Touchez pas au grisbi ! : Albert Simonin

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Titre : Touchez pas au grisbi !

Auteur : Albert Simonin
Édition :  Gallimard (12/06/2014)
Édition originale : Nouvelle Revue française (1953) – Série noire N°148 (1953)

Résumé :
Max-le-Menteur pensait se classer parmi les hommes de poids du milieu des malfrats parisiens. Il ne lui manquait pas grand chose. Mais l’assassinat de Fredo vient tout remettre en cause.

Qui a tué ce chef de bande ? Riton, son ennemi héréditaire, et meilleur ami de Max ? En son absence, c’est ce que tout le monde croit. Et pour les lieutenants de Fredo, la vengeance va être simple : tuer Max.

Entre la police qui cherche Riton et les tueurs fous à ses trousses, Max n’aura pas une minute à lui.

Critique :
L’est déjà con, le Frédo, de dire à voix haute qu’il va filer un coup d’surin à Riton, le chef de la bande rivale…

Lorsqu’on est un petit caïd, vouloir fourrer un cador, c’est le genre d’acte qu’il vaut mieux ne pas claironner sur tous les toits, et encore moins dans un rade !

La vie étant une sacré loterie, notre Frédo a tiré les mauvais numéro et c’est lui qui avale son acte de naissance, d’un coup de lame de rasoir, du genre de celle qui te coupe la gorge…

Principal suspect, je vous le donne en mille : Riton, bien entendu ! Ou du moins, si ce n’est pas lui, c’est sa bande ! Haro sur la bande à Riton, don Max-Le-Menteur fait partie.

Si l’argot vous donne de la chair de poule et des envies folle de lire la Princesse de Clèves de Mme de La Fayette (je n’ai rien contre ce roman, contrairement à certains politiciens), passez votre tour, vous finiriez avec de l’eczéma tant les mots argotiques sont courant dans ce roman.

Le glossaire mis en fin de roman fut très souvent sollicité par mézigue, mais problème c’est que ça vous casse le rythme de la lecture, à force d’aller voir.

Clichy, Notre-Dame de Lorette, place Pigalle, tel est notre ghetto et c’est pas du gâteau !

Dans ce roman, mesdames, nous en prendrons pour notre grade, les femmes qui hantent ces lieux étant le plus souvent occupées à pratiquer le plus vieux métier du monde et pas toujours fréquentables.

Âmes pudibondes s’abstenir aussi car à cette époque, on ne prenait pas des gants et les appellations d’origine raciale non contrôlées sont présentes aussi dans ces pages. Les termes sont crus, racistes, bien entendu, mais à classer dans cette époque où ils étaient autorisés.

N’oublions pas non plus que nous sommes chez les truands, et qu’ici, les additions, on les règle avec des bastos et des pruneaux, qui ne sont pas d’Agen, vous vous en doutez.

Un polar noir argotique, dont tout le monde a entendu parler du film avec Gabin, un polar noir qui ravira les amateurs du genre mais déplaira aux autres.

L’usage de termes argotiques dont je ne connaissais pas la définition m’a énormément ralenti dans la lecture, me faisant parfois perdre le fil de la narration, des notes en bas de page eussent été plus simples et moins chiantes.

À la fin, j’en avais tellement marre d’aller voir en bout de roman, de constater que certaines définitions n’y étaient pas que  j’ai zappé, tant pis pour les mots dont je ne connaissais pas le sens.

Bon, je ne vais pas trop m’épancher dessus, ni trop l’ouvrir, ni trop vous affranchir, j’voudrais pas qu’on pense que je suis une balance alors que je suis du signe du sagittaire !

Méfions-nous des piqueurs qui se faufilent en loucdé dans les ruelles sombres… Et évitons aussi les cognes, ça vaudra mieux pour notre santé de petits truands.

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (254 pages) et Le Mois du polar 2017 chez Sharon.

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