Les énigmes de Sherlock Holmes : Dr John Watson

Titre : Les énigmes de Sherlock Holmes                              big_2

Auteur : Dr John Watson
Édition : Hachette Pratique (2012)

Résumé :
« 150 énigmes à résoudre, inspirées des célèbres enquêtes de Sherlock Holmes. Des plus élémentaires aux plus coriaces. Le livre à offrir absolument à l’occasion du 125e anniversaire de la création du personnage de détective le plus emblématique. »

Critique : 
Une belle fumisterie ces « 150 énigmes à résoudre, inspirées des célèbres enquêtes de Sherlock Holmes ».

Pourtant, en le voyant dans un rayonnage, on ne peut qu’être séduit par ce bellâtre…

Il m’avait fait de l’œil, montré ses atouts et j’étais partie avec, bras-dessus, bras-dessous.

Alors quoi ? Lune de miel qui a viré à l’aigre ? Oui ! Autopsions l’affaire afin que je vous explique où le bât a blessé.

Lorsque l’on prend ce livre en main, on sent que ce n’est pas de la merde. Il a des beaux appâts.

L’ouvrage est beau, épais, lourd, la couverture est agréable à l’œil. Bref, il en jette.

Ouverture de la chose, pour voir si l’intérieur est aussi bien travaillé que l’extérieur… Le problème ne se posera pas là, en effet.

D’entrée de jeu, après quelques belles pages avec le titre, nous tombons un sommaire qui nous présente les différentes énigmes, classées selon leur degré de difficulté, avec leurs numéros de page ainsi que celui où se trouve la solution.

Une montre à gousset, un violon et une pipe (canonique, pas l’horrible calebasse qui est un anachronisme) illustrent les trois pages de sommaire. Jusqu’à présent, mes mirettes en avaient pour leur argent.

Une belle introduction du docteur Watson, des pages épaisses, illustrées par des dessins, dont certains sont signés S.P (Sidney Paget, illustrateur des aventures de Sherlock Holmes). J’en bavais, mes amis, j’en bavais !

Niveau visuel, c’est le nec plus ultra ! Les énigmes sont amenées autour d’une conversation entre Holmes et Watson, lors d’une ballade dans le parc, dans le salon de Baker Street.

Oui, lors de l’effeuillage, il était magnifique. C’est lorsque je suis passée aux énigmes que tout à capoté entre nous.

Certes, il faut parfois voir plus loin que son esprit, mais j’avoue que certaines sont tarabiscotées au possible.

Holmes qu’il disait toujours qu’il fallait des faits, là, on doit déduire avec très peu d’éléments et ça tourne parfois à la devinette.

On est loin du bandeau-titre qui disait « inspirées des célèbres enquêtes de Sherlock Holmes ». Mon cul, oui !

Les énigmes proposées, loin d’être policières, ressemblent plus à des énigmes de la science !

– Comment savoir si un tonneau à moitié plein l’est plus ou moins que de la moitié ?
– Bâtir une maison avec les 4 fenêtres sur les 4 côtés qui donnent toutes au sud.
– Pourquoi, quand l’eau va bouillir, le sifflement de la bouilloire baisse-t-il ?

Entre nous, je me fiche pas mal de savoir comment répartir 15 agneaux dans 4 bergeries de dimensions égales pour que chaque enclos renferme le même nombre de bêtes… Sherlock Holmes aussi s’en serait fichu.

Je suis d’accord qu’il faille chercher au-delà de ce qui nous paraît évident, mais je ne vois pas le rapport avec les énigmes de Holmes.

Pour moi, cet ouvrage aurait tout aussi pu s’appeler « Les énigmes du professeur Quincampoix ».

Sherlock Holmes n’avait rien à faire dans ce titre, c’est au final, un bel attrape holmésien atteint de collectionnite aiguë.

Cet ouvrage ne vaut que pour sa déco victorienne, ses dessins et sa belle présentation.

Pour le reste, c’est de la fumisterie...

POLAR - Minion blasé OK
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Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Mois Anglais 2015 chez Titine.

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