Titre : La sacrifiée du Vercors 🇫🇷
Auteur : François Médéline 🇫🇷
Édition : 10/18 (04/03/2021) – 198 pages
Résumé :
Le roman noir sur l’épuration
Une robe bleu roi roulée sous des branchages. Plus loin, une jeune femme sauvagement tondue gît sous un arbre.
Dans cette forêt des contreforts du Vercors, Marie Valette a été violée et assassinée. Elle avait 24 ans.
Ce 10 septembre 1944, Georges Duroy, commissaire de police près le délégué général à l’épuration, et Judith Ashton, jeune photographe de guerre américaine, se trouvent sur la scène de crime.
En cette journée caniculaire, tous deux s’interrogent. Qui a pu s’en prendre si violemment à la fille d’une famille de résistants ?
Jeunes héros sortis de l’ombre, coupable idéal et villageois endeuillés s’affrontent dans les cendres encore fumantes de la Libération. Car au sortir de quatre années de guerre, ce sont les silences et les règlements de comptes qui résonnent sur les flancs arides des montagnes.
Avec force et intensité, François Médéline interroge la complexité des hommes et de leurs combats.
Critique :
Dans le Vercors de septembre 1944, on ne voyait personne sauter à l’élastique, mais par contre, on épurait en tondant des femmes, accusées d’avoir collaboré à l’horizontale. Et on réglait aussi ses comptes avec ceux qui avaient collaboré tout court.
En ce temps-là, on se retrouvait avec beaucoup de résistants, dont une grande partie de la 23ᵉ heure, avant d’avoir, plus tard, à la Libération totale, des résistants de la 25ᵉ heure.
C’était une bonne idée de situer ce polar historique dans le Vercors, haut lieu de résistance. L’enquête va se dérouler sur une seule journée, mais quelle journée ! Pour certains, elle fut longue et dure.
Qui a bien pu violer en assassiner la belle Marie Valette, 24 ans, qui était institutrice à Grenoble, fille et sœur de résistant ? Et en plus, on l’a tondue avant de la tuer. C’est bizarre et terrible aussi, parce que ses parents n’ont plus d’enfants.
Qui a commis cet acte abject ? Pour la populace et les gars du FFI, pas de doute, c’est un macaroni ! Oui, l’être humain a inventé le dictionnaire, l’a rempli de mots, de noms, d’adjectifs et autres, et finalement, les gens utilisent toujours les clichés de la bouffe pour parler des autres, de ceux qui ne sont pas français. Les clichés sont faciles, simplistes, et ils dénigrent si bien les autres.
Les Italiens, ce sont des macaronis ! Et un français, alors, c’est une baguette sous le bras ? Un belge, c’est une frite ? Le racisme n’est pas latent, dans ce roman noir, il explose, il sort de la bouche des gens qui éructent contre le pauvre Simeone, qui a juste le tort d’être italien et d’être passé sur la route, non loin du cadavre de la femme. Le lynchage est au bout de leurs doigts, la corde est prête.
L’enquêteur, le commissaire Georges Duroy, délégué général à l’épuration, qui vient d’arriver à St Martin-en-Vercors pour le transfert d’une baronne collabo, va avoir bien du mal à se faire entendre, dans ce tohu-bohu, où tout le monde a la rage, l’envie de massacrer de l’italien, sans savoir si oui ou non, il est coupable.
Si le roman est court, il n’en est pas moins intense. Les tensions sont exacerbées, la populace a senti que la Bête allemande était par terre, même si la Bête donnera encore des ruades jusqu’au 8 mai 1945 et que du sang coulera encore. Mais ils se sentent plus libres, il faut qu’ils passent leur rage, leur colère et l’étranger est un excellent exutoire.
Dans ce polar historique, le commissaire va faire équipe avec Judith Ashton, jeune photographe américaine, et la preuve du crime sera une vraie preuve, imparable. D’ailleurs, pour le coupable, j’avais déjà des soupçons et j’avais vu juste. Le plus important n’est pas vraiment de savoir qui, mais surtout pourquoi.
Un roman noir sur l’épuration, sur cette période très sombre où tout le monde a réglé ses comptes, chassé les collabos, les Rouges et où il était difficile de rendre une justice équitable, juste. La justice était expéditive et rendue par la population, ce qui est dangereux et très mauvais pour les accusés.
J’ai apprécié aussi que la même scène soit racontée par des personnages différents, afin de nous donner plusieurs points de vue, puisque l’on se trouvait dans la tête du personnage. Et puis, au moins, Judith, la jeune reporter, ne comptait pas pour des prunes, dans ce récit. Elle avait du caractère, parfois plus que le commissaire Duroy.
Un roman noir historique, qui, tout en étant fictif, se trouvait dans un cadre historique tout à fait réel et ce récit a parfaitement restitué l’atmosphère électrique de l’époque. Dommage que c’était aussi court. Avec plus de pages, l’auteur aurait pu rendre cette réalité encore plus forte et aller dans les détails. Oui, je pinaille un peu…

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