La griffe du chien : Don Winslow

Titre : La griffe du chien

Auteur :  Don Winslow
Édition :  Points (2008)

Résumé :
L’agent de la DEA Art Keller, Seigneur de la frontière americano-mexicaine, a juré sur la tombe de son adjoint d’employer tous les moyens, légaux ou illégaux, pour mettre un terne au trafic qui inonde son pays.

Le Seigneur de la drogue Miguel Angel Barrera, puis ses neveux Adan et Raul répliquent dans le sang et écrasent quiconque, ami ou ennemi, leur barre le chemin.

Callan, un Irlandais né au cœur de la mafia new-yorkaise, devenu tueur, puis mercenaire presque malgré lui ; le père Juan Parada, archevêque de Guadalajara, qui lutte auprès des plus hautes autorités de l’Église pour la survie de centaines de milliers d’Indiens anéantis par la guérilla, chassés de leurs terres, empoisonnés par les produits chimiques ; son amie Nora, qui use de ses charmes tarifés et de son tempérament hors du commun pour faire et défaire alliances, marchés et compromis…

Tous jouent une partie mortelle sur un échiquier grand comme le monde.

Depuis les jungles d’Amérique centrale, la Federacion Barrera distille un poison qui conduit à la folie des hommes. Ni la justice ni la foi ne veulent plus rien dire. L’instinct seul s’impose : celui qui tue, celui qui sauve.

Critique : 
MAGNIFICOS !! MARAVILLOSO ! Voilà un roman qui ne laisse pas son lecteur indemne. J’en ressors secouée, dégoûtée, ébranlée, et ma vision, déjà assez sombre sur les États-Unis, n’en ressortira pas blanchie, mais assombrie, une fois de plus.

Ce roman est une véritable plongée au cœur des narcotrafiquants et de la lutte, perdue d’avance, menée par quelques flics incorruptibles mais qui ne sortiront pas grandis de leur combat.

Oui, Art Keller veut éradiquer le clan Barrera, narcotrafiquants en puissance, surtout depuis la mort atroce de son collègue… Oui mais… La fin justifie-t-elle les moyens ? A force de vouloir la peau de quelques gars (qui le méritent amplement, hein), on finit par se retrouver avec des dégâts collatéraux qui ne feront qu’ajouter des spectres aux nuits de Keller. L’enfer est pavé de bonnes intentions, c’est bien connu.

Et notre Art Keller, de par son comportement un peu borderline et sa soif de vengeance, deviendra presque cet homme qu’il n’aurait jamais voulu devenir. On est loin de l’image du chevalier Blanc et à force de traquer les chiens Barrera, il a chopé leurs puces.

Les théologiens ont raison, si dit ce dernier : nous devenons ce que nous haïssons.

Pas de manichéisme. Ici, les méchants ne font pas QUE dans la drogue, le mal ou la torture, ils construisent aussi des hôpitaux, des écoles pour les défavorisés, et les gentils Américains ne sont pas des anges, mais possèdent un côté obscur à faire pâlir Lucifer en personne.

La quête du pouvoir les rend fous et ils sont prêts à tout pour l’assouvir ou la conserver. Personne n’est ni tout noir ni tout blanc, tout est nuancé et c’est au lecteur à juger.

Oui, les Américains ont créé la Bête et l’ont nourrie avant de vouloir l’éradiquer. Pire, en voulant l’éliminer, ils ne font que la renforcer !  Vous brûlez nos champs de pavots ? On s’en moque, on passe à la culture de coca (et pas cola) ailleurs. A force de vouloir arrêter la coulée de cocaïne, les Américains ne font qu’augmenter le prix de la dose et enrichir les cartels qui peuvent soudoyer des politiciens, des flics, et tutti quanti.

Dilapider des millions de $ pour lutter contre les cartels de drogue, mais pas un « cent » pour aider les drogués qui voudraient s’en sortir et qui ne possèdent pas une assurance santé digne de ce nom… Construire plus de prison pour enfermer les dealer, mettre plus de flics… Noyer les champs de coca sous du défoliant à triple dose, foutant en l’air tout l’éco système du coin, empoisonnant les nappes phréatiques, empoisonnant les hommes, les enfants, les bêtes… Tout le paradoxe américain est là !

Les Américains dépensent du fric à ne pas guérir les symptômes et ignorent tout de la maladie. Les futiles non-solutions… Là, ils sont forts !

[…] Et nos solutions sont toujours les mêmes futiles non-solution : construire de nouvelles prisons, engager plus de policiers, dépenser de plus en plus de milliards de dollars à ne pas guérir les symptômes pendant que nous ignorons la maladie.
La plupart des gens de mon quartier qui veulent lâcher la dope n’ont pas les moyens de suivre un programme de traitement, parce que la plupart ne disposent pas d’une assurance-santé digne de ce nom. Et il y a une fille d’attente de six mois à deux ans pour obtenir un lit dans les programmes de traitement de substitution.
Nous dépensons pratiquement deux milliards de dollars à empoisonner les cultures de cocaïne et les enfants de cette région, et il n’y a pas suffisamment d’argent au pays pour aider qui veut arrêter sa dépendance à la drogue.

Oui, ce pavé que j’ai pris en pleine gueule m’a retourné les tripes. Oui, j’ai apprécié certains personnages qui auraient dû être détestables (Callan, O-Bop, Nora, Adán et Art Keller) parce tout en eux n’était pas méprisable.

J’ai aimé ce mélange entre personnages de fiction et réalité (le tremblement de terre au Mexique, le scandale de l’affaire Iran-Contra, la guérilla en Amérique du Sud, les FARC, les références à plusieurs politiques américains dont le tristement célèbre Bush Sr. – là, sûre que je vais être fichée ! – , la mafia dans le quartier de Hell’s Kitchen).

Cette alternance entre l’enquête de Keller sur 25 années – et pas facile quand on ne sait pas qui est est clean ou pourri dans le système Américain – l’incursion dans le clan des Irlandais à Hell’s Kitchen, la présence de la mafia, d’un évêque, d’une belle prostituée de luxe… Toutes ces histoires séparées et ce brassage de personnages qui, à priori, n’ont rien à voir entre eux, avant qu’on ne les retrouve tous impliqués dans le bazar,… Magnifique !

Une leçon à tirer ? Dans cet Enfer, tout le monde est susceptible de se faire baiser un jour où l’autre…

Quand les Américains pensent avoir niqué les gomeros en faisant partir en fumée leurs champs de pavots, en fait, ils se font eux-mêmes baiser (hampe du drapeau comprise) par les gomeros qui ont tout prévu. « Mhouahahaha, la sécheresse allait tout détruire » fait-il… Ah tiens, non… L’arroseur est arrosé… avec des balles ! Par celui qu’il avait soudoyé… qui un jour tombera à cause de… La roue tourne et vous écrasera sous elle, qui que vous soyez.

Non, dans ce monde infernal là, vaut mieux pas mettre les pieds : aujourd’hui, vous êtes craint, vous êtes dans le cartel régnant, le Seigneur du quartier ou dans la « Famille » et demain… paf, paf, deux balles dans la tête, la nuque, la bouche, le bide, les corones,… Au choix !

Les 600 premières pages se lisent à leur rythme, c’est pas du page-turner en puissance, mais je ai les tournées sans problème, passionnée que j’étais pas cet univers de la drogue et cette vaine lutte; transportée par « cette vision grandiose de l’Enfer et de toutes les folies qui le bordent » (dixit James Ellroy).

Il faut s’imprégner de ces pages, les aspirer lentement, les laisser se diffuser dans vos veines, dans tous les pores de votre peau, dans votre esprit. On ne commence pas cette lecture par-dessus la jambe, comme un quelconque roman. C’est du lourd !

Les 200 dernières pages ? Waw ! No répit ! Tout se met en place et oui, une fois de plus, certains vont se faire couillonner… À force de se croire invincible, on finit par trébucher et on se fait écraser par la roue qui tourne toujours…

Mais n’allez pas croire que vous aurez du Happy End, on est dans un chef-d’oeuvre certes, mais dans du Noir !

Pour ma 700ème critique sur Babelio, je ne pouvais pas publier une critique sur un roman moyen, il me fallait du costaud, du chef-d’oeuvre. Voilà qui est fait.

Me reste plus qu’à lire un « Mickey » pour me remettre de mes émotions grandioses ressenties à la lecture de ce pavé et remercier ceux qui m’ont donné envie de le lire grâce à leurs critiques dithyrambiques.

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Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014) et le « Pavé de l’été » chez Sur Mes Brizées.

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1)

CHALLENGE - DEstination la PAL CHALLENGE - Faire fondre la PAL

Bilan Livresque Mensuel : Juillet 2013

BILAN - Nazguls dragon

Alors ? Quoi de neuf sous le soleil pour le Bilan Livresque de ce chaud mois de juillet ??

Correct, pas de record mais pas de baisse de régime : 10 livres dont un Classique et un PAL Noire.

Mais bon, pas terrible comme bilan étant donné que  je participe aux  Challenges « Faire fondre sa PAL » chez Metaphore et à « Destination PAL » chez Lili Galipette !

Quelques bandes dessinées aussi : des nouvelles et une relecture annuelle de la collection Ric Hochet.

Ais-je bien diminué ma PAL sous le soleil ? Mhouais… 10 romans, c’est une bonne moyenne. Mais là où le bât blesse, c’est dans le fait que la fièvre acheteuse m’a encore frappé et voilà ti pas que j’ai fait exploser ma PAL d’un autre côté. Hem, shame on me, je sais… 😦

Le mois a commencé avec deux nouveautés au rayon bédé : « Le monde des quatre de Baker Street » de Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand & David Etien (ICI). Pas d’aventures pour nos quatre amis, mais plutôt un album qui nous explique la vie à Londres au temps de la Reine Victoria, leur première rencontre avec Holmes, leur première « enquête ». Vraiment bien fait. Pour les habitués de la série ou ceux qui veulent en savoir plus sur la vie londonienne.

Le tome 2 qui clôt la surprenante série « Scotland Yard – Tome 2 – Poupées de sang » de Dobbs & Perger (ICI) est toujours aussi déstabilisant de par ses dessins au lavis. Fort sombre, il explore la personnalité de l’accolite meurtrier que la police avait arrêté dans le tome 1. (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Rayon classique, je me suis penchée sur « 1984 » de George Orwell (ICI). Pas évident à lire, mais instructif ! Non, Big Brother n’est pas mort ! (Challenge « Romans Classiques » de Métaphore et « Les 100 livres à avoir lu » de Bianca & « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel).

Petite incursion dans les romans Série Noire de Gallimard avec « Sous Pression » de Richard Stark qui est le pseudo de Donald Westlake (ICI), « L’étouffe-serviette » de Lawrence Block (ICI) et « La Moisson rouge » de Hammet Dashiel (ICI).

Trois belles découvertes ! Du roman noir, du hard-boiled (roman noir en anglais). Des romans parfois sans policier, sans enquêteur, violent et qui décrivent la société sans concession. (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Depuis un an qu’il attendait, lui ! « La Femme en vert » d’Arnaldur Indridason (ICI) aurait dû être lue plus vite, mais quand on a trop de livre, voilà ce qu’il arrive : un tout bon livre qui a trop dormi sur les étagères ! (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Ma fascination pour certains personnages se porte sur un Grand Conquérant : Alexandre le Grand. Voilà pourquoi j’ai sorti de ma PAL Noire « Alexandre – Tome 1 – Le feu du ciel » de Mary Renault (ICI). Grande déception ! Non pas au niveau de l’érudition ou de la qualité de l’écriture, mais du fait que le roman est soporifique… Dommage ! (Challenge « Pavé de l’été » Sur Mes Brizées).

Jeranjou m’avait donné envie et dès que je l’ai eu, j’ai ouvert ce polar noir qu’est « La reine des pommes » de Chester Himes (ICI). Un truc de fou ! (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 & « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel)

Ce livre là, je le dois aussi à Babelio. Le terrifiant huis-clos « Les Morsures de l’ombre » de Karine Giebel (ICI). Sueurs froides comme dans « Misery » de Stephen King. Une auteure à découvrir ! (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Dans la collection Nature Writting, il vous faut découvrir le très agréable polar des Editions Gallemeister « La Rivière de sang » de Jim Tenuto (ICI). Notre enquêteur est un guide de pêche à la mouche et je dois avouer que le roman se lit facilement et que l’on passe un moment de tranquilité (hem) avec Wallace. (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Le mois se termine et je n’ai pas fini de lire « La griffe du chien » de Don Winslow qui, avec ses 840 pages, participe au « Pavé de l’été ». Le livre est le plus grand roman sur la drogue jamais écrit.

Bilan Livresque Juillet 2013 : 10 romans et 12 bédés (2 neuves) dont 1 PAL Noire, 1 Romans Classique & à avoir lu, 18 fiches pour le Challenge Thriller et polar et 2 pour le Cinéma fait sa littérature + + Challenges « Faire fondre sa PAL » chez Metaphore &  « Destination PAL » chez Lili Galipette.

  1. Le monde des quatre de Baker Street : Djian, Legrand & Etien
  2. Scotland Yard – Tome 2 – Poupées de sang : Dobbs & Perger
  3. 1984 : George Orwell
  4. Sous Pression : Richard Stark (pseudo de Donald Westlake)
  5. L’étouffe-serviette : Lawrence Block
  6. Moisson rouge (la) : Hammet Dashiel
  7. Ric Hochet – Tome 3Défi à Ric Hochet : Duchateau & Tibet
  8. Ric Hochet – Tome 4L’ombre de Caméléon : Duchateau & Tibet
  9. Ric Hochet – Tome 5Piège pour Ric Hochet : Duchateau & Tibet
  10. Ric Hochet – Tome 6Rapt sur le France : Duchateau & Tibet
  11. Ric Hochet – Tome 7Suspense à la télévision : Duchateau & Tibet
  12. Ric Hochet – Tome 8Face au serpent : A-P Duchateau & Tibet
  13. Ric Hochet – Tome 9Alias Ric Hochet : A-P Duchateau & Tibet
  14. Ric Hochet – Tome 10Les 5 revenants : A-P Duchateau & Tibet
  15. Ric Hochet – Tome 11Les spectres de la nuit : Duchateau & Tibet
  16. Ric Hochet – Tome 15Le monstre de Noireville : Duchateau & Tibet ( « Totem »)
  17. Femme en vert (la) : Arnaldur Indridason
  18. Alexandre – Tome 1 – Le feu du ciel : Mary Renault (PAL Noire)
  19. Reine des pommes (la) : Chester Himes
  20. Morsures de l’ombre (les) : Karine Giebel
  21. Rivière de sang (la) : Jim Tenuto
  22. Griffe du chien (la) : Don Winslow (en cours de lecture)

Etouffe serviette - Block Moisson Rouge - Série Noire - Hammett LE MONDE DES 4 DE BAKER STREET[VO].indd.pdfSous Pression - Stark

CHALLENGE - DEstination la PAL CHALLENGE - Faire fondre la PAL 624b5-challengelalitt25c325a9raturefaitsoncin25c325a9ma2013-252822529jpgCHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2) challenge-des-100-livres-chez-bianca  CHALLENGE - objectif-pal-001 (2)LOGO LOUP GAROU - Copie challenge-romans-cultes2 Gaston final

Alexandre – Tome 1 : Le feu du ciel : Mary Renault

Titre : Alexandre – Tome 1 : Le feu du ciel      big_2

Auteur : Mary Renault
Édition : Le Livre de Poche (2004)

Résumé :
À la cour du roi Philippe de Macédoine, le petit Alexandre grandit, idolâtré par son père et sa mère, la reine Olympias, parmi les soldats et les serviteurs.

Beau, sensible, attentif, l’enfant révèle bien vite une intelligence exceptionnelle et un indomptable désir de dominer.

À douze ans, il tue un homme ; à treize, il dompte le fameux cheval Bucéphale ; à seize ans, il gouverne en l’absence de son père et prend le commandement d’une armée. Le roi meurt lorsqu’il a vingt ans, le laissant seul face au puissant ennemi perse…

L’étendue et la rigueur des connaissances historiques, une intuition rare des êtres et des sentiments, une exceptionnelle richesse imaginative, telles sont les qualités qui ont permis à Mary Renault (1905-1983) de nous donner un récit romanesque qui s’impose à l’égal des meilleures biographies.

Critique : 
Le petit Alexandre est un sacré gamin ! Le petit Nicolas ne lui arrive même pas à l’ongle du doigt de pied… Son ascendance, déjà, n’est pas triste : fils du roi Philippe II de Macédoine et de maman Olympias, qui n’est autre que la fille de Néoptolème, roi d’Épire (de la tribu des Molosses) et la nièce de Léonidas – pas le marchand de pralines, ni celui qui lutta aux Thermopyles…

Afin qu’il garde les pieds sur terre  (hem !), sa mère le convainc qu’il est le descendant de Zeus par son père (de par Héraclès, le fils de Zeus) et d’Achille par elle-même. Pas « Achille Brad Pitt », mais le vrai héros légendaire de la guerre de Troie. Ensuite, elle laissera sous-entendre que son père n’est pas son père mais qu’elle l’aurait conçu avec Zeus, himself.

Le petit Alexandre cumule un tas de qualités : beau, sensible, attentif, possédant une intelligence exceptionnelle, il parle aux Dieux, connait le définition du mot « stratégie » sans compter cet indomptable désir de dominer qu’il mettra en pratique plus tard… Sur les champs de bataille…

Notre gamin possède un tempérament passionné, ses colères terribles sont assez violentes (il tient ça de sa mère), suivies de prompts repentirs. Capable d’élans généreux aussi, ce qui lui vaut des fidélités sans failles. Ses convictions religieuses ? Entachées de superstitions.

Le trait de caractère dominant chez Alexandre, c’est sa volonté de fer, qui peut aller jusqu’à l’obstination et l’entêtement.

Vous jouiez aux Légos quand vous étiez petits garçons ? Lui non. À douze ans, il tue un homme de sang-froid, à treize, il dompte le fameux cheval Bouképhalas. Son précepteur ? L’illustre Aristote, qui l’initiera à la culture grecque. Les héros de l’Iliade ? Il rêve de leur ressembler…

À seize ans, il gouverne en l’absence de son père et prend le commandement d’une armée. Le CV est impressionnant.

À vingt ans, papounet Philippe II trépasse et le laisse seul face aux Perses qui ont des intentions belliqueuses… Et aux Perses, on ne répond pas « cassez-vous, pov’cons ! ». Mais la suite, c’est pour le deuxième roman.

Tiens, au fait, les mœurs sexuelles d’Alexandre… Homo or not homo ?  L’auteur reste en retrait de cette polémique, la question ne se posant pas dans une société qui acceptait la bisexualité comme la norme. Alors, si Alexandros a joué avec le kiki d’Héphaistion, je m’en br**** ! Rien n’est prouvé. Par contre, une amitié pareille, c’est exceptionnel…

Je ne me prononcerai donc pas sur la rigueur des connaissances historiques de l’auteur : sûr, elle en sait plus que moi ! Et ça se remarque dans le roman qu’elle sait de quoi elle parle. Érudition quand tu nous tiens…

Certes, nous n’avons pas de témoin vivants sous la main pour les vérifications d’usage, mais on peut dire que le récit historique, bien que romancé, s’approche de la vérité. Les notes de l’auteur en fin de roman nous le signalent.

L’auteur peut aussi se targuer d’une exceptionnelle richesse imaginative et s’il est dit que « son roman est l’égal des meilleures biographies », je me dois de tempérer mon enthousiasme premier par un soupir…

Le problème du récit, c’est que ça n’avance pas très vite… Nous terminons cette première partie à la page 600 et le roi Philippe vient de mourir assassiné. Le roi Philippe II de Macédoine, pas notre nouveau roi à nous, les Belges !

Autant je n’avais pas vu le temps passer en lisant l’histoire romancée de Gengis Khan par Conn Iggulden, autant j’ai baillé souvent sur la biographie romancée de Alexandre le Grand. Un comble pour moi qui voulait en savoir un peu plus sur ce personnage !

Autre point noir, mais qui ne concerne pas l’auteur, c’est d’avoir vu – à ma grande honte – quelques extraits du film avec Collin Farrell en blonde et Angelina Jolie dans le rôle de sa maman. Ça vous fou en l’air les premières pages car je voyais les images horribles de ces acteurs mal castés ou mal castrés, au choix !

Le roman est long, laborieux, j’ai ramé pour arriver à la fin et c’est bien dommage, je m’attendais à mieux. Je pense que je ne chercherai pas à acquérir les deux suivants…

Ma foi, je vais aller voir si Valerio Manfredi fait dans le moins soporifique sur Alexandre Le Grand…

Le « Pavé de l’été » Sur Mes Brizées, Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

CHALLENGE - DEstination la PAL CHALLENGE - Faire fondre la PAL

Challenge « Pavé de l’été »

Je souffre toujours de Challengite aiguë et me voici embarquée pour un nouveau challenge estival : celui du pavé de l’été !

Brize ne nous demande pas d’ôter les pavés des rues de Paris, mais plutôt de lire des livres fort épais… Le contraire du roman de Tolstoï qui lui, était « guère épais »… Mwarf !

Un peu de sérieux maintenant, je vous expose les règles du jeu !

Les règles du jeu sont les suivantes :

– vous vous engagez à lire un pavé ( = au moins 600 pages, quel que soit le format) au cours de cet été. Le pavé peut être un roman, ou bien un recueil (du style omnibus) de romans ou nouvelles, mais aussi une biographie, un essai (euh, là, j’ai des doutes ;) !). Pas besoin d’indiquer déjà quel sera le pavé choisi, vous verrez en fonction de l’humeur du moment.

– vous publiez un billet au sujet de ce pavé avant la date de clôture du challenge, à savoir le 15 octobre 2013 (date postérieure à la fin de l’été, vous l’aurez noté, mais c’est pour vous laisser le temps de rédiger).

Et voici l’indispensable petit logo pour agrémenter ledit billet !

Et c’est sur la page récapitulative dédiée au challenge (onglet en haut du blog, accessible aussi en cliquant sur le logo dans la colonne de droite) que vous déposerez, dans les commentaires, le(s) lien(s) vers votre (vos) billet(s).

J’ai déjà quelques idées en tête, j’ai acheté « Le monde selon Grap » qui, coup de chance, entre aussi dans le challenge « Romans Cultes » et celui de « La littérature fait son cinéma ».

Il me semble apercevoir quelques gros polars qui iront enrichir le challenge de Liliba « Thrillers et polars », ainsi qu’un autre qui ira pour mon challenge « Myself : lire mes auteurs russes ».

  1. Alexandre – Tome 1 – Le feu du ciel : Mary Renault
  2. La griffe du chien : Don Winslow
  3. Ville noire, ville blanche : Richard Price
  4. Les raisins de la colère : John Steinbeck
  5. Le Trône de Fer – Intégrale 1 : George R.R. Martin