Walter Appleduck – Tome 2 – Un cow-boy dans la ville : Fabcaro et Fabrice Erre

Titre : WalterAppleduck – Tome 2 – Un cow-boy dans la ville

Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Fabrice Erre

Édition : Dupuis (2020)

Résumé :
Son master de cow-boy en poche, Walter Appleduck regagne la ville en compagnie de Billy, l’adjoint du shérif de Dirtyoldtown. Son objectif est désormais que celui-ci s’ouvre aux valeurs modernes et humanistes.

Mais loin de son Ouest sauvage, Billy, homme rustre, macho, grossier et alcoolique, a beaucoup de mal à s’adapter.

Critique :
Walter Appleduck est un être civilisé, cultivé, poli, instruit, ouvert d’esprit et aux autres cultures.

Puisque son stage à DirtyOldTown  est terminé, il invite l’adjoint au shérif, Billy, dans la grande ville.

Billy, l’adjoint, est le négatif de Walter : il est grossier, bourru, impoli, imbuvable, raciste, con, gaffeur, macho, crétin, inculte, rustre,… n’en jetez plus !

Anybref, pour arriver à ouvrir l’adjoint du shérif aux valeurs humanistes et modernes, faut se lever très tôt le matin.

On prend les mêmes, on recommence, mais on inverse l’histoire : après le citadin qui débarquait dans la ville de l’Ouest, voici le bouseux délicat de la gâchette qui arrive en ville. Changez de trottoir !

Ce que j’apprécie dans cette bédé, c’est le ton décalé, déjanté, utilisé par les auteurs, que se soient dans les dessins ou dans les dialogues.

Lorsque l’on est attentif, on remarque des petits détails amusants dans les cases, comme ces chevaux devant un grand hôtel qui portent les insignes Rolls-Royce et Ferrari. Il y en a plein, à vous de les découvrir.

Billy est un personnage qu’on n’a pas envie de trimbaler derrière nous tant il est un crétin fini mais il est drôle et ses péripéties avec le bandit Rascal Joe sont des plus hilarantes. Le tout est à prendre au second degré, bien entendu.

C’est corrosif, sous le couvert d’humour, les auteurs taclent notre société de consommation, l’art, les restos gastronomiques, le racisme… Tout y passe à la moulinette de l’humour noir et des running gags avec Rascal Joe.

Scénario déjanté avec des dessins cartoonesques (qui va bien au ton de la bédé), cette bédé est parfaite pour rire un bon coup, pour se détendre le corps et l’esprit ou pour se changer les idées si on broie du noir.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°74] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Walter Appleduck – Tome 1 – Cow-boy stagiaire : Fabcaro et Fabrice Erre

Titre : Walter Appleduck – Tome 1 – Cow-boy stagiaire

Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Fabrice Erre

Édition : Dupuis (Février 2019)

Résumé :
Walter Appleduck est un jeune homme cultivé, poli et bien éduqué qui fait un « master cowboy ». Le shérif de DirtyOldTown et son adjoint Billy ont accepté de le prendre en stage pour lui apprendre les rudiments du métier.

Critique :
Le panneau à l’entrée de la ville de DirtyOldTown est clair et net : « Étranger, ici on n’aime pas trop les étrangers ».

Pourtant, vous auriez tort de passer votre chemin car la ville de DirtyOldTown vaut le détour, surtout ses habitants.

D’accord, le shérif ne fout rien, on s’évade facilement de la prison, Rascal Joe vous le dira et son adjoint, Billy est l’archétype du type rustre, macho, grossier, misogyne, violent, alcoolique, bas du front, xénophobe, arriéré, fermé, ethnocentré, opportuniste, conservateur et aux idées dangereusement fascisantes. Dixit Miss Rigby que Billy drague comme un manche.

Mais nom d’un colt chargé, qu’est-ce qu’on se marre avec l’adjoint Billy ! Parce que même si c’est un xénophobe bas de plafond, il fait rire tellement il est crétin.

J’avais découvert cette bédé dans l’hebdo Spirou et j’avais déjà ri. La relire m’a fait encore plus rire car j’ai remarqué des tas de petits détails dans les dessins que je n’avais pas aperçu lors de ma première lecture.

Fabrice Erre, le dessinateur, a le sens du détail. Par contre, son trait à lui, c’est les gros yeux, l’absence de coudes (il ne sait pas les dessiner) qui donne des bras tout mous et les doigts aussi, quant aux chevaux, on ne va pas en parler car je n’ai jamais vu un équidé galoper de la sorte.

Ailleurs, je hurlerais, mais pas dans une bédé humoristique qui utilise tous les codes du western tels que les duels, les attaques de banques, de diligence, des Indiens, l’arrivée du télégraphe, la poursuite d’un hors-la-loi tout en les détournant pour les mettre parfois à la sauce moderne.

Le pauvre Walter Appelduck qui vient en tant que stagiaire va découvrir un monde qu’il ne suspectait pas… Lui qui rêvait d’authenticité pour sa thèse, il va souvent être surpris et les lecteurs aussi, pour notre plus grand plaisir.

Détourner les clichés des western pour en faire une critique acide et drôle de notre société, fallait y arriver. Pari réussi pour ce duo qui m’a fait rire devant tant de situations folles, délirantes, dingues, drôles, le tout à la sauce un peu acide car c’est traité de manière intelligente, même sous couvert d’humour bête.

Le fait d’avoir des références de notre monde dans celui du far-west, comme le magazine people Cowser, les émojis dans les télégrammes, une cuisine équipée ou autre ne choque pas.

Anybref, voilà une bande dessinée intelligente, drôle, caustique, qui, tout en respectant les codes western les détourne pour tacler notre société de consommation, l’égalité des sexes, les préjugés, le racisme, la politique, la liberté de presse, la privatisation des sociétés, le travail non payé…

Rions de nos travers et faisons-le intelligemment. Une bédé qui, malgré ses dessins « gros nez », vole beaucoup plus haut qu’on ne pourrait le penser, au premier abord.

Le Shérif : — Que se passe-t-il ?!
Le conducteur du convoi : — Le convoi a été attaqué par des Indiens ! Alors qu’on passait tranquillement au milieu de leur village en écrasant tout…
Le Shérif : — Saletés de bougnoules à plumes !
Walter : — C’est un peu raciste de dire ça, non ?
Le Shérif : — Hein ? Mais non je suis pas raciste.. J’ai même un ami qui a des poules avec des plumes… Non vraiment, c’est pas mon genre…
Walter : — Ah, ben vous me rassurez, parce que les Indiens sont des êtres humains à la culture ancestrale foisonnante qui, pour être différente de la nôtre, n’en est pas moins riche et variée !…
Le Shérif : — « Des êtres humains », hu hu hu…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°50] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Six-coups – Tome 2 – Les marchands de plomb : Anne-Claire Thibault-Jouvray et Jérôme Jouvray

Titre : Six-coups – Tome 2 – Les marchands de plomb

Scénaristes : Anne-Claire Thibault-Jouvray et Jérôme Jouvray
Dessinateur : Jérôme Jouvray

Édition : Dupuis (2020)

Résumé :
Pauvre Eliot, déjà que son père le shérif l’oblige à porter un revolver du haut de ses 10 ans, le voici maintenant nommé adjoint et affublé d’une étoile.

Dans une ville où la moindre embrouille de saloon finit en duel, l’arrivée de monsieur Johnson met le feu aux poudres.

Ce riche armurier sans scrupules alimente la peur pour vendre sa camelote jusqu’à armer les enfants à l’école.

Une comédie western à la fois décalée et engagée pour réfléchir sur le problème des armes et de la violence.

Critique :
Comment parler du danger des armes à feu de manière amusante ?

Cette bédé y est arrivée avec brio, avec humour et sans que le lecteur ne s’embête car il y a du rythme et intelligent.

Les lobbys des armes sont prêts à tout pour vous en vendre et les auteurs nous le prouvent d’une manière très drôle, très simple, mais si juste.

Pas de manichéisme dans les deux camps (les pro et les contre), tout le monde aura la parole et pourra y aller de sa petite phrase assassine ou encourageante sur ce qu’il/elle pense des armes à feu.

Ce deuxième tome met en avant les femmes, ces épouses qui, pour leurs hommes doivent rester à leurs fourneaux et ne pas faire de vagues, ne pas se mêler des armes et surtout, ne pas gêner le commerce de monsieur Johnson qui vend des armes pour tout le monde et qui n’hésite pas à corrompre le maire ou le shérif.

Un récit dynamique, où le pauvre Eliot ne sait plus trop où donner de la tête, lui qui, à 10 ans, est obligé de porter un revolver parce que père, le shérif, l’oblige et qui, maintenant, est devenu adjoint et doit récupérer Albert le braqueur qui tente de s’évader…

C’est une bédé jeunesse mais qui aborde des thèmes pour les adultes là où les enfants ne verront que du burlesque. Double lecture.

Si vous voulez vous amuser un peu avec le marketing sauvage, les malversations, la corruption, le séduction, les magouilles afin de vous pousser à acheter des armes, les pendaisons publiques, la justice qui fait n’importe quoi, le shérif qui n’écoute jamais son fils, le women power, le tout sur un ton jamais moralisateur, n’hésitez plus !

Une chouette bédé western pour les plus jeunes mais pas que puisque les adultes peuvent la lire car sous le couvert du burlesque et de l’humour, les messages sont intelligents et bien mis en scène.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°43] et Le Mois Américain – Septembre 2020 – Chez Titine et sur Fesse Bouc.

Six-coups – Tome 1 – Le crash de monsieur Crunch : Jérôme Jouvray et Anne-Claire Thibault-Jouvray

Titre : Six-coups – Tome 1 – Le crash de monsieur Crunch

Scénariste : Jérôme Jouvray et Anne-Claire Thibault-Jouvray
Dessinateur : Jérôme Jouvray

Édition : Dupuis (2019)

Résumé :
Que feriez-vous si vous aviez dix ans et que vous veniez d’avoir un revolver pour votre anniversaire alors que vous n’aimez pas les armes ?

C’est tout le problème d’Eliot, fils du shérif de la ville, qui n’arrive pas à faire comprendre à son père qu’il n’est pas un as de la gâchette.

En même temps, force est de reconnaître que même lorsqu’il tire n’importe où, il atteint toujours sa cible ! Ce n’est d’ailleurs pas son seul problème.

Un autre, et non des moindres, s’appelle Bianca. Camarade de classe – si elle se donnait la peine de venir suivre les cours -, elle aime tout ce qu’Eliot déteste : l’aventure, les revolvers, la bagarre, enquêter, suivre des bandits…

Elle a d’ailleurs un talent rare pour entraîner Eliot dans des situations dangereuses.

Critique :
C’est dans l’hebdo Spirou que j’avais découvert cette série western comique, moins caustique que la série « Lincoln » du même auteur.

C’est une série jeunesse, autrement dit, peu de sang, pas de morts violentes mais de l’humour, du burlesque, de l’absurde et de la fraîcheur grâce à ses personnages.

Nous sommes dans une ville où toutes les mémés sont armées car toutes copines avec le shérif, ce qui ennuie les deux bandits qui tentent vaille que vaille de braquer l’épicerie ou de voler des gens sur le quai, grâce à un magicien qui préfère faire disparaître l’alcool dans son gosier.

On a beau être dans une bédé jeunesse, les auteurs n’ont pas oublié de faire passer des messages sur les armes à feu, sur le progrès qui va trop vite et d’ajouter à Eliot, le fils du shérif qui n’aime pas les armes à feu celui de Bianca, une gamine issue d’un milieu pauvre et son paternel a la main lourde dès qu’il est saoul.

— La photographie est un processus lent et minutieux ! Aujourd’hui, tout le monde est pressé, on ne prend plus le temps de bien faire les choses, c’est une calamité ! Déjà que le télégraphe est en train de remplacer nos belles lettres écrites à la plume, mais vous avez entendu parler du téléphone ? Une soi-disant formidable invention ! Mais qui sait dans quoi nous sommes en train de nous fourvoyer au nom de votre progrès ?

Les dessins sont tous en rondeur, les tons jaunes chaleureux et cette bédé se lit toute seule, le sourire aux lèvres car le burlesque est de sortie et il va bien à l’univers créé par les auteurs.

Un univers de western humoristique où les enfants sont les héros et où les adultes ne les écoutent jamais.

Une bédé western jeunesse plaisante et agréable à lire, sans se prendre la tête. Cela m’a fait plaisir de replonger dedans et de la relire d’une seule traite et non pas étalée sur plusieurs semaines.

PS : je suis fan du petit cochon nommé Lardon qui suit Bianca comme un chien…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°31] et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°27].

Jusqu’au dernier : Jérôme Félix & Paul Gastine


Titre : Jusqu’au dernier

Scénariste : Jérôme Félix
Dessinateur : Paul Gastine

Édition : Bamboo Edition (30/10/2019)

Résumé :
L’époque des cow-boys tire à sa fin. Bientôt, ce sont les trains qui mèneront les vaches jusqu’aux abattoirs de Chicago.

Accompagné de Benett, un jeune simplet, Russell a décidé de raccrocher ses éperons pour devenir fermier dans le Montana. En route, ils font halte à Sundance.

Au petit matin, on retrouve Benett mort. Le maire préfère penser à un accident plutôt qu’à l’éventualité d’avoir un assassin parmi ses concitoyens et chasse Russell de son village.

Mais le vieux cow-boy revient à la tête d’une bande d’Outlaws pour exiger la vérité sur la mort de Benett…

Critique :
Le western a toujours été mon dada et je suis gâtée au niveau films, séries ou bédés. Problème : comment se démarquer des autres western ?

En proposant une bédé qui en respecte les codes mais qui surfe sur du moins habituel : la fin des convoyeurs de vaches suite à l’arrivée des gares et du chemin de fer un peu partout.

La fin d’une époque. Le début d’une nouvelle ère.

La première chose qui frappe, dans ce one-shot, ce sont les dessins. Ils déchirent leur race !

Les détails sont présents, affinés, bien dessinés et les couleurs sont somptueuses, mettant en valeur les paysages grandeur nature traversés par nos cow-boys et leur troupeau.

Le Monde change et si les gens ne changent pas avec, ne s’adaptent pas, ne montent pas dans le train, ils finiront sans boulot, les poches vides. A contrario, certains se sont déjà adaptés et ils ressemblent soit à des esclaves pataugeant dans la merde et sous les ordres d’un patron infâme, soit il font hors-la-loi.

À Sundance, soit la ville paie pour avoir le chemin de fer, soit elle le laisse passer et elle crèvera à petit feu. Il faut aussi qu’elle ait une réputation sans taches, que la ville et ses habitants soient plus pur que la Vierge Marie elle-même.

Dans ce western, le feu est mis aux poudres à la mort de Benett, le jeune gamin adopté par Russell. Crime ou accident ? L’un où l’autre, ça met Russell dans une rage folle et ses exigences sont simples : qu’on lui livre l’assassin sinon il mettra la petite ville à feu et à sang.

Le battement d’ailes de papillon qui a eu lieu lors de la mort de Benett, alors que Russell et son adjoint Kirby vidaient leur colt auprès de deux femmes, va déclencher un tsunami dont chaque vague sera plus forte que la précédente et noiera tout.

Violent, âpre, sombre. Le titre n’aurait pas pu être mieux trouvé car il correspond bien à l’album.

J’ai vibré, j’ai serré les fesses, j’ai supplié le scénariste de me donner la fin que je souhaitais, la plus belle, mais il m’a répondu que nous étions dans un western sombre, pas dans un Lucky-Luke et qu’il fallait payer les conséquences de ses actes, de sa folie, de son entêtement, comme on doit payer ses impôts.

Putain, la facture était salée, horrible, elle fait mal au bide car on voit tous les événements s’enchaîner comme s’ils étaient pris dans un engrenage super bien huilé. Le pan de votre robe s’est pris dedans et la machine voit broie, vous et tous les autres dans votre entourage.

Un western crépusculaire, comme un glas qui sonne dans le lointain, annonçant la mort des cow-boys, la mort des convois et l’urgence d’obtenir la gare dans sa ville.

Qui ne dit mot consent… Après ça, j’étais sur les rotules. Bien plus réaliste de la nature Humaine que mon happy end désiré. Normal, personne n’est tout à fait un innocent, ou un gentil, hormis Benett.

Le Diable était même tapis dans le coin, il avait les cheveux gominés et il a poussé tout le monde sur le chemin de l’enfer à coup de petites phrases bien plus assassines que toutes les balles de colt.

Cet album était un one-shot, il fait 70 pages en grand format car il aurait été impossible de condenser tout ça dans un 48 pages habituel, malgré tout, une suite ne  serait pas une mauvaise idée afin de savoir ce que va devenir Tom : un justicier ou un taiseux ?

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°167, le Mois du Polar chez Sharon (Février 2020) [Lecture N°12] et Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

Lucky Luke – Tome 29 – Des Barbelés sur la prairie : Morris & René Goscinny

Titre : Lucky Luke – Tome 29 – Des Barbelés sur la prairie

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Morris

Édition : Dupuis (1967)

Résumé :
Felps, agriculteur, voit régulièrement les troupeaux de Cass Casey traverser ses champs de salade et, pour les protéger, entoure ses terres de barbelés. Casey considère ça comme une provocation. Lucky Luke tente alors de les réconcilier.

Critique :
Impossible de se lasser des aventures de Lucky Luke lorsqu’il était publié chez Dupuis et que le tandem Morris/Goscinny était au faîte de sa créativité.

Les suivants peuvent (presque) tous aller se rhabiller, personne n’arrive à la cheville de Goscinny.

Malgré le fait qu’il ne pouvait pas user de ses jeux de mots merveilleux, il arrive à déployer une histoire drôle, amusante, plaisante, et bourrée d’humour alors que nous sommes face à un conflit qui, dans la réalité, dû être plus sanglant ou du moins, plus violent.

Imaginez des troupeaux entiers de bovidés passant sur la Prairie à leur guise, au gré de leurs pas puisque la prairie appartenait à tout le monde et que les vaches broutaient là où elles avaient envie.

Et puis, au milieu de ses éleveurs se coula des fermiers qui n’avaient pas envie que des ruminants vinssent brouter leurs fleurs, leur gazon, leurs légumes. Donc, que firent-ils pour détourner l’immense troupeau ? Ils mirent des barbelés sur la prairie…

Horreur, effroi, autant y foutre de la dynamite, cela eut été moins dangereux ! Sauf si vous avec Lucky Luke à vos côtés…

Presque une lutte des classes, la lutte que les fermiers vont opposer aux éleveurs bovins sera épique (normal, le barbelé, ça pique) et collégiale.

Cash Casey, gros éleveur qui mange viande, qui pense viande, qui est viande refuse que l’on empêche ses vaches de pâturer partout et Vernon Felps aura bien besoin de l’aide de notre cow-boy pour faire respecter son titre de propriété.

Tout est bon prétexte pour faire de l’humour dans les cases, les dessins sont épurés, les couleurs aussi, puisque ça devait coûter cher de colorier correctement et on se retrouve encore et toujours avec des cases pourvues de la même couleur, comme sur la couverture qui ne brille pas par les différents coloris de la prairie.

Mais oublions la moche couverture car dedans, c’est de la balle, de la pépite d’or, de l’excellence scénaristique et cet album fait partie de la catégorie des meilleurs, de la classe des plus fins, bref, la grande classe !

Sur la prairie, on pourrait presque entendre chanter ♫ c’est la lutte finale, groupons-nous et demain, les éle-veurs de va-a-a-ches, seront r’légués plus loin ♪ À bas les bouffeuses de foin ♪

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°66, Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Le Western : Christophe Champclaux & Linda Tahir Meriau (préface de Jean-François Giré)


Titre : Le Western

Auteurs : Christophe Champclaux & Linda Tahir Meriau (préface de Jean-François Giré)
Édition : Le Courrier du Livre (30/10/2015)

Résumé :
De la fin des années 1930 jusqu’à la fin des années 1960, le western a constitué l’un des genres cinématographiques les plus populaires à travers le monde. D’abord méprisé par la critique et les grands cinéastes, le western a acquis au fil du temps la maturité d’un genre cinématographique majeur.

Cet ouvrage retrace en texte et en images toute l’histoire du genre du début du XXe siècle jusqu’aux films et aux séries TV les plus récents, en s’attardant naturellement sur l’âge d’or des années 1950 et 1960.

Toute l’ histoire du western, de 1950 à nos jours.
Les westerns de Clint Eastwood, en accordant une importance égale à l’oeuvre de l’acteur qu’à celle du réalisateur.

Une interview inédite de Budd Boetticher, maître de l’âge d’or du Western.

Les Territoires du Western, un photo reportage exclusif sur les traces de John Ford et Sergio Leone.

De nombreuses illustrations et photographies exceptionnelles dont certaines très rares, issues de la photothèque personnelle des auteurs.

Un DVD proposant un classique du genre, La Vallée de la vengeance (1951), réalisé par Richard Thorpe, interprété par Burt Lancaster, Robert Walker et Joanne Dru, accompagné de deux documentaires : Petite histoire du Western et John Wayne, la piste d’un géant.

Critique :
Sans être indigeste, ce beau livre se déguste avec un carnet de note à ses côtés pour noter les westerns que les auteurs vous recommandent.

Le western est-il mort ? Moribond ? Pourquoi durant tout un temps on n’en a plus vu au cinéma ?

Vous le saurez en le lisant, tiens !

De belles images tirées des westerns célèbres (ou moins) agrémentent ces pages et le texte n’est pas trop conséquent pour que vous en ayez marre.

Je dirais que les auteurs ont su trouver le juste milieu entre le poids des mots et la beauté des photos.

La petite histoire du Western se divise en deux catégories : ceux qui ont un revolver chargé et ceux qui creusent…

Oh pardon, j’ai encore Blondin dans la tête… Le livre se divise en deux parties, à ma gauche, l’histoire du western, racontée très agréablement par Christophe Champclaux et à droite, les westerns du beau Clint Eastwood (raconté par Linda Tahir Meriau).

Pour ma part, j’ai lu en suivant, passant de l’histoire du western à celle de Clint, sans que cela me pose problème.

D’ailleurs, je me suis couchée moins bête après cette lecture car j’ai appris que le livre de Céline « Voyage au bout de la nuit » faisait partie des sources discrètes du film « Le bon, la brute et le truand » puisque dedans, Louis-Ferdinand Céline traduisait son dégoût des tortures et des massacres légalisés par la guerre, comme nous le voyons dans la célèbre scène de la bataille entre les Sudistes et les Nordistes et qui fera dire à Blondon : Je crois que je n’ai jamais vu autant d’hommes crever  en même temps ».

Ce que le peuple américain ne sait pas, c’est que la campagne du Nouveau-Mexique qui eut lieu entre février et avril 1860 et menée par la général Sibley (Confédéré) et le colonel Canby (Union) avait pour objectif le contrôle des mines d’or du Texas.

L’Union était financée par les banquiers de Londres et la Confédération par la Bourse de… Paris ! Et les banquiers, ça aime qu’on les rembourse. Tout le monde se fout que ce soit le sang des hommes contre l’or des investisseurs.

Anybref, ce livre nous parle de Western et il le fait bien, sans nous en causer ad nauseam, sans nous inonder de faits inutiles ou de choses négligeables.

Écrit pour nous le faire vivre, pourvu de quelques petites anecdotes de cinéma, ce livre est une mine d’or pour celui ou celle qui aime le genre et qui voudrait aller à la rencontre de films moins connus ou qui semblent être dépassés de nos jours.

Il y a du texte, des belles images, des belles affiches et on en apprend un peu plus sur ce genre qui semble être mort alors qu’il ne l’est pas, la preuve avec des séries western de bonne qualité et qui ont marché.

Bon, va falloir que je vérifie si tous les films notés sont dans ma DVDthèque et si non, faudra que j’aille faire un tour chez un grand vendeur de films en tout genre.

Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Lucky Luke – Tome 35 – Jesse James : Morris & René Goscinny

Titre : Lucky Luke – Tome 35 – Jesse James

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Morris

Édition : Dargaud (1969)

Résumé :
Deux détectives, Cosmo Smith et Fletcher Jones, de la fameuse agence Pinkerton (réputée pour passer incognito) viennent quémander de l’aide auprès de ce redoutable cow-boy habile aux armes, cavalier accompli, toujours prêt à secourir le plus faible, la veuve, l’orphelin ou l’opprimé, qui ignore la peur, ce serviteur de la justice aux nerfs d’acier plus connu sous le nom de Lucky Luke (sans oublier son fidèle compagnon sans qui toutes ces aventures ne seraient rien, son cheval Jolly Jumper).

Sa mission est de réussir à expulser du Texas le fameux gang des frères James. Après avoir écumé le Missouri, Jesse James et ses compagnons sont signalés au Texas.

Lucky Luke accepte de s’y rendre et permettre l’arrestation de la bande James.

Critique :
Il y a des tas d’incompréhension dans ma vie et on peut d’or et déjà ajouter le début de cet album où les auteurs nous exposent, en détail, toutes les qualités de Lucky Luke et de Jolly Jumper…

Qu’ils les ajoutent sur la page de garde, comme pour Astérix, ce serait bien pour ceux qui découvriraient la série sans la connaître, mais nous balancer deux pages de ce genre d’intro, je n’en vois pas la raison, si ce n’est que pour meubler.

Autant où les personnages de Billy The Kid, de Calamity Jane ou des Dalton, les vrais ou les cousins, étaient des portraits réussis, autant où celui de Jesse James est mince et ne provoque aucune empathie.

Monsieur voulait jouer à Robin des Bois, voler les pauvres pour donner aux riches, mais dès qu’il donnait l’argent au pauvre, celui-ci devenait riche et donc, Jesse James le braquait à son tour.

De toute façon, la réalité historique est que Jesse James était un voleur, point barre et la légende qui dit qu’il aurait donné de l’argent à une femme pour qu’elle sauve sa ferme de la banque, revolant ensuite cet argent au banquier, est fausse.

Il y avait du potentiel dans ce desperado et son frère qui nous cite Shakespeare à tous ses dialogues, même s’il ne dit que oui ou non. Il y avait du potentiel dans leur cousin, un gros balourd au cerveau léger. Mais on a loupé tout ça et le résultat donne un album mitigé où rien n’arrive à décoller vraiment.

Jesse James et sa bande vont jouer aux honnêtes gens comme le firent une fois les Dalton, mais en moins drôle, les gens de cette petite ville du Texas sont des couards, comme toujours, comme ceux de la ville où sévissait Billy The Kid, mais eux aussi en moins drôle et, comme tous les autres, ils auront un regain de fierté et trouveront leur courage, planqué aux fonds de leurs bottes.

Un album de Lucky Luke qui n’est guère brillant, où le potentiel de Jesse James est galvaudé et où les auteurs donnent l’impression de meubler des pages juste pour dire qu’ils ont rempli le quota nécessaire pour faire un album.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°59, Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Jerry Spring – Tome 03 – Lune d’argent : Jijé

Titre : Jerry Spring – Tome 03 – Lune d’argent

Scénariste : Jijé
Dessinateur : Jijé

Édition : Dupuis (1956)

Résumé :
En mauvaise posture Jerry… six ans plus tôt, une gamine a été enlevée lors d’un raid des Kiowas.

A la demande de son grand-père, Jerry parcourt le territoire de cette nation dans le but de retrouver celle qui avait pour nom Daphné Elliott.

Pas de chance Jerry, car, déguisé en colporteur il est tombé sur un parti de guerriers qui, en plus de lui voler sa marchandises, veulent également lui faire la peau.

Entravé au sol il ne doit son salut qu’à l’intervention inopinée de Pancho.

En fuite tous deux, pourchassés par la meute rouge, ils se dirigent vers le territoire des Dakotas car Jerry n’a pas oublié sa mission.

Critique :
Les Jerry Spring ont souvent un ton assez moralisateur et celui-ci ne fait pas exception à la règle.

Normal, cette série était destinée à la jeunesse et il fallait que tout soit propre et que tout se termine bien, sinon, panpan cucul la censure !

Et panpan cucul Monsieur Dupuis aussi car les aventures de Jerry Spring étaient destinées aussi aux jeunes lecteurs de l’hebdo Spirou.

Mais je ne vais pas bouder mon plaisir, Jerry Spring a enchanté mes lectures jeunesses (piqués dans la biblio de papa) et si j’ai toute la collection, c’est que, dans le fond, j’apprécie la série.

Elle vieillit mal, par contre. Ce qui passait lorsque j’avais 12 ans et même 15, passe moins bien une fois la trentaine dépassée. Le côté naïve romantique est loin, je travaille, j’ai voté mainte et mainte fois et je me suis fait les dents sur ma déclaration d’impôts.

Anybref, je ne suis plus une oie blanche qui est contente que tout se termine bien et surtout, aussi facilement !

Putain, sa mère, comment Jerry et Pancho ont niqué les Dakotas ! Pfouit, ni vu, ni connu, j’t’embrouille ! Et évidemment, ils ne sont pas fait rattraper par les guerriers Rouges dont un devait être plus vénère que ses frères puisqu’on lui soustrayait sa fiancée, Lune d’Argent, cette jeune fille Blanche enlevée il y a 6 ans par les Indiens.

Daphne Eliott pour son richissime oncle bienveillant. Hé oui, tout le monde n’a pas les moyens de retrouver les siens enlevés par les Indiens… Ni Jerry Spring sous la main. Ni une jeune fille qui, après avoir passé 6 ans chez les Indiens, semble se réadapter tout de suite à la vie des Blancs… Heu… Pas réaliste.

Une autre chose qui me chagrine, c’est que, pourvu de grosses cases, cet album ne fait pas l’éloge de la ligne claire : les traits sont épais, peu détaillés et les paysages ne sont corrects que lorsque notre dessinateur ne nous propose pas des gros plans sur les personnages. Même au niveau des couleurs, j’ai déjà vu mieux.

Avec juste trois bandes par page, on dirait que l’auteur/dessinateur n’a rien trouvé d’autre comme solution pour remplir un album de 46 pages.

Jijé, tu ne m’entends plus, mais bon sang, tu aurais pu étoffer un peu ton histoire, lui donner un peu plus de profondeur et ne pas résoudre tout par des deus ex machina.

On tourne en rond au départ et puis, miracle, on tombe sur la jeune fille enlevée qui, toujours un miracle, parle encore l’anglais !

Miracle de nouveau, on arrive à la soustraire aux Indiens et elle fait même preuve d’intelligence en faisant en sorte de nous donner une nuit et un peu plus avant que ses Frères Rouges ne s’inquiètent de son non-retour.

Pourtant, il y a du bon, sans cette série et notamment le fait que les Indiens ne soient pas présentés comme des êtres assoiffés de guerre, de pillage, de viols mais soient des êtres Humains comme les autres, avec leurs défauts, leurs qualités, leurs prises de conscience et leur évolution dans l’histoire, comme le fit Tête Folle, le fils de chef chez les Kiowas.

Pas le meilleur album de Jerry Spring, un scénario qui semble être étiré pour faire 46 pages alors qu’on a un final précipité et une sacrée ellipse entre le moment où Jerry qui Pancho en canoë et le moment où il le retrouve, à la plantation du riche type. Allez, en quelques lignes on explique tout et hop, terminé, merci, au revoir.

On pouvait faire mieux, bien mieux… Mais c’est trop tard.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°54, Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Les Aventures de Lucky Luke (d’après Morris) – Tome 3 – L’Homme de Washington : Achdé & Laurent Gerra

Titre : Les Aventures de Lucky Luke (d’après Morris) – Tome 3 – L’Homme de Washington

Scénariste : Laurent Gerra
Dessinateur : Achdé

Édition : Lucky Comics (2008)

Résumé :
Alors que la campagne fait rage et que les menaces d’attentat se multiplient, Lucky Luke est chargé d’escorter dans l’Ouest sauvage Rutheford Hayes, candidat à l’investiture suprême.

De Memphis au Texas, des tribus indiennes aux saloons les plus mal famés, la balade ne sera pas de tout repos.

Troisième Lucky Luke signé Gerra et Achdé, l’homme de Washington est une hilarante course poursuite où les mœurs politiques des pieds tendres sont impitoyablement disséquées.

Critique :
Après une guerre civile dévastatrice et 8 ans de bordel avec le président Ulysse Grant qui fit de la corruption un état d’esprit, les États-Unis ont envie d’un président moins corruptible et plus sérieux pour se relever et aller de l’avant.

Il y en a deux, un pour les Démocrates et deux pour les Républicains : un honnête homme et un candidat autoproclamé qui a fait fortune dans le pétrole, vient du Texas et a une sale tronche de DoubleYouBouche…

Le pays n’étant pas sûr, on charge Lucky Luke de protéger le candidat à la présidence, Rutheford Hayes, qui voudrait aller à la rencontre de ces concitoyens, surtout ceux de l’Amérique sauvage.

Les auteurs ont fait un choix assumé (je suppose) avec un candidat Républicain, mais tout comme Lucky Luke, si ce candidat est élu et que son programme est respecté, cet homme me réconciliera avec la politique !

Mais entre nous, il y a peu de chance que les américains soient d’accord avec son programme qui a tendance à donner des droits à ceux qui n’en ont pas et ça fait grincer les dents des électeurs, et de la NRA aussi car il veut restreindre les armes.

Une fois de plus, on part en voyage en train dans l’Amérique, partant à la rencontre d’une partie de sa faune humaine, qu’elle soit des plus sympathiques ou des plus affreuses, comme ces types avec des taies d’oreillers en coton 100% blanc qui s’amuse à faire danser un pauvre Noir.

Les auteurs tirent à boulets rouges sur certaines mentalités, les plus sombres, jouent avec les mots, font des références politiques ou humoristiques à notre monde avec une chanteuse nommée Britney Schpires ou un fou des armes nommé Sam Pallin.

Alternant les piques tout en les enrobant d’humour et l’action, les auteurs ne s’en tirent pas si mal et nous offrent un album correct, agréable à lire, où l’on sourit, mais sans éclats de rire non plus.

Qu’à cela ne tienne, leurs calembours passent comme une lettre à la poste (un jour où il n’y a pas grève) et on a l’impression de se trouver face à un Lucky Luke de l’ancienne génération, celle de Morris chez Dupuis, mais avec plus de références bien ciblées à notre monde qu’il ne le faisait lui, restant plus dans le général, ce qui donne des gags intemporels.

Je ne sais pas comment passeront les références à notre société d’aujourd’hui lorsque ces albums seront lus dans 20 ou 30 ans, comme c’est le cas avec les Lucky Luke de l’époque Dupuis.

Mon seul bémol sera pour le traître dans leur train (comme on avait dans l’album « La caravane ») car c’est à se demande quand à eu lieu la substitution… Parce qu’elle a dû avoir lieu après la présentation, une personne ne pouvant se trouver à deux endroits à la fois.

Bon, je me doute de quand à eu lieu la substitution, mais j’aurais aimé savoir ce qu’était devenu le véritable personnage remplacé par le salopard ! Tout de même, là, il restait un point à éclaircir.

En tout cas, je n’ai pas de regrets de lecture pour cet album, il est agréable, possède de l’humour et un scénario bien mieux réussi que certains albums de ma connaissance et datant de l’ère où Morris passa chez Dargaud (à l’instigation de Goscinny) et où certains albums de ce duo manquaient de sel, de sauce, de liant (Dalton City, Jesse James, Fingers, Le Bandit manchot, La Fiancée de Lucky Luke, Chasseur de primes, Sarah Bernhardt, Le Pony Express, Chasse aux fantômes, Le Klondike, O.K. Corral).

Et que dire de ceux qui tentèrent de remplacer Goscinny après son décès !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°49, Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.