Bernard Prince – Tome 7 – La fournaise des damnés : Hermann & Greg

Titre : Bernard Prince – Tome 7 – La fournaise des damnés

Scénariste : Greg
Dessinateur : Hermann

Édition : Le Lombard (1974) / Le Lombard (1999)

Résumé :
Un appel au rassemblement d’urgence de bateaux de petit tonnage déroute le Cormoran et son fameux équipage.

En effet, plus de cinq cents personnes sont prisonnières d’un feu gigantesque qui les accule inexorablement vers les falaises de Caranoé.

Alors que s’organise l’opération de sauvetage, Bernard Prince s’aperçoit que le brasier risque de séparer les sinistrés et que certains vont se retrouver coincés sur une partie de la côte appelée « les dents de Neptune ».

Avec l’accord du responsable de l’opération, Prince décide d’atteindre ces rescapés en traversant le feu pour les avertir que du secours mené par Jordan va arriver à cet endroit craint par tous les marins.

Critique :
♫ Allumer le feu ♪ Allumer le feu ♪ Et faire danser les diables et les dieux Allumer le feu ♪  Allumer le feu ♫ Et voir grandir la flamme dans vos yeux ♫ Allumer le feu…

Cette aventure a beau être « tout est bien qui finit bien », elle fait partie de mes préférées.

Cherchez pas à comprendre mais la traversée d’une île en feu, par Bernard Jordan, afin d’aller prévenir les rescapés qui auraient été se réfugier à l’autre pointe de l’île, que des bateaux vont arriver les chercher, et ce, malgré les récits, vaut toutes les aventures du monde.

Déjà, fallait y penser, aux rescapés qui allaient prendre la direction opposée de l’île et se retrouver devant une mer déchainée, sans aucun secours, puisque tous les bateaux appelés sont de l’autre côté…

En plus, fallait oser traverser l’ile pour les prévenir, au risque de se faire bouffer par le feu pendant que son équipage risquait de s’empaler sur les récifs du requin.

Alternant deux aventures, les auteurs nous montrent Prince avançant dans la fournaise de l’enfer, suant à cause de l’incendie qui vient de passer tandis que son second, Barney Jordan est en train, lui, d’avancer sur une mer démontée.

Si l’un rêve d’eau, l’autre aimerait en avoir moins parce que l’eau, ça mouille… Hé, faut pas croire que le périple de l’un sera moins compliqué ou dangereux que celui de l’autre, des deux côtés on risque sa peau, le suspense est au summum, on tremble pour eux, même si on se doute que tout se finira bien.

Le petit plus dans cette aventure, c’est Boule de Poils, un petit ourson qui va accompagner Bernard Prince durant sa traversée, sa père ayant péri et qui a une bouille toute mignonne et dont on aurait envie de lui faire un gros câlin, nous aussi.

À l’ourson, pas à Bernard Prince, le gros câlin… Quoique… Bon, peut-être pas tout de suite, laissons-lui le temps de prendre une douche et de se savonner bien fort, parce que là, il doit sentir le cochon brûlé et la cendre à des kilomètres à la ronde.

Oui, une fois de plus, Bernard Prince et Barney Jordan nous démontrent qu’ils sont sévèrement burnés ou vachement givré, mais eux, jamais ils ne resteront les bras croisés quand des vies humaines sont en jeu.

Les dessins nous donnent vraiment la sensation de nous trouver dans l’antichambre de l’enfer et ça donne soif, toute cette cendre, toute cette chaleur, toute cette eau glacée dans laquelle des marins barbotent… Vite, un bon gros, Djinn sait où Prince cache le sucre…

Un tome bourré de suspense, d’aventures, de palpitations cardiaques, d’humour, car ils ne sont pas avares en mauvais jeu de mots et en roulements de mécaniques, nos gus, lançant des imprécations à tout va.

Pour ceux et celles qui aiment l’Aventure et qui n’ont pas peur de se brûler les petits petons ou qui n’ont rien contre le fait d’avoir le feu au cul…

Jetez-vous à l’eau, vous ne le regretterez pas.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

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Bernard Prince – Tome 6 – La loi de l’ouragan : Greg & Hermann

Titre : Bernard Prince – Tome 6 – La loi de l’ouragan

Scénariste : Greg
Dessinateur : Hermann

Édition : Le Lombard (1973) / Le Lombard (1998)

Résumé :
Par une tiède soirée, le Cormoran aborde le rivage enchanteur de Tago-Tago, l’île aux mille parfums. Dans un bar, en pleine bagarre, Jordan rencontre El Lobo qui vient d’acquérir aux cartes, une pêcherie de perles.

Bernard Prince, Jordan, Djinn décident de l’accompagner.

Sur place, la pêcherie est loin d’être aussi rentable que prévu car elle est menacée par une murène géante, empêchant les plongeurs de pêcher les perles…

Critique :
♫ Comme un ouragan, la tempête en moi, a balayé le passé. ♫ Allumer ma vie, c’est un incendie, qu’on ne peut plus arrêter. ♪

Mes excuses à tout ceux et celles qui vont chantonner ces paroles hautement intellectuelles durant toute une partie de la journée.

Dans une aventure de Spirou et Fantasio, la murène dont on parlait était en fait le surnom d’un bandit, un voleur (Le repaire de la murène, tome 9), mais ici, dans Bernard Prince, nous sommes face à une grosse bêbête pas commode du tout.

Elle attaque les plongeurs, elle les dévore… Oui, quand murène fâchée, elle toujours faire ainsi.

Une fois de plus, on a le souffle de la grande aventure, celle avec un grand A, le tout mâtiné d’exotisme.

Un vieil ami à Barney Jordan a gagné au jeu un tiers d’une exploitation d’huitre perlière, mais à cause du gros serpent de mer pas commode, les perles, on les enfile car impossible de plonger, sauf à vouloir jouer à Jonas dans le ventre de la murène, puisqu’on n’a pas de baleine.

L’inconvénient, ou l’avantage, dans les albums de Bernard Prince, c’est que les gentils gagnent toujours, ne se font pas tuer et que bien souvent les méchants sont punis, par la justice ou par la grande faucheuse, qui, comme ici, fera intervenir son bras armé qu’est la nature en déclenchant un ouragan qui va dicter sa loi.

Je ne spolie rien, tout est dans le titre…

On comprend bien les motivations du méchant, elles sont claires, elles sont habituelles (de toute façon, il n’y en a pas 36.000) et on comprend encore mieux la manière de réfléchir des autochtones qui, avec de l’alcool et de beaux discours, deviennent aussi enragé qu’une murène affamée.

Avec Prince, au moins, on ne sort pas les flingues pour tirer sur la foule en délire, pas de balle en caoutchouc ou autre matière lancée à bout portant, juste la bonne vieille technique de la pèche au moules et hop, tout rentre dans l’ordre.

Alors oui, c’est assez simpliste, c’est bourré de bons sentiments, comme Bernard Prince qui plonge pour sauver de la noyade le mec qui lui tirait dessus avant (moi, pour ma part, hein… *sifflote*) et qui va leur filer un coup de main pour mater la bestiole.

Et oui, même si le dessin de Bernard en maillot ne nous rend pas rêveuse et qu’il ne lui rend sans doute pas justice sur ce qu’il a dedans, je peux vous assurer qu’il en a des grosses pour oser aller affronter la bête dans son antre. Bon, l’eau devait être froide, aussi, et ça a dû rétrécir… Je ne vous apprend rien, messieurs.

Sur cette tirade un peu limite, un peu coquine, très en-dessous de la ceinture, je vous rend l’antenne, tout en vous conseillant, si un jour vous tombez sur la saga de Bernard Prince, de la découvrir et d’être indulgent avec, car elle correspond à ce qui se faisait dans les années 70 (60+10) en matière de bédé jeunesse où le Bien devait triompher du Mal en toute occasion.

Malgré tout, elle reste assez en avant sur son temps dans le politiquement pas toujours correct puisque nous avons un jeune garçon qui voyage en mer avec deux hommes, sans aller à l’école et un marin d’eau salée qui carbure à l’alcool et ne dit jamais non à une bonne bagarre.

Bref, Bernard Prince, c’est de l’Aventure, de la détente, les beaux dessins d’Hermann (cocorico, c’est un belge) et mon seul bémol pour cet album concernera sa fin un peu abrupte ou en quelques cases on résout tout le problème et où un ouragan avait déjà tout résolu aussi…

♪ Comme un ouragan,
qui passait sur moi,
l’amour a tout emporté.
Dévastée nos vies,
des rêves en furie,
qu’on ne peut plus arrêter. ♫

Juste par pur sadisme…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

 

Blueberry – Tome 16 – Le Hors-la-loi : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud

Titre : Blueberry – Tome 16 – Le Hors-la-loi

Scénariste : Jean-Michel Charlier
Dessinateur : Jean Giraud

Édition : Dargaud (1974)

Résumé :
Le Hors-la-loi est le seizième album de la série de bande dessinée Blueberry de Jean-Michel Charlier (scénario) et Jean Giraud (dessin). Publié en 1974, c’est le premier album du cycle du premier complot contre Grant (deux tomes).

Emprisonné depuis plusieurs mois au bagne de Francisville, Blueberry « avoue » où se trouve caché le trésor des Confédérés qu’il aurait prétendument volé. Convoyé dans un train, il profite d’une attaque armée pour s’évader.

Par la suite, il trouve refuge dans un bordel tenu par Guffie Palmer et se voit dans la quasi-obligation d’accompagner un jeune homme, « Angel Face », vers le Mexique.

Lors de la pré-publication dans Pilote, l’épisode s’intitulait « L’Outlaw ».

Critique :
Ce n’est pas courant, mais ♫ les portes du pénitencier ♪ sur Blueberry se sont refermées et c’est là qu’il devra finir sa vie, sauf, si, tel les membres de la 7ème Compagnie, il s’évade au clair de lune.

Saut il s’évade, soit il va y crever parce que le directeur est un petit sadique de la pire espèce qui va le faire trimer sans eau, sans repos afin qu’il crache le morceau au sujet du trésor des confédérés après lequel il courait dans les 3 épisodes précédents.

Je ne divulguerai rien, mais sachez juste que l’Union n’a pas touché une seule pièce d’or de ce fabuleux trésor et bien entendu, tout le monde pense que Blueberry l’a enterré quelque part.

Blueberry, jamais à court d’idées folles, va nous la jouer à la Louis Chedid et chanter ♫ Je me suis fait la belle, je me suis fait la belle ♪

Machiavélique ! C’est le mot pour résumer cet album où j’étais bien incapable de dire qui baisait qui, car non seulement on va de surprise en surprise, mais en plus, celui qui croyait baiser peut se retrouver en train de se faire prendre à sec et sans élan et cela donnera un final bourré de « nom de dieu, j’l’ai pas vue venir celle-là », sauf si vous l’avez déjà lu et que vous vous souvenez de tout. Moi j’avais la mémoire vide.

Une fois de plus, les auteurs ne mettent pas leur héros dans de l’ouate et il va encore s’en prendre plein la gueule pour pas un balle, courir comme un fou, tenter de se dépêtrer de ce sac de noeuds et, comme d’habitude, faut pas penser que on termine en happy end mais que un cliffhanger qui laisse présager moult emmerdes pour le tome suivant.

Blueberry, une valeur sûre de la bédé, toujours un plaisir à relire.

Allez, vite la suite, parce que je ne m’en souviens plus du tout !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

Blueberry – Tome 15 – Ballade pour un cercueil : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud

Titre : Blueberry – Tome 15 – Ballade pour un cercueil

Scénariste : Jean-Michel Charlier
Dessinateur : Jean Giraud

Édition : Dargaud (1974) – Le Lombard (1974-1977)

Résumé :
Ballade pour un cercueil est le quinzième album de la série de bande dessinée Blueberry de Jean-Michel Charlier (scénario) et Jean Giraud (dessin). Publié en 1974, c’est le dernier album du cycle du trésor des Confédérés (trois tomes).

Presque tous les acteurs de l’album précédent convergent vers un « pueblo abandonné », Tacoma, à la recherche du trésor des Confédérés.

Après avoir affronté les jayhawkers et Lopez à plusieurs reprises, la troupe de Blueberry ramène le trésor à la frontière des États-Unis, où elle aura à faire face au commandante Vigo, aux jayhawkers à nouveau et à un chasseur de primes.

Critique :
Voilà un album comme nous n’en verrons sans doute plus de nos jours car il est composé de 72 pages d’aventures pures et dures.

Maintenant, business oblige, on couperait l’album en deux.

Franchement, ici, on en a pour ses sous, niveau lecture, car le début de l’album est composé de longs textes expliquant l’origine de Blueberry, cet homme bourru, têtu, bagarreur, buveur, coureur de jupons, de pistes, au nez cassé et qui poste un nom de gonzesse (Myrtille).

Avant même l’émergence de la saga « La jeunesse de Blueberry », nous en savions enfin plus sur ses origines et je peux vous dire que malgré le fait que je connaisse les origines de mon lieutenant de cavalerie préféré, cela m’a fait plaisir de les relire.

Dans ce lourd album dense, notre lieutenant court toujours après le fameux trésor des confédérés, il n’est pas le seul et sa piste sera jonché de cadavres car dans cette course à l’or, tous les coups bas sont bien entendus permis.

Zéro temps mort, même pas pour laisser souffler les bêtes, des balles qui sifflent, des tombes que l’on creuse, un cercueil qui va faire un long voyage, des trahisons, des coups bas, des aides improbables, du whisky, de fausses pistes, de jeu de cache-cache, de chausses-trappes et j’en passe.

Du rythme sans perdre son souffle, un suspense maintenu tout au long de l’album et des surprises en veux-tu en voilà !

Je ne sais pas ce qu’il en est des nouvelles éditions, mais dans l’ancienne, on a beaucoup de couleurs monochromes et des cases coloriées tout dans le même ton, ocre ou bleu gris. Si on a l’habitude, ça ne fait pas de mal aux yeux, mais si on ne l’a pas, on pourrait être surpris.

Cet album met aussi en avant la fièvre de l’or et ce que l’Homme est capable de faire pour en obtenir, devenant fou devant ce métal jaune, prêt à trahir ou à mourir pour lui.

Les auteurs étant impitoyables pour leurs personnages, ça va saigner et on ne comptera plus les morts à la fin de l’odyssée du trésor des Confédérés. C’est sombre, violent et tous les travers de l’Homme sont réunis dans ces pages.

Personne n’en sortira indemne, personne n’en sortira grandi et certains partiront les pieds devants…

Un tournant dans la saga Blueberry, une trilogie qui marque, un peu à l’image du diptyque « L’or de la sierra » dont je vous parlais l’année dernière (Ici et ).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019), Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

Blueberry – Tome 14 – L’homme qui valait 500 000 $ : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud

Titre : Blueberry – Tome 14 – L’homme qui valait 500 000 $

Scénariste : Jean-Michel Charlier
Dessinateur : Jean Giraud

Édition : Dargaud (1973)

Résumé :
L’Homme qui valait 500 000 $ est le quatorzième album de la série de bande dessinée Blueberry de Jean-Michel Charlier (scénario) et Jean Giraud (dessin). Publié en 1973, c’est le deuxième album du cycle du trésor des Confédérés (trois tomes).

La ville mexicaine de Chihuahua et ses alentours sont le théâtre de divers affrontements entre Blueberry, le gobernador Lopez, Chihuahua Pearl, le commandante Vigo, les jayhawkers Kimball et Finley, ainsi que MacClure et Red Neck.

Ils sont tous à la recherche du trésor des Confédérés, dont le secret est détenu par un ancien colonel sudiste enfermé dans le « bagne-forteresse de Corvado ».

Critique :
Après l’Homme qui valait 3 milliards (d’ancien francs !!) ou The Six Million Dollar Man dans sa V.O, nos voici avec un grand blond qui vaut 500.000$ or !

Le trésor des Confédérés, le fric qu’ils ont mis à l’abri lors de la victoire des mecs en Bleu, afin de reprendre la guerre plus tard et de la gagner, bien entendu.

Un homme connaît la cachette de ce fabuleux trésor et tout le monde a envie de jouer à Indiana Jones afin de le mettre la main dessus.

Peu de personnes sont au courant et si notre lieutenant badass Blueberry ne s’était pas mêlé d’une incursion de soldats mexicains poursuivant un pauvre type, il ne se retrouverait pas dans cette galère.

Blueberry ne se la coulera jamais douce… Le voici enfermé et les portes du pénitencier, bientôt vont se fermer et c’est là qu’il finira sa vie, sauf s’il s’évade… En compagnie d’un détenu mis au secret, le beau grand blond détenteur du secret du trésor, ce qui, vous conviendrez, commence à devenir compliqué.

Heureusement pour nos deux hommes qu’ils bénéficieront d’une aide extérieure afin de nous rejouer la Grande évasion, avec autant de panache que lorsque la 7ème compagnie s’est évadée.

Un album sans temps mort, avec son lot de trahisons, de retournements de situation, d’évasion, de mariage glamour avec militaires et fusils, de morts, de prisonniers qui nous rejoueront les Révoltés du Bounty et un final qui laisse présager encore beaucoup de suspense et d’aventures dans le prochain tome !

Blueberry ou comment passer de bons moments de lecture, le cul dans le divan, à défaut d’une selle western pour le savourer.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019), Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

Blueberry – Tome 13 – Chihuahua Pearl : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud

Titre : Blueberry – Tome 13 – Chihuahua Pearl

Scénariste : Jean-Michel Charlier
Dessinateur : Jean Giraud

Édition : Dargaud (1973)

Résumé :
Chihuahua Pearl est le treizième album de la série de bande dessinée Blueberry de Jean-Michel Charlier (scénario) et Jean Giraud (dessin).

Publié en 1973, c’est le premier album du cycle du trésor des Confédérés (trois tomes).
Quelques années après la guerre de Sécession, le conseiller militaire du président des États-Unis « oblige » Blueberry à retrouver le trésor de Confédérés dans le but de prévenir la reconstitution d’une armée sudiste qui servirait à mener une guerre de reconquête.

Démis de ses fonctions et plus tard accusé de meurtre, Blueberry se met en route vers la ville mexicaine de Chihuahua.

Après avoir affronté des soldats mexicains, il prend contact avec une femme belle et volontaire surnommée « Chihuahua Pearl ».

Surpris alors qu’il l’embrasse, Blueberry se fait un ennemi du gouverneur de l’État en place. En plus, une bande de jayhawkers est aussi à la recherche du trésor.

Critique :
♫What can make you move, Chihuahua ♫Can you feel the groove ChihuahuaWhat can make you dance ♪ Oh Chihuahua ! ♪What can make you sing Chihuahua ♪Take it and you win Chihuahua ♫

Quand la belle et voluptueuse Chihuahua Pearl serre un cigare dans ses dents, je pense que les hommes auraient envie qu’elle s’occupe du leur, mais sans les dents…

Mais avant que notre lieutenant borderline Blueberry ne croise les lèvres pulpeuses et les courbes généreuses de la belle Chihuahua, il va lui arriver moult aventures et, une fois de plus, il aura l’impression d’être le dindon de la farce, un pion sur l’échiquier, sans qu’il sache toujours très bien qui joue avec qui.

Une chasse au trésor, ça vous dit ? Le magot que les confédérés auraient planqué lors de la capitulation n’a toujours pas été retrouvé, certains n’en avaient même pas connaissance, de l’existence de ce magot. Mais une fois que l’on sait, ça donne envie de jouer tout en laissant les règles de côté.

Mike Blueberry est envoyé pour retrouver l’homme qui a enterré le trésor, mais comme il doit faire ça dans la discrétion, on va le renvoyer à la vie civile et même ajouter des griefs à son palmarès déjà bien rempli de conneries en tout genre.

Chasse au trésor et partie de cache-cache pour éviter les soldats mexicains de Vigo, le chasseur de primes et les jayhawkers de Kimball et Finlay, tout en essayant de se faire rejoindre par le poivrot de MacClure et son autre acolyte, Red Neck.

Qui a dit qu’on allait se la couler douce ??? Va falloir faire gaffe à préserver sa peau, à éviter les mauvaises rencontres et ménager sa monture ! Les chemins pour passer au Mexique ne sont pas nombreux, ce qui ferait plaisir à Trumpette…

Un tome qui mélange adroitement les codes du western et du polar, distillant adroitement le suspense et les retournements de situation, le tout avec une pincée de manipulations, de jalousie, d’envie et de soif de l’or.

Un tome qui ne ménagera pas notre lieutenant mal rasé, mal coiffé, mal embouché, sale, puant et au caractère de cochon. Mais c’est ainsi que nous l’aimons, non ?

— Sûr ! Mais pour comprendre, faut que je vous fasse deux confidences… Primo : que tous les officiers au-dessus du grade de lieutenant sont complètement abrutis… Deuxio, que le degré d’abrutissement double à chaque nouveau galon…
— Très intéressant… Eh bien, confidence pour confidence, je suis le général MacPherson, conseiller militaire du président des États-Unis…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

Blueberry – Tome 12 – Le spectre aux balles d’or : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud

Titre : Blueberry – Tome 12 – Le spectre aux balles d’or

Scénariste : Jean-Michel Charlier
Dessinateur : Jean Giraud

Édition : Dargaud (1972)

Résumé :
En 1868, malgré la menace de bandes apaches, Blueberry et MacClure parcourent un désert de l’Ouest américain pour arrêter « Prosit » Luckner, un meurtrier à la recherche d’une fabuleuse mine d’or.

Leur prisonnier Wally Blount, un tueur sans scrupule, forge lui aussi des plans pour mettre la main sur la mine. Tous les quatre s’enfoncent dans la mesa du Cheval mort, ignorant qu’un « spectre aux balles d’or » la protège.

Critique :
La quête de l’or n’est pas terminée, et même si on s’en rapproche tout doucement, on n’est pas sûr d’y arriver en entier !

Dans le tome précédent, on avait tiré l’outre à alcool qu’est Jimmy McClure d’un mauvais pas, dézingué un gros connard d’enfoiré de sa mère et blessé l’autre.

Voilà maintenant Blueberry, Jim McClure et Wally (un des enculé de chasseurs de primes) à la poursuite de Prosit Lückner qui compte bien mettre la main sur l’or et se le garder pour lui tout seul.

Véritable course-poursuite à cheval, le gibier devenant parfois le chasseur ou le chasseur devenant gibier, le tout sous les attaques violentes de Apaches menés par Petite Lune, nos amis progressent dans ce désert toujours aussi impitoyable à la vitesse de rats morts, assoiffés qu’ils sont, épuisés aussi.

— Brrr ! ces mines sont sinistres ! Je suis sûr que c’est plein de fantômes.
— Bah ! ton haleine parfumée au whisky les fera fuir.

Et quand tout ce petit monde retrouve ce salopard de magouilleur de Prosit Lückner (ça rime), faudra toujours garder un oeil sur lui car maintenant, nos deux amis voyagent avec deux serpents à sonnettes (rattlesnake) !

Pour celui ou celle qui aime avoir du texte dans sa bédé, il va être servi car il y a tellement à lire que ces 54 pages donnent l’impression d’en faire 62, tant on met du temps à arriver au bout.

Non pas que c’est compliqué à lire, juste que les auteurs ne se sont pas contentés de dessiner des p’tits Mickeys, mais ils ont ajouté des placards de textes et vous en aurez pour vos sous, croyez-moi !

Bon, parfois, ils auraient pu s’abstenir de mettre du texte à des situations qu’on était tout à fait capable de comprendre de par nous même, sauf si nous ne possédons pas de cerveau, mais bon, je suis une habituée de Blueberry et j’ai toujours ma dose de lecture une fois que j’en termine un.

Du tout bon, du tout grand, de l’excellence faite bédé, tout simplement.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Blueberry – Tome 11 – La mine de l’Allemand perdu : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud

Titre : Blueberry – Tome 11 – La mine de l’Allemand perdu

Scénariste : Jean-Michel Charlier
Dessinateur : Jean Giraud

Édition : Dargaud (1972)

Résumé :
En 1868, en Arizona, le lieutenant Blueberry, qui assure à titre provisoire les fonctions de marshall d’une petite ville frontière, traque dans le désert un escroc et un meurtrier, « Prosit » Luckner, qui recherche une mine d’or légendaire, située au cœur des monts de la Superstition, la montagne sacrée des Apaches.

Il doit tout à la fois venir à la rescousse de son vieux complice, Jimmy MacClure, qui s’est laissé prendre aux rêves de richesse que lui a fait miroiter l’escroc, barrer la route à deux tueurs sans scrupule attirés eux-aussi par la mine d’or et échapper aux pièges du désert comme aux attaques des guerriers apaches.

Petit Plus : La Mine de l’Allemand perdu est le onzième album de la série de bande dessinée Blueberry de Jean-Michel Charlier (scénario) et Jean Giraud (dessin).

Publié la première fois en 1972, c’est le premier du cycle de l’or de la Sierra (deux tomes).

Cet album et le suivant, « Le Spectre aux balles d’or », ont également été publiés dans le diptyque « Les Monts de la Superstition ».

Il serait inspiré par le western « L’Or de MacKenna » sorti en 1969, ainsi que par la légende américaine de la mine d’or du Hollandais perdu et du roman de James Oliver Curwood « Les Chasseurs d’or. »

Critique :
Cela faisait longtemps que je n’avais plus vidé une bouteille de gnôle avec ce rascal d’outre à alcool qu’est Jimmy MacClure ! J’avais le gosier sec, il était temps que je m’abreuve à une série western plus réaliste que Lucky Luke.

Mike Blueberry a été nommé shérif intérimaire de la petite ville de Palomito et voilà qu’il a un drôle de gugusse qui atterrit dans sa prison : le baron Werner Amadeus von Luckner, digne descendant de l’une des plus illustres familles de la maison de Prusse !

Cet énergumène que l’on surnomme « Prosit » se dit être un ex-élève officier aux cadets de la Garde Impériale, docteur en médecine et en théologie, présentement ingénieur géologue.

Nous comprendrons qu’il est aussi un véritable escroc, une pitoyable enflure, un menteur patenté et pathétique, un roublard, un salaud de première classe et un embobineur de classe mondiale.

Dans ce diptyque qui se poursuivra avec « Le spectre aux balles d’or », les auteurs nous plongent dans une petite ville remplie de sable, de caillasses avant de nous balader dans un désert impitoyable, avec peu d’eau et des serpents à sonnettes humains.

Leur tout de force ? Avoir réussi à créer un personnage de la trempe de Prosit, le genre de type qu’on a envie de frapper, un mec qui se pavane avec une carabine en main, mais qui geint comme une gonzesse lorsque les rôles changent et qu’il se tient du mauvais côté du revolver (ou de Winchester).

Nous y ajouterons deux vautours, des rattlesnake digne de ce nom, des Apaches et une mine d’or qui, si elle existe, se trouverait sur la Mesa du Cheval Mort, dans les Monts de la Superstition, lieu sacré pour les indiens.

Ça va dépoter grave, accrochez-vous au pommeau de votre selle, perdez pas votre eau et gardez votre flingue dressé…

Blueberry est de la veine des westerns réalistes, où le héros souffre, en voit de toutes les couleurs et où tout tourne mal souvent pour lui, à la différence d’un Lucky Luke, mais bon, les deux hommes qui tirent très vite n’évoluent pas dans le même milieu.

Blueberry, c’est sombre, violent, les couleurs oscillent dans des tons jaunes ou très sombre et en lisant un album, croyez-moi, vous en aurez pour votre argent car ça ne se lit en deux coups de cuillère à pot !

C’est 48 pages de concentré du meilleur de ce qui se fait de mieux, ça se déguste, ça se lit en douceur, faut bien mâcher pour ne pas avaler de travers et prendre ensuite le temps de digérer cette grosse pièce car on est face à un scénario travaillé, en béton armé, du lourd, du tout bon.

Et ça se poursuivra dans la suite où là, on monte encore d’un cran dans la densité de ce qui se déroule dans ses pages, à tel point que vous vous croirez dans un 62 pages !

Au fait… s’il vous plaît, oubliez le film de Jan Kounen avec Vincent Cassel dans le rôle de Blueberry, ce film bien que s’inspirant de ce diptyque, ne vaut pas un pet de chien.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Lucky Luke – Tome 3 – Dalton City : Morris & René Goscinny

Titre : Lucky Luke – Tome 3 – Dalton City

Scénariste : Morris
Dessinateur : René Goscinny

Édition : Dargaud (1969) / Lucky Comics (2000)

Résumé :
Dean Fenton raconte, en prison, comment sa ville, Fenton Town, est devenue le paradis des despérados, juste avant qu’il se fasse arrêter par Lucky Luke et soit mis en prison. Les Dalton sont très intéressés par cette histoire.

Après une erreur du télégraphiste, Joe est libéré pour bonne conduite. Celui-ci fait évader ses frères afin de fonder Dalton City sur les ruines de Fenton Town.

Critique :
Gamine, j’appréciais cet album qui semblait se lâcher un peu car on y trouvait des danseuses un peu plus olé-olé que durant l’ère du terrible éditeur Dupuis, grand catholique devant l’Éternel (qui devait être son berger) et qui avait enserré le duo Morris-Goscinny dans un carcan de moralité (et les autres auteurs de son écurie aussi).

♫ Libérés, délivrés ♪ ont-ils sans doute chanté, nos deux hommes en passant chez Dargaud et en pouvant écrire ENFIN une aventure sans contraintes morales.

Moi, j’ai plutôt envie de chanter une chanson de Bourvil… ♫ Tout ça n’vaut pas, un vieil album des éditions Dupuis ♪ car si Goscinny se sentait entravé par les règles de bonnes morales à respecter et des sujets qui ne pouvaient être abordés (sans compter que les femmes ne pouvaient avoir de fortes poitrines – pas de poitrine du tout, même), on ne peut pas dire qu’une fois avec la bride sur l’encolure, il nous ait sorti un truc de ouf.

En fait, cet album souffre de son format de 44 pages, là où un 62 pages aurait permis de développer un peu plus l’histoire, de l’étoffer, de lui donner de l’épaisseur à défaut de ce fatras de choses qui ont l’air d’être un peu précipitées.

Déjà la victoire de Lucky Luke sur Dean Fenton est rapide, sans devoir trop de battre avec les desperados de Fenton City, et même si le fait que c’était tous des coyote qui ont rendu les armes quand le coyote de Fenton a été battu, je trouve la chose un peu rapide tout de même.

Il en ira de même avec le sabotage de Dalton City qui va un peu trop vite à mon goût et ne permet pas de développer les magouilles des frères Dalton, ni celles de Lucky Luke pour les faire tomber.

Si le scénario est un peu creux et que les personnages ont l’air de ne pas être là, que ce soit le fidèle et stupide Rantanplan ou l’imbécile d’Averell Dalton qui nous offre une prestation en-deçà de celle que nous avons l’habitude, on ne peut pas dire que Morris se soit foulé le poignet avec ses dessins car les expressions faciales de Lucky Luke sont réduites à une peau de chagrin.

Le seul qui remonte un peu dans sa profondeur, c’est William Dalton (un des frangins du milieu), Goscinny ayant voulu lui donner un peu plus de présence, car autant lui que Jack en ont très peu dans les différents albums, les deux les plus emblématiques étant le plus petit (Joe) et le plus grand (Averell).

Une bonne idée qui aurait méritée de continuer à être plus développée ensuite, si de ce fait, les autres n’avaient pas été en retrait ou l’ombre d’eux-mêmes.

Au final, j’étais moins critique lorsque j’étais gosse !!

Si nous avions été face à un album de Lucky Luke scénarisé par un autre que le talentueux Goscinny, je lui aurais accordé un bon 3,5/5, mais devant un tel gâchis de talent, je ne peux que lui donner un pauvre 2,5/5 !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Lucky Luke – Tome 11 – Lucky Luke contre Joss Jamon : Morris & René Goscinny

Titre : Lucky Luke – Tome 11 – Lucky Luke contre Joss Jamon

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Morris

Édition : Dupuis (1958)

Résumé :
La guerre de Sécession vient de se terminer. Le Sud a perdu. Quelques hommes devront s’organiser pour vivre en temps de paix. Certains seront hors la loi. C’est le cas de la bande à Joss Jamon. Elle est composée de Pete l’indécis, Jack le muscle, Joe le peau-rouge, Sam le fermier, Bill le tricheur et leur chef : Joss Jamon.

Ils vont semer la terreur dans plusieurs villes de l’Ouest. mais leur route va croiser celle d’un cow-boy solitaire, le non moins célèbre Lucky Luke.

Critique :
La guerre de Sécession a cessé, c’est sûr, et lorsque la paix fut venue, 6 gars se trouvèrent dépourvus. Tous les six avaient des sales mines et vous n’auriez pas aimé être leur voisine.

Une fois de plus, dans ce vieil album qui date de l’époque de mon papa (édition originale de 1958), le nom du scénariste Goscinny n’est pas crédité sur la couverture.

Pourtant, on y retrouve bien sa patte, son talent dans les dialogues, dans les situations cocasses et drôles et surtout sa manière de fustiger la poltronnerie collective : tous ces gens qui n’osent rien faire, attendant que les autres fassent le premier pas, ces gens qui râlent sur le pouvoir mais n’osent pas aller contre lui.

La bande de Joss Jamon est une sale bande composée d’un Monsieur Muscle en la personne de Jack, d’un « je retourne ma veste » en la personne de Pete L’Indécis, un taiseux scalpeur du nom de Joe Le Peau Rouge, nous avons aussi une erreur de la nature en la personne de Sam Le fermier, nous avons Bill Le Tricheur et le grand chef, le plus rascal de tous, Joss Jamon, qui veut toute la ville pour lui, rien que pour lui.

Avec humour, Morris & Goscinny mettent en place une bande de chacal qui n’hésitent devant aucune vilénie pour prendre possession de sa ville en commençant par prendre sa banque, son saloon, ses pompes funèbres, pour finir par forcer les gens à voter pour eux, comme ils les avaient forcé à déposer leur argent dans leur banque.

C’est aussi dans cet album que nous découvrirons les futurs remplaçants des véritables frères Dalton : Les cousins Dalton, même si nous ne savons pas encore qu’ils seront plus bêtes que méchants.

Nous avons aussi, parmi les despérados, Calamity Jane, que nous retrouverons dans l’album N°30 (mais en personnage sympa là) et le terrible Billy The Kid, avec un soucis puisque dans cet album, il est adulte, ce qui est normal, mais que nous le retrouverons dans le tome N°20, en version sale gamin… Comprenne qui pourra.

Par contre, c’est en lisant le hors-série consacré par Le Vif L’Express à Lucky Luke (publié auparavant par le magazine Lire) que j’ai appris que la tête de Pete L’Indécis était celle de René Goscinny ! Nom de Zeus, je n’avais pas fait le rapprochement !

Si cet hors série consacré au poor lonesome cow-boy m’a appris qu’une cade de l’album « Hors-La-Loi » avait été censurée, ce n’est pas ce magazine qui m’a expliqué qu’il y a eu de la censure aussi dans « Joss Jamon » et que l’ironie de Goscinny était mal passée car l’éditeur avait peur que les enfants ne pensent qu’on faisait l’apologie du banditisme et donc, elle fut jugée contraire aux bonnes moeurs….

— Devenons bandits ! Il y a ici des hommes de valeur pouvant faire la fortune de toute entreprise malhonnête !

— À cheval, mes braves ! L’avenir est à nous !…

Non, cette info je l’ai apprise en allant lire l’excellente critique de Nastasia-B sur Babelio ! J’ai appris aussi que l’édition belge (celle que je possède) différait de l’édition française car dans mon édition, il est noté, sur la première page, à propos de la bande de Joss Jamon « six hommes ont été démobilisés après la Guerre de Sécession » et Nastasia m’apprend que la version française appuie bien sur le fait que ce sont « six sinistres individus ».

Comme quoi, on en apprend tous les jours et je déplore que le hors-série consacré à Lucky Luke ne parle pas plus de la censure de l’époque et de toutes ces petites anecdotes par album (ok, le magazine aurait l’épaisseur d’un annuaire téléphonique).

Un album où la silhouette de Lucky Luke commence à s’esquisser, mais pas celle de Jolly Jumper qui est toujours aussi filiforme, un album rempli de cases monochromes, marque de fabrique de la collection Dupuis, un album où Lucky Luke devra affronter une bande de sales chacals (on dit des chacaux ?), une population couarde, des gens qui veulent vous pendre et vous juger après.

Un album que j’adore, possédant de l’humour et de l’action, sans compter qu’il fait la nique aux tyrans de tous poils, qu’ils soient simples maires de ville ou dirigeants de pays, ces Hommes qui disent que l’État et la loi, ce sont eux !

Le Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

La couverture de l’édition de 1958