8. Sherlock Holmes : Les Hêtres-Rouges – The Copper Beeches

Sherlock Holmes : Les Hêtres-Rouges – The Copper Beeches

SAISON 1 – ÉPISODE 8 (Série II)                                                 big_4

  •     Producteur : Michael Cox, Stuart Doughty
  •     Réalisateur : Paul Annett
  •     Scénariste : William Craig
  •     Décorateur : Michael Grimes
  •     Musique : Patrick Gowers
  •     8ème épisode tourné
  •     Série 2 : 1/6
  •     1ère diffusion : Angleterre : 25 août 1985 – ITV Network (8ème épisode diffusé); Etats Unis : 27 février 1986 – WGBH; France : 12 février 1989 – FR3 (8ème épisode diffusé)
  •     Durée : 51 min 20 sec

  • Distribution :

Jeremy Brett …  Sherlock Holmes
David Burke …  Dr. John Watson
Natasha Richardson …  Violet Hunter
Joss Ackland …  Jephro Rucastle
Lottie Ward …  Mrs. Rucastle
Patience Collier …  Miss Stoper
Angela Browne …  Mrs. Toller
Peter Jonfield …  Toller
Michael Loney …  Fowler
Rachel Ambler …  Alice

Le pitch ?

Sherlock Holmes broie du noir en fumant sa pipe. Il se lamente sur la déchéance de son art qui a atteint le « point zéro » avec une demande de conseil pour un emploi…

Cependant il daigne écouter Miss Violet Hunter, et son récit commence à l’intriguer.

La jeune femme lui confie son étonnement et son inquiétude, à propos du poste de gouvernante qu’Edward Rucastle lui propose aux Hêtres-Rouges, sa maison proche de Winchester.

Son employeur lui offre des gages très élevés en échange d’exigences bien particulières. Elle devra porter certaines robes choisies par lui, s’asseoir à une place précise et surtout couper sa magnifique chevelure, condition sine qua non pour obtenir la place.

Se refusant tout d’abord à sacrifier ses longs cheveux roux, la jeune femme finit par s’y résoudre et est engagée. Holmes décide de rester vigilant.

— MYSTÈÈÈÈRE ! comme le disait un magicien célèbre.

Une maison de campagne, la nuit… Un homme fait le mur. Pas pour en sortir, mais pour y entrer. Pas de bol pour lui, Médor le cador était lâché et le mec cavale en sens inverse pour repasser le mur plus vite qu’un perchiste aux J.O !

Ça vous met déjà dans l’ambiance ! Et que personne ne rouspète sur le fait que le toutou galope moins vite que le monsieur. Ce qui est impossible ! L’homme est un animal qui a de l’endurance à la course mais niveau rapidité, on est des escargots face à un chien.

Baker Street, un brouillard à couper au couteau tellement il est épais. Watson a un air mutin, le genre de sourire qui donnerait l’impression qu’il a fait des galipettes toutes la nuit tandis que Holmes, lui, tire une tête d’un qui aurait dû entendre les grincements de matelas toute la nuit.

Au temps pour moi, le sexe n’a rien à voir là-dedans !

Holmes se lamente sur le fait que Watson embellisse ses affaires, qu’il met en valeur le superflu.

Que le crime est commun mais la logique rare, que le criminel a perdu toutes ambitions, toute originalité.

Bref, il râle aussi parce qu’il n’a pas d’affaires, qu’on lui demande de retrouver des crayons disparus (ils se sont taillés, sans doute) ou si on doit accepter un poste de gouvernante ou pas.

Pourtant, s’il savait que cette innocente question allait déboucher sur une affaire sérieuse, il n’aurait pas pris cet air condescendant devant la jeune fille qui est venue lui raconter son étrange entretien d’embauche.

Violet Hunter va lui soumettre une affaire, qui, vu de près, n’a pas l’air si terrible… Quoique !

L’entretien qu’elle a passé chez une placeuse était pour le moins suspect. Elle entre dans le bureau et l’homme présent au côté de la placeuse dit d’emblée qu’elle est superbe, lui fait des sourires et à des exigences qui ferait penser que le mec est un mac en mal de prostituées pour son bordel.

Monsieur Rucastle à tout du chien en chaleur ! Il lui tourne autour, tout sourire et ne se prend pas pour de la merde, non plus. Monsieur est imbu de son gnome de 6 ans…

– Bah ! interrompit-il. Tout cela n’a rien à voir avec la question. Ce qu’il importe avant tout de savoir, c’est si vous possédez ou non les allures et le maintien d’une femme du monde. Voilà la seule chose qui compte à mes yeux. Si vous ne possédez pas cela, vous êtes inapte à faire l’éducation d’un enfant appelé peut-être à jouer plus tard un rôle considérable dans l’histoire de son pays.

Il lui offre même 100£, le double du salaire, pour un poste de gouvernante, mais faut que la jeune fille sacrifie son ample et belle chevelure et porte les robes qu’on lui dira de porter et pose son cul là où on lui dire de le mettre…

Tenez, en voici la preuve ! [Extrait de la nouvelle écrite]

– A la bonne heure. Ainsi, tenez, un exemple. Nous sommes un peu maniaques, voyez-vous, un peu maniaques, oui… mais nous avons bon cœur tout de même. Eh bien ! si l’on vous demandait de porter une robe à notre convenance et qui vous serait fournie par nous, vous n’auriez pas d’objection à satisfaire notre petite fantaisie, hein ?
« – Non, répondis-je, profondément surprise malgré tout.
« – Et si l’on vous demandait de vous asseoir ici, ou là, vous n’en seriez pas contrariée, non plus, n’est-ce pas ?
« – Oh ! non !
« – Ou encore de vous faire couper les cheveux avant de venir chez nous ?

Oui, ça jette un froid sur la jeune fille qui a de très beaux cheveux !

Monsieur Rucastle et son épouse

J’adore la tête de la placeuse, ses mimiques, ses petites phrases pour ne pas froisser le client, qui, comme tout le monde le sait, à toujours raison.

La vieille mal baisée est même très en colère sur Violet qui vient de refuser un poste à 100£/an car cela lui a fait perdre le banknote que le souriant Rucastle lui avait donné.

Holmes, qui ronchonnait au départ, sent un truc louche et dangereux là-dessous.
– Un danger ? Quel danger prévoyez-vous donc ?
Holmes hocha gravement la tête.
– Ce ne serait plus un danger si nous étions à même de le préciser, répliqua-t-il. Mais, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, passez-moi une dépêche, et j’accours aussitôt.

Malgré tout cela, Holmes congédie la demoiselle de manière assez cavalière en lui désignant la porte lorsqu’elle a fini son histoire et qu’il lui a conseillé de prendre la place (la demoiselle avait refusé, mais maintenant, elle veut accepter tout de même, Mr Rucastle l’ayant relancée).

On dégage !

— Je ne permettrais jamais à ma sœur d’accepter un tel poste, dira tout de même Holmes à Watson dans la série, une fois la jeune fille partie.

(– Mon Dieu, mademoiselle, je vous avoue franchement que ce n’est pas la situation que je choisirais pour ma sœur, si j’en avais une.) [dans le texte canonique et en présence de la demoiselle].

Quand la demoiselle envoie un télégramme, Holmes vole à son secours !

Nous aurons droit à quelques autres répliques holmésiennes durant le trajet e train :

– Des faits ! Il me faut des faits à l’appui ! On ne peut fabriquer de briques quand on n’a pas de terre à sa disposition.

 [Et sa réflexion sur les maisons isolées dans la campagne qui ne lui inspire rien de bon]

– Savez-vous bien, Watson, me dit-il, que c’est un des travers des esprits comme le mien de ne jamais envisager les choses que du point de vue qui me préoccupe ? Quand vous regardez ces habitations éparpillées, vous êtes frappé par leur côté pittoresque. Quand je les regarde, moi, la seule chose que j’éprouve est le sentiment de leur isolement et de la facilité avec laquelle les crimes peuvent s’y commettre en toute impunité.

– Grand Dieu ! m’exclamai-je. En quoi ces vieilles demeures peuvent-elles vous faire penser à des crimes ?

– Elles m’inspirent toujours une sorte d’horreur indéfinissable. Voyez-vous, Watson, j’ai la conviction (conviction basée sur mon expérience personnelle) que les plus sinistres et les plus abjectes ruelles de Londres ne possèdent pas à leur actif une aussi effroyable collection de crimes que toutes ces belles et riantes campagnes.

– Mais c’est abominable ce que vous me dites là !

– Et la raison est bien évidente. La pression qu’exerce l’opinion publique réalise ce que les lois ne peuvent accomplir. Il n’est pas de cul-de-sac si infâme et si reculé où les cris d’un enfant martyr ou les coups frappés par un ivrogne n’éveillent la pitié et l’indignation des voisins, et là toutes les ressources dont dispose la justice sont tellement à portée de la main qu’il suffit d’une seule plainte pour provoquer son intervention et amener immédiatement le coupable sur le banc des accusés. Mais considérez au contraire ces maisons isolées au milieu de leurs champs et habitées en majeure partie par de pauvres gens qui n’ont autant dire jamais entendu parler du code, et songez un peu aux cruautés infernales, aux atrocités cachées qui peuvent s’y donner libre cours, d’un bout de l’année à l’autre, à l’insu de tout le monde. Si la jeune fille qui nous appelle à son secours était allée habiter Winchester, je n’aurais jamais eu aucune crainte à son égard. C’est parce qu’elle se trouve à cinq milles dans la campagne que je ne me sens pas tranquille. Et cependant, il est évident qu’elle n’est pas personnellement menacée.

Mon verdict ?

Du mystère, de l’action, quelques belles réparties canoniques, j’adore cet épisode, en série ou en nouvelle.

On ne sait pas pourquoi Mr Rucastle a absolument voulu avoir mademoiselle Hunter alors que d’autres gouvernantes avaient plus de références ou de compétences qu’elle.

Mais dès qu’elle est entrée dans le bureau, c’est elle qu’il voulait et à n’importe quel prix ! Tout en restant intransigeant sur ses demandes : porter de temps en temps des vêtements qu’on lui dira de mettre, s’asseoir là où on lui dira de se mettre et couper ses cheveux !

Ce que j’apprécie aussi, c’est que, tout comme la Violet Smith du « Cycliste solitaire », elle a beau être une jeune femme, ce n’est pas une potiche pour autant !

Elle aussi se pose des questions lorsqu’elle a reçu l’ordre de s’asseoir durant une heure sur le petit divan dans le bow-windows, tandis que Rucastle la fait rire aux larmes pour que le temps lui semble moins long.

Dans sa robe bleue électrique qu’elle doit porter, elle réfléchit et la fois suivante, elle cache un petit miroir dans le creux de sa main afin de voir ce qui se déroule dans son dos.

Elle n’a pas froid aux yeux non plus quand elle passe une porte habituellement fermée à clé afin d’aller voir ce qu’il y a dans la tourelle du manoir.

C’est grâce à la témérité de sa cliente que Holmes récoltera des faits afin de fabriquer ses briques lorsqu’il la retrouvera à l’auberge du Cygne Noir. Pas pour une partie de jambes en l’air, voyons ! Parce que la demoiselle s’est sentie en danger.

La demoiselle n’hésite pas non plus à faire ce que Holmes lui demande de faire, puisque les Rucastle sont de sortie au soir.

Oui, elle a du cran, ce n’est pas une pleurnicheuse et c’est bien dommage que Holmes l’oublie aussi vite.

[Extrait du canon] « Quant à Mlle Violet Hunter, mon ami Sherlock Holmes,contrairement à ce que j’avais prévu, se désintéressa d’elle complètement dès que l’énigme dans laquelle elle avait joué un rôle si prééminent fut solutionnée ».

Il devrait lui être reconnaissant, de par sa demande de conseils, elle lui a apporté une belle affaire sur un plateau !

Bien sûr, il y a des petits couacs dans la série : notamment le chien méchant des Rucastle !  Ce chien que l’on affame pour le rendre plus teigneux et qui ne répond qu’aux ordres de Toller, l’homme à tout faire.

Lorsqu’il attaque une personne, on voit de suite que le chien de fait que jouer… Le sang sur les vêtements de la victime ressemble plus à de l’encre rouge qu’à de la vraie hémoglobine.

Mais on oublie vite ces petits défauts car l’esprit est concentré sur l’épisode et le suspense est au rendez-vous, ainsi que les questions sur le pourquoi du comment Violet doit faire tout ça chez ses employeurs.

La complicité entre Holmes et Watson est bien présente et on sent que les deux acteurs ne doivent pas faire semblant, ils s’entendent bien et s’apprécient mutuellement.

Il faut entendre Watson dire d’un ton docte, à la jeune Violet, lorsqu’ils sont à l’auberge et qu’elle disait qu’elle aimerait comprendre :

— On ne peut théoriser sans informations. (Ce qui fera sourire Holmes qui allait répondre la même chose à la jeune fille).

Le dialogue final entre Holmes et Watson est amusant aussi. Notre bon docteur lui lit, à voix haute, le texte qu’il a écrit sur cette enquête, terminant sur du grandiloquent…

Or, souvenez-vous, au début, Holmes lui reprochait de s’attarder sur le sentimental et non sur la logique…

Pour mémoire : [Les crimes sont fréquents, la logique est rare. Donc, c’est sur la logique qu’il faut insister, et non sur les crimes. Vous n’avez fait qu’une série de contes avec ce qui aurait dû être une suite de conférences].

— Verdict ? (demande Watson)
— Un compte-rendu admirable, Watson.
— Point trop de vie et de légèreté selon vous ?
— Je m’en remet bien humblement à votre jugement littéraire…

La mimique de fin de Holmes veut tout dire… Watson pavane, mais Holmes se moque.

La vidéo de leur échange final…

Petites vidéos marrantes :

Challenge « Victorien » chez Camille, Le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda et Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

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Les abeilles de Monsieur Holmes : Mitch Cullin

Titre : Les abeilles de Monsieur Holmes                                big_4

Auteur : Mitch Cullin
Édition : Naïve (2007)

Résumé :
Sussex, 1947. Sherlock Holmes vit retiré d’un monde dont les mutations et le tapage absurde lui échappent de plus en plus. Seuls le préoccupent à présent ses abeilles, l’écriture et le déclin de sa mémoire.

Mais certains êtres cherchent encore auprès de lui des réponses essentielles sur la vie, l’amour ou les limites terriblement humaines de la raison, provoquant la résurgence d’émotions que Holmes avaient si longtemps enfouies, fissurant sa maîtrise légendaire…

Dans ce portrait subtil et doux-amer d’une figure mythique, réflexion sur l’absence du père, le temps qui passe et les barrières intérieures que l’on s’impose, Mitch Cullin mène l’enquête, entrelaçant trois histoires, trois temps de la vie de Holmes, et porte sur le personnage un éclairage inédit et émouvant.

Critique : 
Sherlock Holmes coule une retraite presque paisible dans une région où tous les hommes aimeraient aller : le Suce Sex !

Oh, pardon, j’ai mal compris, c’est le Sussex… Juste une question d’orthographe en somme.

C’est dans ce  petit coin des South Downs, au sud de l’Angleterre, qu’il élève des abeilles et vit dans le calme, loin du tumulte de Londres qui fut sa vie lorsqu’il était détective consultant.

Jouissant d’un joli point de vue sur la Manche, Holmes aurait tout pour être heureux s’il n’était pas aussi vieux !

93 ans… Mémoire qui flanche, il marche difficilement, a besoin de deux cannes, se réveille sans savoir où il est, trouve des objets dans ses poches dont il ne se souvient plus les y avoir mis… L’auteur nous a tout de même évité les fuites du robinet. Ouf.

Voici un portrait tout à fait inhabituel de Holmes, lui qui termina sa carrière « officielle », c’est-à-dire canonique, en 1914, à 60 ans, pour son dernier coup d’archet. Conan Doyle l’avait déjà zigouiller une fois dans les chutes, il nous a épargné des aventures avec un Holmes perclus d’arthrite et de rhumatismes.

Dans ce roman, nous avons trois « affaires » : Holmes vieux dans sa ferme qui se remémore deux choses : une affaire qu’il a eu à résoudre lorsqu’il avait la cinquantaine et son voyage qu’il vient de faire au Japon, visitant même Hiroshima après la bombe H.

J’avais hésité devant ce livre car voir Holmes vieux et défaillant, ça risquait de me faire mal au cœur.

Pour moi, Sherlock Holmes est comme les personnages de bédés qui ne vieillissent pas, ou alors lentement. Et le voir marcher à l’aide de deux cannes, avoir des absences fut un crève-cœur. Mais j’ai aimé ce roman.

L’unique problème vient que les trois affaires sont racontées de manière alternée mais ce, durant plusieurs chapitres, et lorsque la transition se fait entre deux histoires, on met un petit peu de temps à replonger dans le fil de l’histoire puisque l’on passe d’un vieillard à un homme dans la force de l’âge.

Le ton est agréable et non dénué d’humour, sans compter tous les clins d’œil qui parsèment le roman, comme de petites attentions pour le lecteur holmésien.

Puisque John revient occuper mes pensées, je voudrais en profiter pour évoquer ici un agacement récent. Il appert que certains dramaturges et auteurs de romans dits policiers ont récemment dressé un portrait injuste de mon ancien associé. Ces individus à la réputation douteuse dont le nom n’est pas digne d’être mentionné ici cherchent à le dépeindre sous les traits d’un balourd ou d’un sot. Rien ne pourrait être plus éloigné de la réalité.

J’ai eu le plaisir de passer ma jeunesse en compagnie d’un homme capable de flairer l’aventure dans les affaires les plus banales et qui tolérait, avec l’humour, la patience et la loyauté dont il était coutumier, les excentricités d’un ami souvent désagréable.
[Holmes en parlant de Watson]

— Eh non, répondit Holmes. Malheureusement, je n’ai jamais porté la casquette avec laquelle on me représentait toujours, ni d’ailleurs fumé la pipe. Pures inventions d’illustrateur décidé à me doter d’accessoires distinctifs afin de mieux vendre les magazines où paraissaient mes aventures. Je n’ai pas eu mon mot à dire.
— Ah… fit M. Umezaki, dont la déception était évidente. Il transmit l’information à son frère, qui adopta aussitôt la même expression, mais s’inclina prestement, comme s’il en avait honte.
— Je vous en prie, ce n’est rien, intervint Holmes, qui avait l’habitude qu’on lui pose ces questions et qui, à la vérité, prenait un plaisir pervers à détruire le mythe.

En fait, l’enquête est secondaire, quasi, hormis pour une chose : l’orgue de verre.

Ici, tout n’est que souvenirs ou émotions. J’avais pensé que le Holmes de Cullin serait d’une froideur absolue, mais non, il a un cœur et le voir s’attacher au petit Roger, fils de sa gouvernante, est un vrai plaisir de fin gourmet.

Tout à coup, comme il refermait l’album, Holmes se sentit submergé par la grande lassitude qu’il avait introduite avec lui dans la fermette. Le monde a pris un mauvais virage, se surprit-il à penser. Il a changé au tréfonds de lui-même, et je ne suis pas capable de comprendre ce qui s’est passé.

Ce fut une lecture fort émouvante sur de nombreux points, surtout que voir mon Sherlock Holmes diminué ne fut pas agréable pour moi.

Aucun regret pourtant, le portrait était beau et j’ai dévoré le roman en une journée.

La mort, comme le crime, est banale, avait-il écrit quelque part. Alors que la logique, elle, est rare.

ian-mckellen-mr-holmesChallenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon,  Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

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