Simetierre : Stephen King [LC avec Stelphique] – Impressions de lecture (3/3) FIN !

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Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 200) : Calme, découverte (de la famille, du cimetière des animaux), innocence. Happée directement !

Le début du roman est assez gentil, on fait la connaissance de la famille Creed, papa Louis, maman Rachel, petite Eillie et le bébé Gage. Et le chat Winston Churchill, dit Church. Le voisin, Jud, leur a fait découvrir le cimetière des animaux. J’aime bien, Jud. ♫ Hé, Jud…♪

C’est calme, comme je disais, mais on sent déjà bien que la tension est là, que le Mal n’est pas loin et le King nous a déjà donné quelques petits aperçus du fantastique et un moment de tristesse.

À la page 200, on entre dans une autre dimension. L’effroi !!!

Impressions de Stelphique (page 1 à 200) : Hypnotisée.
Je ne sais si c’est les beaux yeux verts de ce matou qui m’ensorcèlent (ma version de 1986!!!), ou si le King a encore frappé fort, mais je dévore ce livre même, à des heures indues comme 3h du matin (vive la parentalité).

D’ailleurs en parlant de ça, cette jolie famille (avec le choix du roi), risque de ne plus trop apprécier les us et coutumes du Maine racontées par cet énigmatique Jud. Il me fout la trouille, moi, le petit vieux, pas si brinquebalant que ça…… *Frisson*

Impressions du Cannibal (pages 201 à 400) : Légendes,chat, angoisses, peurs, émotions, frissons.
♫ Hé Jud, explique comment ♪ tu connaissais-hé, ces vieilles légendes-endes ♪ Le cimetière ♪ Indien-hin-hin-hin ♪ c’était pas malin, pas malin du tout ♪ (mes plus plates excuses aux Beatles et à Yvan, dont je viens d’écorcher les tympans – et ça rime encore !).

Oh putain de bordel de Zeus ! Les vieilles légendes expliquées par Jud, le voisin d’en face, c’était encore… gérable, dirais-je, pour mon petit cœur.

Mais à la page 300, je me suis pris des émotions plein ma tronche, ma gorge était nouée, mes lèvres tremblaient, mes yeux s’humectaient comme si j’épluchais des oignons et j’ai maudit le King du Maine (qui n’a rien à voir avec le King de Memphis, celui qui est mort le futal baissé sur les mollets, assis sur les chiottes) pour m’avoir donné tant d’émotions dans ce roman que j’adore (mais ÇA reste number one) et qui m’entraine encore plus fort dans la sombritude (© Royal pour l’idée).

Impressions de Stelphique (pages 201 à 400) : Estomaquée
Je me suis pris un coup dans le ventre, un de ceux qui vous coupent la respiration, et puis surtout je l’ai pas vu venir. Un choc envoyé comme ça de but en blanc, c’est hard pour les petits cœurs de lecteurs…. Je me mets à la place de Lou, et, je pense que moi aussi j’aurai entendue la tewwible voix, et à l’heure actuelle je ne sais si je me serai laissée influencer ou pas…. Elle est terriblement insidieuse cette histoire….
J’y retourne vite !!!!!

Impressions du Cannibal Lecteur (pages 401 à 572) : Horreur, souffrance, dégoût.
L’horreur, selon le King, ce n’est pas un monstre sanguinaire, mais un homme éperdu de douleur et qui va aller dîner à la table du diable sans se munir d’une longue cuillère. Peine devant sa souffrance, cœur qui bat plus vite, dégoût devant la scène et heureusement, ce n’est pas en odorama.

Le fantastique est présent, mais pas à la grosse louche, c’est discret, mais d’une précision diabolique. Quand le Mal a besoin d’esclaves ou de petites mains, il fait ce qu’il faut… Poils hérissés sur mes bras, lecture superbe mais éprouvant pour les nerfs.

Impressions de Stelphique (pages 401 à 572) : Peinée.
Comment ne pas avoir la boule au ventre et les yeux tout humides ????!!!!! La tentation était trop forte, la frontière pas si éloignée que cela, et pourtant l’horreur ne nous quitte pas. C’était morbide, mais ce geste désespéré avait quelque chose d’humain.

J’ai fini cette lecture le cœur serré mais avec beaucoup de compassion pour ce père au bord de la folie douloureuse…..

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Van Helsing contre Jack l’Éventreur – Tome 2 – La Belle de Crécy : Lamontagne & Reinhold

Titre : Van Helsing contre Jack l’Éventreur – Tome 2 – La Belle de Crécy
Scénariste : Jacques Lamontagne                                                 big_4-5
Dessinateur : Bill Reinhold

Édition : Soleil (2015)

Résumé :
Le plus célèbre des chasseurs à la poursuite du plus sanguinaire des tueurs dans les sombres rues londoniennes du XIXe siècle ?

Jack l’Éventreur court toujours, aussi insaisissable que les brumes qui enveloppent les rues de Whitechapel.

Tandis que l’inspecteur Abberline subit les foudres de ses supérieurs, Van Helsing est sur les talons du tueur.

Mais est-il vraiment le chasseur ou ne serait-il pas plutôt le gibier ? Gibier bien fragile d’ailleurs, car son addiction à la morphine paralyse sa légendaire vivacité d’esprit.

Voyant un fait nouveau relancer l’enquête, Van Helsing redouble d’ardeur afin de démasquer l’assassin.

Mais les chemins vers la vérité risquent d’être aussi tortueux que l’esprit malade du célèbre rabatteur de vampires.

Critique : 
Trois ans que j’ai attendu la suite de ce dyptique ! L’attente fut longue mais le résultat fut à la hauteur de mes attentes.

Comparé à une autre bande dessinée que je viens de lire (Sherlock Society), les couleurs de cet album sont plus chaudes, le trait plus prononcé.

Nous sommes à mille lieues de la ligne claire d’un Hergé. Les personnages et les décors étant bien détaillés et à l’opposé des gros nez puisqu’ils sont réalistes.

Le premier album s’étant terminé sur des mystères non résolus, j’ai dû le relire afin de tout me remettre en mémoire avant de commencer le suivant. J’avoue avoir mieux aimé le style du second dessinateur par rapport à celui  du premier tome.

Jack l’Éventreur a encore frappé : on vient de retrouver des morceaux d’une femme sur les rives de la Tamise et un tronc dans ses eaux boueuses. Ils ne le savent pas encore, mais ceci n’est pas l’œuvre de Jack mais celle du Tueur au Torse qui sévit en même temps que le grand Jack.

Le suspense et le mystère sont bien dosés, les pistes sont nombreuses et l’assassinat de Mary Jane Kelly viendra clore cette épopée sanglante. Enfin, pas tout à fait… Chuut…

— En trente ans de pratique, je n’avais jamais vu une telle mutilation faite sur un corps. Le tueur lui a tranché les oreilles et le nez, puis dépecé le visage jusqu’au crâne. Ses seins ont été découpés, ses organes internes retirés et disposés sur la table de chevet et près du lit… Ses parties génitales mutilées. La mort a probablement été causée par cette entaille à la carotide droite.

Les personnages de fiction tel Van Helsing côtoient sans problèmes les personnages ayant existé tels l’inspecteur Abberline, le Dr Bond (on parle de lui mais on ne le verra pas), la Division H et l’acteur Mansfield qui jouait le rôle dans la pièce du Lycéun Théâtre « Dr Jekyll et Mr Hyde ».

Van Helsing est bien travaillé, il est toujours en proie à ses cauchemars récurrents, dû à son combat contre Dracula et ses sbires et la prise de morphine ne résoudra pas ses soucis, loin de là.

Bonsoir, maîtresse de la nuit. Ce soir nous avons rendez-vous… Diffuse dans mes veines ta douce caresse… et transporte-moi dans le monde d’Hypnos.

À noter le clin d’œil amusant de sa boite à morphine, cachée dans sa bibliothèque, derrière un ouvrage de Nietzsche (Also sprach Zarathustra) et d’Arthur Conan Doyle.

J’ai adoré le final qui ne se contente pas d’être réglé en deux cases mais s’étale sur plusieurs pages.

Le diable se cachait dans les détails…

Une vraie réussite que cette suite, tant au niveau des dessins, que du scénario, des décors, des ambiances, des tons chauds des couleurs, du suspense et du mystère entretenu pour nous dérouter.

BILAN - Minion femme ménage - dépoussière - OKChallenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016),  Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.