible, mais s’il se suicide, alors, c’est encore bien pire. Tout cela à cause de certains de ses camarades qui l’ont traité de fils d’assassin. Désespérant.

Après, nous allons faire un bond dans le temps et passer de 1963 à 1988. Un homme va venir interroger  Jean Ricouart, le père de ce fils décédé et lui demander de raconter ses années durant la Seconde Guerre mondiale. Nouveau saut dans le temps, pour mon plus grand plaisir.

Ce roman noir mélange plusieurs genres, dont l’enquête journalistique et quelques pages sombres de l’Histoire, avec l’occupation par les allemands, la résistance, les assassinats, les privations, la peur dans le bide, les vengeances, les opportunités et les règlements de compte envers ceux qui dénoncent.

Oui, mais, étaient-ils tous coupables ? L’Homme peut-il s’ériger en juge et décider, seul, de qui doit mourir ou pas ? L’oublie est-il nécessaire pour repartir du bon pied ou alors, faut-il des peines pour se sentir en paix ?

Jean Ricouart n’était pas un grand résistant, mais il a essayé de faire ce qu’il pouvait, il a suivi les ordres, s’est retrouvé embrigadé dans des trucs qui l’ont dépassé et un jour, il va le payer : arrestation et déportation.

Non, la vie de Jean ne fut pas un long fleuve tranquille, il va nous la raconter et c’était très intéressant. Déjà que j’ai dévoré ce petit noir à la vitesse de l’éclair, mais les passages concernant les années 44 le furent encore plus. Mais pourquoi ai-je laissé traîner ce roman noir aussi longtemps, moi ?

Sous couvert d’une enquête par Marc, qui voudrait savoir ce qu’il s’est passé et pourquoi on a traité le jeune Lucien de fils d’assassin, l’auteur va nous parler d’une période trouble, très trouble, même, où les règles n’existaient plus, où l’on pouvait se faire dénoncer par son voisin et où certains en ont profité pour régler leurs comptes avec d’autres, sous couvert de cette drôle de guerre.

La partie où Jean sera déporté sera encore plus sombre, celle concernant le procès encore plus, mais la déflagration viendra ensuite, lorsque Marc additionnera les faits, les preuves et où nous nous rendrons compte que tout ne concernait pas l’occupation et les faits de résistance, de sabotage, de vols.

Au moins, maintenant, Jean sait ce qu’il s’est passé, mais l’oubli n’aurait-il pas été mieux pour lui et son épouse ? Savoir peut faire plus de mal que de bien et c’est le cas de cette affaire, tout en étant un bien aussi, puisqu’à présent, il sait. Mais les conséquences seront dévastatrices.

Un roman noir qui ne manquait pas de profondeur, où les personnages étaient réalistes, d’une grande justesse et où le scénario, tout en mettant les pieds dans la boue, en explorant les placards sordides de l’Histoire, va nous offrir un récit tragique et émouvant.

Un roman noir à déguster, court, bref et intense. Avec un goût amer qui restera longtemps dans la bouche.

Le mystère Dyatlov : Anna Matveeva 🇷🇺 [LC avec Bianca]

Titre : Le mystère Dyatlov 🇷🇺

Auteur : Anna Matveeva 🇷🇺
Édition : Presses de la Cité (2015) – 315 pages
Édition Originale : Pereval Dyatlova (2000)
Traduction : Véronique Patte

Résumé :
A la manière de De Sang-froid, de Truman Capote, un « roman-réalité » sur un fait divers jamais élucidé. Russie, février 1959. Ils s’appellent Igor, Aleksandr, Roustem, Zina, Lioussia, Iouri, Gueorgui et Nikolaï. Ils sont jeunes, enthousiastes, idéalistes.

Ils veulent célébrer le XXIe congrès du Parti communiste en accomplissant un exploit sportif. Mais de leur expédition dans l’Oural, ils ne reviendront jamais.

Des années plus tard, Ania décide de mener l’enquête. Que leur est-il arrivé ? Pourquoi les a-t-on retrouvés morts, leurs cadavres marqués d’atroces blessures, loin de leur campement ? Pourquoi l’affaire a-t-elle été classée ?

Un document précieux sur la vie des jeunes Soviétiques en pleine période de dégel, mais avant tout une histoire incroyable qui se lit comme un thriller et qui, à mesure que progressent les investigations de la narratrice, devient de plus en plus terrifiante.

Critique :
♫ C’est une tente déchirée, adossée à la colline, On y vient à pied, on ne frappe pas, Ceux qui vivaient là, ont perdu la vie. Igor et Aleksandr, Roustem, Zina, Lioussia, Iouri, Guéorgui et Nikolaï, attendez-moi ♪

Cela faisait 10 ans que ce roman traînait dans mes étagères… Oui, j’ai un énorme retard ! Ce fait divers tragique, je le connaissais, ayant lu un roman graphique qui traitait de ce mystère, au sujet de la disparition de neuf randonneurs aguerris, dans une montagne de l’Oural, fin janvier 1959 (Le Mystère du col Dyatlov de Cédric Mayen et Jandro Gonzalez).

Les mystères irrésolus sont toujours plus attirants que ceux dont on connaît toutes les réponses. Ce roman documentaire était donc idéal pour me remettre en mémoire ce drame et lire d’autres hypothèses.

Eh bien, cette lecture fut un calvaire ! J’avais l’impression de patauger dans de la neige épaisse et de ne pas avancer. La faute à quoi, à qui ?

Tout d’abord au personnage principal : Ania, qui va mener l’enquête en lisant les comptes-rendus et les journaux de bord de cette rando, tout en nous faisant vivre son quotidien, dont je me serais bien passé.

D’habitude, Ania écrit des romans d’amour, mais voilà, elle a été embrigadée dans cette histoire de manière totalement fortuite. Je veux bien que dans la vie, il y a des coïncidences étonnantes, mais là, c’était le pompon et je n’ai pas vraiment compris (ni aimé) la manière dont l’autrice a amené son sujet.

Qu’Ania aperçoive les fantômes des randonneurs sur son palier, alors qu’elle ne sait rien de l’histoire, qu’on ne l’a pas encore contactée, ni rien du tout, c’était un peu fort de café. Après avoir lu ce fait divers, j’aurais compris, il m’arrive aussi de rêver de mes lectures. Mais avant ? Non.

Les coïncidences n’étaient pas crédibles du tout et le côté paranormal un peu trop poussé, que ce soit au début de l’affaire et sur la fin.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, lorsque j’écris un texte sur mon PC, je n’ai pas la chance de trouver, après une absence de quelques minutes, tout le texte tapé par le Saint-Esprit. Ania, si ! Son PC a écrit, tout seul, une hypothèse plausible pour ce mystère non résolu. Ou alors, le fantôme d’un des décédés. Paranormal, quand tu nous tiens… Faut pas pousser non plus.

Pour revenir au personnage d’Ania, elle était sans saveur, fade, sans relief, sans concistance et elle m’a bassinée avec ses petites histoires, dont sa séparation avec Vadik, son ex, qui l’a plantée pour une autre femme et qui, deux ans après, revient la queue entre les jambes, parce que l’autre l’a planté. Et Ania lui ouvre la porte ! Imbécile.

En fait, le seul personnage qui a trouvé grâce à mes yeux, dans ce récit, c’est Shumi, le chat d’Ania. Pour le reste, toutes ces petites digressions sur sa vie quotidienne, on aurait pu s’en passer. Elles n’apportent rien au récit, à l’enquête, si ce n’est des soupirs, de l’ennui et des yeux levés au ciel.

Ce qui était le plus intéressant, dans ce roman, c’étaient les documents d’époque : rapports divers, témoignages des amis, de la famille des victimes, les journaux des randonneurs et les comptes-rendus des sauveteurs.

Grâce à eux, on entre, par la petite porte, dans l’URSS, celle d’après la déstalinisation, mais qui restait, malgré tout, encore engluée dans son passé, son administration, ses secrets d’État, ses camarades qui voulaient encore faire croire que tout allait bien et que la Russie était toujours grande, belle, et le faire croire au monde. Le déni est une maladie qui touche bien des êtres humains, de tout temps, en tous lieux.

En fait, si le fond historique était très intéressant, ainsi que les documents de l’époque, avec tous les détails, le bât blessait dans la forme, et la manière qu’a eu l’autrice, de mettre en scène son personnage d’Ania et la manière dont cette histoire est arrivée chez elle. Pas crédible du tout, trop romanesque, trop dans le rayon du paranormal.

De plus, il manquait aussi un fil rouge, afin de pouvoir suivre toute l’enquête, ainsi qu’une présentation plus fluide, parce que si les documents étaient intéressants à découvrir, sans ce fil rouge, on avait juste l’impression de lire les documents par-dessus l’épaule d’Ania. Et à la fin, cela devenait lourd à lire. Monotone, à certains moments.

Finalement, malgré tous les documents qu’Ania a eus en main, elle nous a pondu une hypothèse un peu abracadabrante, là où Sveta, celle qui l’a chargé d’écrire que le sujet, donnera une hypothèse plus crédible.

Le dernier mot sera pour l’homme invisible, le fantôme qui a pris possession du PC d’Ania et qui donnera une hypothèse qui semble plus probable que toutes les autres.

Anybref, je pensais avoir fait une bonne affaire en sortant ce roman de ma PAL et ma foi, c’est en l’ajoutant à ma PAL que j’ai une mauvaise affaire…

Décidément, ce mois de janvier n’est pas super génial en ce qui concerne mes LC avec ma copinaute Bianca. Elle aussi a trouvé que le personnage d’Ania était à étrangler, que ses petites histoires n’apportaient rien, mais a trouvé très intéressant la lecture des documents sur cette affaire dont elle ne savait rien.

Sans soleil – 01 – Disco Inferno : Jean-Christophe Grangé 🇫🇷

Titre : Sans soleil – 01 – Disco Inferno 🇫🇷

Auteur : Jean-Christophe Grangé 🇫🇷
Édition :Albin Michel (15/01/2025) – 432 pages

Résumé :
Années 1980 : sur les dancefloors parisiens, c’est la mort qui mène la danse. Embarquez avec Jean-Christophe Grangé pour une quête hallucinée sur les traces du mal…

Mon premier est un médecin, mon deuxième un flic, mon troisième une lycéenne, mon tout un assassin qui aime dépecer ses victimes à la machette. Vous ne voyez pas ? Commencez par danser, et nous verrons où l’enquête vous mènera. En cet été 1982, moins il y aura de soleil, plus il y aura de sang…

Critique :
♫ Disco inferno, (Burn, baby, burn) burn that mother down, (Burn, baby, burn) disco inferno, yeah, (Burn, baby, burn) burn that mother down (burnin’!) ♪ (1)

Les années 80, qui furent aussi celle du disco (on aime ou on n’aime pas ce genre musical), furent aussi celles de la sortie du placard des homosexuels.

Tonton a fait supprimer des vieilles lois qui les condamnaient et ils peuvent enfin afficher leur sexualité, vivre, s’éclater, danser, baiser et jouir tant et plus. Bon, il faut savoir que tout le monde ne s’éclate pas, que tout le monde n’est pas dans la fierté. On a beau avoir ouvert la porte du placard, certains rasent encore et toujours les murs, de peur que leur famille ne les renie ou tout simplement par honte.

Les années 80, c’est aussi l’arrivée d’une maladie qui bousille votre système immunitaire et qui semble ne toucher que la communauté gay. On l’appelle d’ailleurs le cancer gay. Comme si ça ne suffisait pas, un tueur s’en prend à des homosexuels, dont certains n’en avaient plus que pour quelque temps à vivre, déjà touché par ce qu’on n’appelle pas encore le SIDA.

On est plus dans un polar que dans un thriller survitaminé. Pour une fois, l’auteur est resté sobre dans le rythme de son roman, prenant le temps de poser les bases, les personnages, de nous dresser leurs portraits, notamment avec le docteur Daniel Ségur, qui soigne la communauté gay.

Avec l’inspecteur Patrick Swift, nous mènerons l’enquête et je suis contente d’avoir échappé au cliché du flic alcoolique, parce que vu comment l’auteur l’a chargé, il aurait pu facilement virer pilier de comptoir.

Par contre, pour le respect des procédures, on repassera, notre inspecteur ne les respectant pas du tout, emmenant même des civils avec lui, pour discuter avec des témoins, des potentiels suspects.

Lors de son enquête, notre flic va entrer dans des boîtes exclusivement pour les gays et le côté voyeurisme ne nous sera pas épargné. Ce que le policier verra, nous le verrons aussi et c’était le côté trash de la vie sexuelle frénétique, exaltée et débridée des homosexuels. Cela ajoute du réalisme à la scène, mais je m’en serai bien passée.

Vous qui entrez dans ce polar, n’oubliez pas que vous allez mettre les pieds dans du sordide : les scènes de crime feront gerber des flics aguerris, la sexualité de certains vous fera grimacer (avec ceux qui aiment qu’on leur pisse dessus et je vous donne le truc le moins trash) et le vocabulaire des années 80 fera hurler les biens pensants.

Hé oui, nous parlions ainsi dans les années 80, et l’auteur utilisera ces horribles mots, sinon, ça n’aurait pas fait vrai. Il y avait aussi les ratonnades et les skins. Bref, la vie nocturne de Paris n’était pas calme et vous allez réviser vos années 80 avec ce premier roman qui possède une fin, mais dont nous savons bien qu’une porte est ouverte, puisqu’il y a un second volume.

J’ai pris plaisir à lire un roman de Grangé, qui avait fait mes belles heures de lectures, avec ses premiers romans et qui m’avait perdue ensuite, tant ses thrillers partaient dans tous les sens et étaient trop survitaminés, à la frontière de l’impossible ou de l’irréalisable (du côté des criminels, des enquêteurs, des scènes de crime).

Au moins, dans celui-ci, il ne fait pas trop dans la surenchère et reste sobre (tout étant relatif) dans son récit. Pas de doute, je lirai la suite.

(1) Disco Inferno – The Trammps

Nevada – Tomes 01 à 03 🇺🇸 🇲🇽 : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Colin Wilson

Titre : Nevada – 01 – L’étoile solitaire / 02 – Route 99 / 03 – Blue Canyon 🇺🇸 🇲🇽

Scénaristes : Fred Duval et Jean-Pierre Pécau 🇫🇷
Dessinateur : Colin Wilson 🇳🇿

Éditions : Delcourt Néopolis (2019/2020/2021)

Résumé :
La ruée vers l’Ouest n’est pas qu’un souvenir que l’on peut maintenant voir sur grand écran par l’industrie naissante d’Hollywood.

Nevada Marquez oscille entre les deux mondes, chargé par Hollywood des missions les plus improbables à la frontière américano-mexicaine.

L’enquêteur est chargé de retrouver un acteur disparu lors d’une virée à Tijuana… Une surprise l’attend au bout de la piste.

Critique Tome 01 – L’étoile solitaire :
C’est en septembre 2021 que j’avais lu ce premier tome et puis, je n’avais pas poursuivi l’affaire, ayant un peu été déçue par cette bédé qui mélangeait le polar et le western.

Ayant eu l’occasion de les emprunter, j’ai relu le premier tome et mon opinion a un peu changé (comme quoi, tout est possible).

Cette série ressemble à un western, mais c’est un western moderne où le personnage principal, Nevada Marquez, chevauche une Harley-Davidson et ne reconnaît plus personne ♫…

Nous sommes presqu’à la fin des années 1920 et les westerns muets se jouent au cinéma. Nevada travaille pour Louise Hathaway, une connaissance à lui, qui produit des films hoolywoodiens. Des westerns dans des décors grandeur nature.

Sans le son, c’était plus facile de tourner dans les décors naturels (depuis que j’ai lu Le Western – Quand la légende devient réalité, j’en sais un peu plus sur le sujet).

La mission de Nevada ? Récupérer les acteurs de Hollywood qui fuguent durant un tournage, qui sont allé se cuiter, qui ne sont pas encore revenu du bordel…

Lorsqu’il faut aller chercher un acteur au Mexique, l’histoire prend un tournant de chasseur de primes cavalant derrière un outlaw, sur la tête duquel une prime importante a été mise.

Les dessins des décors sont magnifiques. Par contre, les détails de la figure de Nevada restent peu détaillés, assez bruts. Sans doute un parti pris du dessinateur, mais il ne m’a guère enthousiasmée.

Le personnage de Nevada reste assez mystérieux, dans ce premier tome, on ne sait rien de son passé et il est difficile de s’attacher à lui. C’est un homme qui n’hésite pas à utiliser les armes, à aller dans l’illégalité. C’est un héros un peu cassé, qui a roulé sa bosse.

Le personnage de Mac Nabb, surnommé l’étoile solitaire (il joue le rôle d’un shérif, au cinéma) est à vomir : un type imbu de sa petite personne, qui ne pense qu’à lui, qui se prend pour quelqu’un d’important et qui n’a pas compris que sauter la fille d’un magnat de la drogue était une chose à ne pas faire. L’imbécile a proposé un duel à son daron, puisqu’il ne veut pas épouser la fille, après l’avoir culbutée (elle était consentante).

Pour le scénario, il est conventionnel. Trop sans doute, et il lui manque ce grain de folie. Ce petit truc de scénariste capable de changer un plat classique en un mets exquis dont on se lèche les doigts.

Non pas que cet album soit mauvais, pas du tout, il est correct. Mais voilà, rien de plus.

Un album parfait pour passer une soirée détente, sous le signe de l’action et de l’aventure. Rien de plus, mais bon, c’est déjà pas si mal, non ?

Critique Tome 02 – Route 99 :
Le deuxième album avait un peu plus de peps’ et jusqu’à présent, c’est mon préféré.

Le début se déroule dans les rues de San Francisco et Nevada accompli une bonne action. Hélas, elle ne sera pas récompensée ensuite.

Dès que Nevada sortira de chez Wong, dans le Chinatown de San Fransisco, avec son kilo d’héroïne qu’il doit livrer à Beverly Hills, il tombera sur François Cheng ,un drôle de coco et mafieux chinois.

Ce deuxième album va nous faire rouler à toute berzingue sur la route 99 qui relie San Francisco à Los Angeles, avec les mafiosis à nos guêtres.

Une fois de plus, les dessins des décors, des chevaux, sont bien faits, mais le visage de Nevada est toujours un peu brouillon.

Autre truc à signaler, et qui m’énerve prodigieusement, c’est que l’image de la couverture ne correspond pas à une de l’album, puisque Nevada n’enfourchera pas un cheval. Lorsque l’avion le coursera, notre héros sera sur sa Harley Davidson.

Sans doute que pour la couverture, ça faisait mieux un homme chevauchant un cheval qu’un moto.

Évidemment, il ne faut pas chercher de la profondeur dans cet album non plus. Il est la somme d’une succession de scènes d’actions, avec le mafiosi au cul, les agents du FBI en embuscade, une jolie femme dans un resto route (et j’avais trouvé son identité), des gun’s et des fusillades en veux-tu, en voilà.

On apprend que Nevada a un type dans le colimateur, qu’il connait Louise Hathaway, sa patronne, depuis des années, qu’il a croisé la route de Jack London, mais pour le moment, c’est toujours obscur.

Bon, si on n’est pas trop regardant, ce deuxième album est dynamique, a de l’action, du pep’s, mais pas de profondeur. On pourrait mieux faire, sans aucun doute, mais le récit est efficace et ça passe, si on n’est pas trop exigeant.

Critique Tome 03 – Blue Canyon :
Alors que l’on tourne une scène dans un saloon, l’acteur s’écroule et il doit être évacué. Crise cardiaque…

Louise Hathaway n’a pas le choix, elle doit faire appel à John Mac Nabb, surnommé « L’étoile du désert » (l’enfoiré imbu de sa personne que l’on croise dans le premier tome), pour continuer le film.

Il n’a pas changé d’un iota, il est toujours aussi arrogant, imbuvable, méprisant et il se permet d’imposer ses volontés à Louise, dont une totalement dingue : rejoindre le lieu du tournage (qui se trouve en plein désert), à cheval, en compagnie de Nevada Marquez seulement, pour, s’imprégner au mieux de son personnage. Tu parles !

Trois jours à cheval, on pourrait penser que ce sera une promenade de santé, mais il n’en sera rien et en voyant les moyens déployés par certains pour récupérer leur fric, l’imbécilité de John Mac Nabb, qui croit tout savoir et la folie qui prendra un membre du plateau de tournage, je me suis posé des questions.

Notamment une : le scénariste manquait-il d’idées de génie pour s’être contenté de nous mettre en image un tel scénario juste bon pour les westerns potagers (les navets).

Cet album est un pur concentré d’action, de coups de feu, d’embuscades, de folie avec des armes, comme si nous étions vraiment à l’époque du far-west. J’ai trouvé ça un peu léger, le récit manquant de profondeur.

Bon, ça a donné l’occasion au dessinateur de nous offrir des décors naturels magnifiques, mais une fois de plus, pour les visages, ce n’est pas ça.

Du côté de l’histoire, ça commence à sentir mauvais pour les films muets, le parlant arrive et l’imbu de sa personne se demande comment il va faire, s’il arrivera à passer le cap et à jouer dans des films parlants.

L’avantage, c’est que l’on en apprend un peu plus sur Nevada et sa patronne, Louise. Le bémol, c’est que le scénario part un peu trop en fusillade et dans tous les sens.

Un western à lire pour passer le temps, pour chevaucher des broncos des Natives, dormir à la belle étoile et mener l’enquête.

Meurtre aux poissons rouges – Commissaire Montalbano 21 : Andrea Camilleri et Carlo Lucarelli 🇮🇹

Titre : Meurtre aux poissons rouges – Commissaire Montalbano 21 🇮🇹

Auteurs : Andrea Camilleri et Carlo Lucarelli 🇮🇹
Édition : Pocket Policier (2013) – 160 pages
Édition Originale : Acqua in bocca (2010)
Traduction : Serge Quadruppani

Résumé :
Le corps d’un homme gît dans sa cuisine, un sac plastique sur la tête, des petits poissons rouges à ses côtés. La scène se passe à Bologne. Aussitôt, l’enquêtrice Grazia Negro est dépêchée sur les lieux.

En découvrant que la victime est originaire de Vigatà, elle contacte, dans le plus grand secret, son confrère sicilien Salvo Montalbano. Ce dernier accepte de l’aider mais tous deux doivent se montrer discrets. Rien ne doit filtrer.

Par un savant jeu de ping-pong, les deux enquêteurs se tiennent informés de leurs avancées respectives par courrier, y joignant pièces à conviction, rapports de police, articles de presse, photos, le tout reproduit dans l’ouvrage. Progressivement, les pièces du puzzle se mettent en place…

Critique :
C’est une enquête de Montalbano qui ne ressemble à aucune autre, puisque les 3/4 se feront par correspondance avec l’enquêtrice Grazia Negro, de la police de Bologne, qu’il y aura peu de dialogues et que l’équipe de Montalbano sera mise sur le côté.

Bon, Catarella se perdra en Calabre, en voulant aller à Bologne, mais nous n’aurons pas droit à plus de présence de ses inspecteurs.

Ce roman a été écrit à quatre mains, de manière épistolaire aussi, les deux auteurs n’ayant pas le temps de s’enfermer dans la même pièce pour bosser ensemble.

Ce roman est donc la compilation des lettres que se sont envoyé Montalbano et Grazia, ainsi que des documents qu’ils se sont transmis, pour cette enquête (photos, articles de presse, rapports de police et lettres manuscrites).

C’est inhabituel, mais je dois dire que ce n’était pas dénué d’humour. Les deux auteurs se sont amusés et on le ressentait bien dans les échanges entre notre commissaire et la jeune inspectrice qui se trouvait face à une scène de crime peu banale, avec les poissons rouges.

Si le ton est drôle et si la manière de mener l’enquête est peu banale, malheureusement, ce polar souffrait d’une intrigue et d’un dénouement qui manquaient d’intérêt, de peps, de réalisme (et de bons petits plats !) et cette enquête ne restera pas marquée dans les annales tant elle manquait tout de même de développement.

Le meurtre était intriguant, mais lorsque tout fut expliqué, assez vite, le tout était bancal. De plus, vu le peu de pages et le fait que c’était un polar écrit à quatre mains, on n’a pas eu droit à tout ce qui fait aussi le sel d’une enquête du commissaire Montalbano (son équipe, ses bouffes dans les resto, ses réflexions personnelles sur tout ce qui l’entoure).

Bref, le plat n’était pas mauvais, mais il manquait d’assaisonnement dans le principal. La sauce prend, au départ, mais ensuite, sur la fin de cuisson, elle colle et fait des grumeaux.

C’est un polar qui se lit très vite, qui se lit avec un sourire aux lèvres, durant la première partie, mais le bât blesse sur le final et la résolution de cette enquête.

Exceptionnellement, je n’ai pas suivi l’ordre de la série et j’ai sauté au tome 21, parce qu’il faisait moins de 200 pages et qu’il était parfait pour le challenge des Gravillons de l’Hiver.

Weekly (Blacksad Stories) 🇺🇸 : Juan Diaz Canales et Giovanni Rigano

Titre : Weekly (Blacksad Stories) 🇺🇸

Scénariste : Juan Diaz Canales 🇪🇸
Dessinateur : Giovanni Rigano 🇮🇹

Édition : Dargaud (31/10/2025) – 64 pages

Résumé :
Dustin, une fouine, vit à New-York avec sa grand-mère d’origine russe, Chana, dans un minuscule appartement et vivote en acceptant des petits boulots au plus grand désespoir de Chana.

Fidèle croyante, elle décide d’aller voir la pasteure Lubansky, une brebis qui mène une croisade contre le mal incarné à ses yeux, par les publications destinées aux jeunes lecteurs : les comics…

Le mari de la pasteure embauche Dustin dans un commerce « respectable » : une maison funéraire ! Résigné, Dustin décroche pourtant un autre job chez Proper Comics, dirigé par Venables, l’ennemi juré des Escadrons de la Vertu de la pasteure Lubansky. Malgré la menace de censure, Venables lui confie la réalisation d’un roman photo.

De son côté Dustin comprend peu à peu que le commerce de M. Lubansky, surveillé par les services secrets, cache bien des secrets.

Critique :
Dustin la fouine… Inconnu au bataillon ? Pas vraiment, mais nous le connaissons mieux sous le surnom de Weekly et toutes celles et ceux qui ont lu la saga Blacksad, savent d’où il tient ce surnom…

On garde le même scénariste, mais on a changé de dessinateur, cependant ce n’est pas grave, parce que ses graphismes sont excellents aussi.

Dustin Kalinowszczyzna est ado, il vit chez sa grand-mère, bigote au possible, qui voit dans les comics violents que Dustin lit, le signe de la perversion de la jeunesse. Sa mamy n’est pas la seule à le penser et voilà qu’une chasse aux sorcières va avoir lieu.

Dustin a déjà un appareil photo, il tire le diable par la queue, est rebelle, voudrait travailler, gagner sa vie, mais ce n’est pas en faisant des petits emplois qu’il va y arriver, lui qui ne rêve que de travailler dans la presse. Notre ado est déjà en guerre avec l’hygiène et son odeur corporelle a tout du fennec mort.

C’est une excellente idée que le scénariste a eue de faire un spin-off sur ce personnage emblématique de la série mère. Découvrir Dustin, à l’époque où il n’est pas encore Weekly, le suivre dans ses galères, dans ses petits boulots, le voir enquêter, remonter des pistes et devenir celui qu’il sera plus tard, était un régal.

Dans cette bédé, il n’y a pas que la chasse aux comics violents, remplis de goules, vampires ou autres zombies… Le scénariste n’est pas n’importe qui, et il va y ajouter d’autres ingrédients intéressants, afin que cet album ne soit pas insipide et léger.

L’histoire se déroule à New-York, dans les années 50 et les tons de l’album sont vintage, rétros, old school, avec peu de technologies. De quoi me ravir encore plus, notamment grâce à ce petit côté roman noir (comme la série mère).

J’espère qu’il y aura d’autres albums mettant en scène Dustin la Fouine, afin de le voir devenir vraiment Weekly, car c’est un personnage qui ne manque pas de piquant, de répartie et qu’il évolue dans le milieu populaire, dans ce New-York des immigrés, des petites gens, des travailleurs qui se lèvent tôt, de l’Amérique d’en bas.

Un spin-off réussi ! N’oubliez pas votre eau bénite avant de le lire, parce que sinon, la pasteure risque de vous regarder de travers !