Les archives secrètes de Sherlock Holmes – Tome 3 – Les adorateurs de Kâli : Frédéric Marniquet & Philippe Chanoinat

Titre : Les archives secrètes de Sherlock Holmes – Tome 3 – Les adorateurs de Kâli

Scénariste : Philippe Chanoinat
Dessinateur : Frédéric Marniquet

Édition : 12 bis (14/02/2013)

Résumé :
Le Général Collingwood, ancien héros de l’Armée des Indes qui s’est illustré par sa fermeté lors de la révolte des Cipayes en 1857, est retrouvé mort, dans sa propriété du Norfolk. Sherlock Holmes et son indissociable compagnon, le docteur Watson, sont chargés de mener l’enquête.

La victime semble avoir été étranglée selon le mode opératoire des cruels guerriers Thugs, cette secte sensée avoir été éradiquée depuis fort longtemps en Inde. Le défunt avait reçu, juste avant sa fin tragique, un inquiétant message portant la marque de Kâli, déesse de la mort.

Comment expliquer ce crime improbable en plein cœur de l’Angleterre Victorienne ? Une éventuelle vengeance 32 ans après la mutinerie des Cipayes ?

Sherlock Holmes et John Watson vont devoir, pour les besoins de l’enquête, embarquer pour les Indes avec pour guide et compagnon le grand écrivain Rudyard Kipling.

Critique :
Voilà un récit qui sent bon le dépaysement total puisque de l’Angleterre, nous irons en Inde, en compagnie de Holmes, Watson et de Kipling, à la poursuite de mystérieux tueurs qui étranglent leur victimes tels des Thugs.

Mes remontrances iront aux phylactères (les bulles) qui ne sont pas toujours reliés au bons personnages…

Un homme âgé, chauve à qui un autre homme âgé, mais chevelu, donne du « Watson » me fis penser que le pauvre docteur n’avait pas été avantagé dans la vieillesse et que, bizarrement, dans l’album précédent, il avait le même âge mais des cheveux…

Alors que je me demandais par quelle malédiction de l’Oréal Kérastase ou de Pétrole Hahn, Watson avait vu ses cheveux filer, je compris, quelques cases plus loin, que le phylactère n’avait pas été dirigé vers le bon personnage.

Une autre grosse erreur, bien plus loin, a lieu entre Holmes et un frangin de maharadja : la couleur de la tenue du frère change en une seule case, passant du gris à du blanc, comme le déguisement de Holmes (mais en plus riche niveau accessoires) ou alors, une fois de plus, on s’est embrouillé en plus dans les dialogues !

Erreur phylactère ou erreur habit et position. C’est maharadja qui parle (vu le dialogue), avec la couleur des habits de Holmes !! Plus faute frappe dans la bulle…

Autre petit détail énervant, c’est la petite crolle que le dessinateur rajoute au-dessus des têtes des personnages, lorsqu’ils semblent sous le coup d’une émotion. Un peu, ça va, mais trop, ça devient aussi lourd que les petites gouttelettes en auréole au-dessus des têtes, pour simuler l’étonnement.

Mon dernier râlement sera pour les dessins, que je n’aime toujours pas (une histoire de goût) mais le problème n’est dans les dessins en général mais dans certains détails en particuliers, dont les yeux et les dents, qui, parfois, font loucher les personnages ou leur donne un air débilitant.

Le sourire, tout en dent, bizarre et peu estétique

Holmes, avec ombre du nez qui fait comme une moustache, plus les yeux dont l’un semble vouloir partir vers le haut…

Anybref, malgré ces bémols qui ne devraient pas arriver dans une bédé (j’ai vu aussi une grosse faute d’accord), le reste est correct, même si on part un peu dans tous les sens.

On commence en 1857 au fort de Chandrapur, en Inde puis on passe en 1917, dans le Pas-De-Calais, en plein dans la Première Guerre Mondiale, avec Watson en médecin pour les militaires blessés avant de repartir en Inde, en 1889, aux travers des souvenirs de Watson et de l’enquête que Holmes mena là-bas, après l’avoir commencée en Angleterre, dans le Norfolk, tout de suite après avoir résolu l’affaire de la Ligue des Rouquins (vous avez le final dans la bédé).

Que votre passeport soit en règle, on voyagera dans le temps et dans l’espace. N’oubliez pas votre arme à feu, elle sera plus que nécessaire.

Il y avait du bon dans cette enquête, mais on en ressort avec la même impression que lorsqu’on a trop mangé : on est ballonné et incapable de se souvenir de tous les plats engloutis.

Ici, c’est la même chose… Entre les prémices de la révolte des Cipayes, Watson qui est à la guerre, qui repense à l’affaire, ce qui se déroule en Inde, le final de La Ligue des Rouquins, dont nous aurions pu nous passer, sauf à vouloir meubler…

Une fois arrivé à la dernière page de l’album, on doit réfléchir pour rassembler tout ce qu’on a lu et vu afin de se refaire le film de l’histoire, sans les détails parasites.

Ce n’est pas le pire, ce ne sera pas le meilleur, mais malgré tout, pas vraiment conquise par ce tome 3 qui donne l’impression que la série est en dent de scie depuis le début, avec des très bas, des plus haut, des bas… Et le tome 4, ça donnera quoi ?

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lectures N°08].

PS : je ne sais pas si c’est moi qui me fait des idées ou si c’est voulu, mais un personnage a des airs de l’acteur David Niven et un domestique m’a fait penser à Christopher Lee âgé.

David Niven ?

Une autre scène de l’album est aussi un copié-collé d’une scène de la Granada, dans « L’école du prieuré – The Priory School (Saison 2 – Épisode 6).

Les mystères de Whitechapel – Tome 1 – Terreur sur Londres : Frédéric Marniquet et Philippe Chanoinat

Titre : Les mystères de Whitechapel – Tome 1 – Terreur sur Londres

Scénariste : Philippe Chanoinat
Dessinateur : Frédéric Marniquet

Édition : Hugo et Compagnie (11/06/2009)

Résumé :
En ce début du XXe siècle, sir Henry Chapman, détective privé, ancien inspecteur de Scotland Yard et élève du grand Sherlock Holmes, est sollicité pour une enquête d’un genre particulier : depuis quelques temps, une mystérieuse secte semble être à l’origine d’une série de meurtres à Londres, touchant les anciens membres d’une expédition au cachemire où aurait été découvert un sarcophage bien troublant qui semble intéresser également l’opus dei et un personnage terrifiant. qui règne sur la pègre de Londres…

Critique :
Le récit commence dans les montagnes du Cachemire, puis, sans souffrir du jet-lag, on rejoint le Cambridgeshire, où Holmes rend visite à un ancien inspecteur du Yard, sir Henry Chapman, laissant les moines du Cachemire là où ils sont…

Holmes est affublé d’une horrible veste de tweed qui ne lui va pas du tout et il a un caractère de cochon, traitant Watson d’apothicaire, disant que s’il préfère son existence de charlatan, grand bien lui fasse et donnant à son épouse les termes d’harpie acariâtre…

Mais quelle mauvaise éducation ! Ce n’est pas du Holmes, ça. Certes, le mariage de Watson l’a dépité, mais là, on dépasse toutes les bornes des limites. Bon, continuons et ronchonnons sur un autre sujet que Holmes.

Dès le commencement de la lecture, la patte du dessinateur est reconnaissable : petits nuages blancs devant les personnages pour symboliser la buée, neige qui tombe mais rien ne se fixe dans les décors, petits postillons blancs au-dessus des têtes pour accentuer l’étonnement,… Je suis en terrain connu.

Un détail dans la mise en page m’a dérouté. En principe, on lit de gauche à droite…

J’étais toujours à la première page, aux deux dernières rangées de cette planche et, en passant d’une case à l’autre, j’ai eu l’horrible sensation que l’on avait oublié d’insérer une scène. Brutalement, on se retrouvait avec l’Anglais mort et plus loin, avec son guide qui tirait dessus… Heu ? Allo ?

Un puzzle pour les lecteurs ? Abus de guinness ? Non, juste un changement de sens de lecture de cases une fois que l’on arrive en bas de la planche : faut lire de haut en bas !

Depuis quand utilise-t-on ce procédé alors que les cases sont toutes de mêmes dimensions et que leur disposition n’impliquent pas de passer par une lecture de haut en bas ??

Si l’une des vignettes avait été plus large, comme illustré ci-dessous, c’est normal, on le fait instinctivement…

Ici, c’est normal de passer en lecture de haut en bas car la case du milieu est plus grande que les autres.

On recommencera le même procédé pour les pages suivantes (pas toutes, ouf) :  dès les deux dernières rangées, fallait lire de haut en bas… Déroutant !

Anybref… Il y a du mystère et des meurtres, mais attention, ceci n’est pas une enquête de Sherlock Holmes, qu’on voit brièvement au début, mais d’un disciple qu’il a formé, sir Henry Chapman, ancien inspecteur au Yard et pourvu d’une cervelle.

Comme dans « La marque de Kâli » (lue mais pas encore critiquée), les crimes qui ont lieu en Angleterre sont de la main d’un assassin portant un turban et les assassinés ont tous vécu aux Indes (sujet inépuisable) à un moment donné.

Comme toujours, on a une bonne vieille malédiction en provenance des Indes. Jusque là, ça allait plus ou moins pour le scénario (la mise en page, elle, était vouée aux gémonies depuis la première page).

Par contre, j’ai sauté hors de mon fauteuil de bureau lorsque j’ai lu, dans un bandeau, que 5 prostituées avaient été tuée par Jack l’Éventreur en 1884… Heu… 1888 ! La faute est grave. Tellement énorme que je suis restée bloquée dessus durant un long moment, à tel point que le nom de pub a fait tilt ensuite (The hound of Baskerville).

L’enquête progressait bien, sir Henry Chapman n’est pas Holmes mais il se débrouillait bien et avait déjà soulevé des points importants que les hommes du Yard n’avait pas vu, tout pressés qu’ils étaient de coller ces horribles meurtres à un Hindou.

Puis j’ai commencé à hausser un sourcil… J’avais eu des soupçons, vu « quelle » institution semblait être impliquée dans tout ça, mais là, j’aurai aimé échapper à ce truc qui marche mille fois mieux avec Indiana Jones qu’avec un disciple de Holmes.

Mais bon, je laisse couler, le Méchant avait des airs de Moriarty sans être lui et ça faisait du bien d’en avoir un autre qui ressemblait à un gentleman. Là où tout s’est effondré, c’est dans le final… Non, non, non. Faut pas pousser bobonne dans les orties, surtout quand elle est en string.

Restons dans du terre à terre, dans des crimes normaux sans touche ésotérique ou… [No Spolier]. Là, on a touché le fond de la piscine, sans petit pull bleu marine…

On avait bien commencé, scénaristiquement parlant, et puis ça a fait pchiiiitttt avec le côté ésotérique vers laquelle l’affaire a basculé et la touche fantastique qui était de trop.

Si cette personne était bien celle que Holmes pensait qu’elle était, toutes ces simagrées étaient inutiles puisque omnisciente de par sa nature.

Mais ceci n’est que mon avis, il y a à boire et à manger pour tous les lecteurs/trices et certains y trouveront peut-être leur compte et leur plaisir. Moi pas.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°281 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

Les archives secrètes de Sherlock Holmes – Tome 2 – Le Club de la mort : Frédéric Marniquet et Philippe Chanoinat

Titre : Les archives secrètes de Sherlock Holmes – Tome 2 – Le Club de la mort

Scénariste : Philippe Chanoinat
Dessinateur : Frédéric Marniquet

Édition : 12bis (23/08/2012)

Résumé :
En ce début d’année 1891, d’étranges et terrifiants événements requièrent l’intervention de l’inégalable détective de Baker Street, Sherlock Holmes et de son fidèle comparse et biographe, le Docteur John Watson.

Les deux hommes se voient confier la délicate mission secrète d’élucider une succession de meurtres ayant eu lieu parmi des personnalités de haut rang, toutes assassinées selon un rite rappelant les exécutions ou assassinats de grands personnages historiques comme Thomas Beckett ou Marie Stuart.

Derrière ces crimes abjectes et inexplicables se profile l’ombre d’un mystérieux cercle d’initiés : Le Club de la Mort, mais aussi celle, encore plus inquiétante et néfaste, du principal rival de Sherlock Holmes, le « Napoléon du crime » : l’impitoyable Professeur Moriarty…

Critique :
C’est avec moult craintes que j’ai ouvert cette bédé car le chat échaudé que je suis avait des mauvais souvenirs du premier tome « Retour à Baskerville Hall »

Mais comme je me ris du danger (comme le disait si bien Simba) et vu que je ne risquais rien de plus que le prix de l’album en seconde main…

L’os qu’il y avait dans le premier tome n’était pas le scénario mais les dessins, des fautes d’orthographes et des erreurs de calcul élémentaire.

Dans ce deuxième tome, le scénario est correct aussi, on a une vraie enquête, avec un vrai dénouement et si Moriarty est présent, il est froid, cynique (mieux que dans la série de la Granada) et on se rend compte qu’il a tissé sa toile bien plus loin que Holmes ne le suspectait.

Par contre, pour un homme intelligent, le Moriarty a tout de même fait une boulette énorme et s’il avait utilisé son cerveau au lieu de se laisser guider par les émotions engendrées par la perspective jouissive d’une punition qu’il allait administrer, il n’aurait pas fait une erreur pareille, crétin va ! Même moi j’avais compris et je n’ai pas écrit la dynamique d’un astéroïde.

Hormis cette petite couille dans le pâté, tout le reste du scénario est de bonne facture, c’est travaillé, ambitieux, réfléchi et même si j’avais deviné le mobile des crimes, je n’en étais pas tout à fait sûre.

Le bât blesse une nouvelle fois au niveau des dessins. Dans certaines cases, on n’est pas tout à fait sûr d’être face à Holmes car son visage a un peu changé, notamment au niveau d’un oeil et la petite ombre dessinée sous son nez donne l’impression qu’il a une petite moustache…

Watson semble plus vieux que son âge réel. Nous sommes en 1891 et d’après les holmésiens, notre docteur serait né en 1852, ce qui lui fait 39 ans au moment de cette enquête et là, il semble en avoir bien plus. On est loin du fringant Watson de Guy Ritchie. Son visage est parfois aussi changeant et pas en raison de ses expressions.

Désolée pour le dessinateur, sa famille, ses voisins, mais non, je n’aime pas sa manière d’esquisser les personnages.

Lorsque le scénario d’une bédé est bien fichu mais que les dessins ne sont pas au goût du lecteur, ça plombe un peu tout. Surtout quand on affuble Holmes du deerstalker et du macfarlane pour aller à la City ! Plus que du mauvais goût et jamais Holmes n’aurait porté cette tenue campagnarde pour la ville.

Mais je ne suis pas rancunière et puisque le scénario était bon, je vais continuer avec la série, en tentant de faire l’impasse sur tous les petits détails dans les dessins qui ne me plaisent pas.

Une bédé pour les holmésiens mais pas que… Elle plaira aussi aux autres lecteurs qui sont à la recherche d’une enquête, de mystères, de crimes crapuleux aux relents historiques, avec un Méchant qui a de la prestance, des magouilles en haut lieu et des nobles qui se comportent comme des sagouins.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°239 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

Sherlock – Tome 1 – Révélation : Convard & Le Hir

Titre : Sherlock – Tome 1 – Révélation

Scénariste : Didier Convard
Dessinateur : Jean-Louis Le Hir

Édition :  Glénat BD – 2008

Résumé :
Égypte, 1877. Sherlock Matthiews est un jeune archéologue fantaisiste et indiscipliné, incapable de mener sa vie autrement qu’au gré de ses caprices et autres coups de tête.

Jusqu’au jour où une lettre en provenance d’Angleterre lui annonce le suicide de sa mère. Une terrible nouvelle qui a de quoi faire grandir brutalement le plus insouciant des adolescents…

Terrassé par le chagrin, Sherlock retourne donc au manoir familial, à Bournemouth, afin d’y rendre les derniers hommages à celle qu’il aimait par-dessus tout, et dont il ne parvient pas à comprendre le geste. Et pour cause.

Car si Isadora Matthiews est bel est bien morte la corde au cou, certains détails semblent montrer qu’elle ne se l’est pas passée seule… Sherlock décide alors de mener l’enquête.

Sans deviner qu’il va ainsi donner naissance à un mythe, celui du plus incroyable de tous les détectives, dont l’œil habile et les déductions affûtées n’ont pas fini de fasciner les foules. Et de terrifier les criminels…

SH révélations tome 1 20080313101415_t1Critique :
Alors là, si Norah ne me l’avait pas conseillé, je ne l’aurais jamais acheté pour le mettre dans mes Sherlockonneries !

Déjà la couverture m’avait fait froncer les sourcils lorsque je vis un Anubis squelettique brandir un poignard dans le dos d’un rouquin qui jouait du violon. Gné ??

L’auteur, Didier Convard, je le connaissais pour avoir lu « Le triangle secret », mais pas en tant qu’auteur de bande dessinées sur Holmes.

Ma foi, je l’aimais mieux dans l’ésotérisme du Triangle Secret.

Allez, du courage, réouvrons cet album et respirons bien lentement par le nez pour ne pas…

L’histoire commence en 1877. Sherlock Holmes est jeune (23 ans, si né en 1854) et s’amuse en Égypte à faire des fouilles archéologiques.

Oh, pardon, je m’excuse, je fais erreur : ce n’est pas Sherlock Holmes mais Sherlock Matthiews. Me serais-je trompée de livre ? Heu, non, apparemment pas. Bizarre, bizarre…

Nous apprenons ensuite que ce jeune étudiant fut recalé en mathématique, philosophie et latin mais qui excelle en chimie, physique et botanique… et qui travaille au laboratoire du Saint Bartolomew Hospital (Saint-Barthelemy prend un « h » en français et pas en anglais ?  Bizarre ! Google m’en ajoute un, pourtant « Saint Bartholomew’s hospital ».  Z’ont pas de correcteurs ?).

Là, on remarque que le scénariste a ouvert les premières pages de « Une étude en Rouge ». C’est déjà ça. Oserais-je dire qu’il n’a ouvert que ces premières pages là ainsi que celles du début du Signe des Quatre ? Oui ! Dommage…

Pour les dessins, ils sont rebutants au possible ! Comment est-ce possible de dessiner aussi mal ? Les têtes sont horriblement dessinées, donnant aux personnages des airs mal fichus qui fichent la trouille.

Les plus atteints sont le personnel du manoir des Matthiews : la bouche est entrouverte et les dents ressortent, leur donnant un air maléfique.

Les sourires sont figés, commissures des lèvres pointées vers le bas comme s’ils étaient tous atteint de constipation aiguë depuis quinze jours. Sherlock est roux avec des mèches qui pendent devant son front. Quelle hérésie.

Cela plombe le livre de manière irrévocable. Franchement, avec des dessins plus jolis, l’album aurait eu un autre éclat.

Maman Holm… heu, maman Matthiews s’est pendue et Sherlock n’y croit pas une seconde, le brave petit, même si ça à l’air de lui faire autant d’effet que la perte d’une paire de chaussettes quand il avait dix ans. Niveau froideur, on est en plein dedans.

Sherlock va tout faire pour prouver qu’elle a été assassinée, à commencer par une reconstitution de la pendaison à l’aide d’un mannequin.

Avec l’aide de Mycroft, il va rependre le mannequin pour prouver que ses déductions étaient bonnes. Là, je retrouve mon détective. Un bon point.

Où cela recommence à foirer, c’est quand Sherlock est debout devant la tombe de sa mère. La date de sa mort est 1881 !

Impossible ! Sherlock a été averti de suite de la mort de sa mère et il était bien spécifié que nous étions en 1877 !

Erreur dans le but de copier un certain auteur de ma connaissance (Conan Doyle) qui a fait migrer la fameuse blessure de Watson de l’épaule à la jambe ou fait se dérouler un récit en 1892, période du grand Hiatus ?

Est-ce dû à une distorsion du continuum espace-temps qui nous fait passer de 1877 à 1881 ? Z’ont fumé la moquette, les auteurs ?? L’erreur est fameuse, tout de même.

Je n’ai pas de réponse à la question sur la mauvaise datation, mais la page suivante nous montre le dos de Celui-Dont-Je-Ne-Prononcerai-Pas-Le-Nom (j’ai trop lu Harry Potter, moi). Qu’est-ce qu’il fou là, lui ? Et il en veut aux deux frères Holm… heu, Matthiews?

Pour quel besoin faire intervenir cet homme ? Juste pour nous faire comprendre qu’ils reprennent tous les points importants du canon holmésien  dans le but de nous faire croire qu’ils sont à la hauteur ?

Que Toquéfada érige un bûcher pour le cliché de la casquette Deerstalker qu’un membre du personnel constipé donne à Sherlock, lui assurant qu’il n’en trouvera pas des comme ça chez Coldwell… S’il le dit. On doit le croire ?

Enfin, grâce à la vieille casquette de cet homme (qui souffre sans doute aussi d’hémorroïdes pour avoir une figure aux traits aussi tirés, limite cadavre), Sherlock nous informe qu’il ne la quittera plus jamais (hygiène, quand tu nous tiens) et nous assure qu’il n’aura plus jamais de rhume grâce à elle.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour ne plus jamais être malade…

La fin est assez… Comment dire ? Stupéfiante ?

C’est le mot et j’ajouterai, tant que je parle de stupéfiant, que les pensées de Sherlock m’ont fait bondir sur ma chaise : « J’aurais donné mon âme pour un peu de cocaïne. J’avais gardé des amitiés au labo de chimie du Saint-Bartolomew Hospital, dont celle d’un préparateur qui me fournissait autrefois ».

Le scénariste fait de Sherlock un camé profond. Si vous avez entendu un bruit louche, c’était mes dents qui grinçaient. Elles ont continué de grincer quand j’ai vu Sherlock en deerstalker-macfarlane dans Londres. Bref, clichés à fond !

En plus, le coupable (improbable) avait des motifs bancals, je trouve. Pour le « responsable » de son malheur, je veux bien admettre la vengeance, mais pas pour le reste ! Dément !

Le scénario aurait pu être tout à fait valable et meilleur, avec un autre scénario pour la fin.

L’album aurait reçu un avis favorable si les dessins n’avaient pas été aussi merdiques et les gros clichés absents. Là, malgré certains points positifs, il reste trop de négatif, donc je mitige vers le « pouvait mieux faire ».

Ah oui, j’oubliais ! L’explication du nom « Holmes ».

Puisque la dernière fois que la mère de Sherlock et Mycroft avait joué du violon, il s’agissait d’un poème symphonique qui s’intitulait « les Argonautes » et joué par Augusta Holmes.

Elle a réellement existé, j’ai vérifié et je suis tombée sur ça : « En 1880, son poème symphonique Les Argonautes, reçoit la mention très honorable au Prix de la ville de Paris (le premier Prix est remporté par Duvernoy avec La Tempête) ».

En 1880 ? Oups, si l’action se passe en 1877 comme indiqué au début, ceci est autre erreur dans le temps !

De plus, son nom s’écrivait « Holmès » et j’ai horreur quand quelqu’un prononce le nom de Holmes en appuyant sur le « messe ».

Bref, ite missa est (allez, la messe est dite) et si vous croisez le chemin de l’album, ouvrez-le juste pour admirer ces dessins que je n’ai pas aimé du tout !

Étoile 1

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

Sherlock Holmes – Tome 4 – Le Secret de l’île d’Uffa : Croquet & Bonte

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Titre : Sherlock Holmes – Tome 4 – Le Secret de l’île d’Uffa

Scénariste : Jean-Pierre Croquet
Dessinateur : Benoît Bonte

Édition : Soleil Productions n° 4 (2001)

Résumé :
La découverte fortuite d’un bréviaire oublié dans un train entraîne Sherlock Holmes et le docteur Watson dans une île de la mer d’Irlande, sur la piste d’un mystérieux trésor.

De Covent Garden, où l’on tente d’assassiner une cantatrice, en passant par les services des incunables du British Museum, les cadavres s’accumulent, tandis que sur l’île plane l’ombre maudite des templiers…

ESO - devise templierCritique :
L’île d’Uffa c’est cette fameuse Untold Story mentionnée par Watson mais jamais racontée par Conan Doyle… Chouette, m’étais-je dit.

Loupé !!

Comme pour les autres albums de la collection, je n’aime toujours pas les dessins de Holmes. Il est assez épais de corps, son menton pointu ne me plaît pas du tout et sa coupe de cheveux non plus.

Son coiffeur n’est pas celui de votre préz…

Bon, le dessinateur se rattrape en tout cas avec les autres dessins qui concernent les paysages, les autres personnages et les atmosphères. Pas de couleurs criardes comme dans la collection des « Bdétectives » mais des tons corrects et réalistes.

Un petit plus que j’ai oublié de vous signaler dans mes autres critiques : la page de garde ressemble curieusement à l’illustration d’une photo tirée de la Granada, avec Jeremy Brett et David Burke, dans la rue.

Mais passons à l’histoire proprement dite : notre pauvre détective s’ennuie, est ironique avec Watson, lui signalant qu’il lui délaye sa solution à 7%. Heureusement, il va avoir une affaire à se mettre sous la dent.

Comme toujours, les allusions canoniques sont nombreuses et vous vous amuserez à les relever toutes si vous êtes holmésien dans l’âme.

L’intrusion de certaines exclamations anglaises dans les dialogues français est sans doute là pour donner un caractère « so british » et renforcer le discours, mais on aurait pu s’en passer sans problème.

Notre Lestrade ne ressemble en rien à un rat, le dessinateur lui donnant une bonne figure ronde. Il a dû trop forcer sur le Nestlé pour avoir le visage aussi rond. J’ai relevé quatre affiches pour la marque, sur deux pages.

Quand une cantatrice fera appel à Holmes au sujet d’un prince de Ruritanie (cherchez pas, ça n’existe pas, c’est un pays imaginaire créé par Anthony Hope dans son roman « Le Prisonnier de Zenda ») avec lequel elle a une romance, vous sentirez comme un parfum de scandale en Bohème.

Non, ce n’est pas Irène Adler et il n’y aura pas de photo hautement compromettante dans une position inadéquate ! Mais cette histoire entraînera notre détective loin de Londres, sur l’île d’Uffa, située en mer d’Irlande.

Mais avant que nos amis n’aillent s’amuser sur l’île, nous avons Mycroft qui débarque au 221b avec une usurpation de poste et une prophétie au sujet des bijoux de famille que le gentil prince n’a plus !

Bon sang, ça manquait, une prophétie ! On avait eu des malédictions, nous fallait bien le coup de la prophétie !

Ce qu’il faut récupérer, c’est une copie du rituel de Musgrave (aventure canonique). L’histoire des Templiers et les vers de Mirliton sont compris dans le prix.

« Celui qui les emblème aura, Sur le trône siègera, Mais avant tout ça, Les retrouver tu dois, Et pour cela, L’énigme tu traduiras ». [Ceci est du Belette]

Enfin, c’est un truc dans le genre… Bon, ce qui suit est le message correct :

« J’ai relu la vie des Saints, alors la haine s’abaisse, l’air monte et l’eau descend »

Allez, Holmes ressort sa macfarlane à carreaux (il ne se change jamais ?) et Watson est toujours le crétin qui ne pense qu’à manger.

Tiens, lorsque Holmes essaye de décoder le message, nous avons une référence à REDH et son fameux problème à trois pipes. Le code est un peu simpliste, une sorte de « Lève ton Q » en moins impoli.

Le final est très jamesbondien avec des « coucou, devine qui est derrière-toi ? », des répliques marrantes de Holmes, digne de l’espion au service de sa très gracieuse Majesté et des « hauts les mains » dans toutes les langues.

Passons sur les invraisemblances dignes d’un 007, quand Holmes nage et rattrape le canot. Et vu la suite, j’ai pensé que certains s’entraînaient déjà pour le débarquement de 44… Sauf que nous n’étions pas en Normandie.

Bref, de l’action et comme par hasard, le petit-fils turbulent de la reine est toujours derrière tout cela, telle la pieuvre Octopussy portant un casque à pointe.

Par contre, Mycroft va devoir potasser une autre prophétie : « Prends pas ton p’tit frère pour un con ».

Dans la dernière case, on apprendra que Holmes à peur que la cérémonie de mariage de la cantatrice ne le rende mélancolique, pensant à une autre cantatrice, la belle Irène. Holmes a un cœur, c’est déjà ça.

Malgré tous ces petits défauts, c’est le meilleur album des quatre de cette collection, mais pas assez que pour un avis positif à cent pour cent ni plus que 2 étoiles !

Étoile 2

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

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Sherlock Holmes – Tome 3 – L’ombre de Menephta : Croquet & Bonte

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Titre : Sherlock Holmes – Tome 3 – L’ombre de Menephta

Scénariste : Jean-Pierre Croquet
Dessinateur : Benoît Bonte

Édition : Soleil Productions n° 3 (2001)

Résumé :
Depuis l’arrivée à Londres du tombeau de Menephta, exhumé quelques mois auparavant dans la Vallée des Rois, les membres de l’expédition Whitefield disparaissent, frappés d’une mort étrange.

Aux dires des témoins, ce serait une momie, celle du grand prêtre lui-même dont le repos a été troublé, qui éliminerait un à un les profanateurs. A moins que cette mascarade ne serve à dissimuler le véritable motif de ces assassinats : récupérer des papyrus inestimables dont le contenu pourrait mettre en péril la paix du monde.

Du British Museum aux ruelles sordides de Whitechapel, de Cambridge au palais de Buckingham, Sherlock Holmes et Watson mènent l’enquête.

Celle-ci les conduira, par-delà les malédictions et les légendes, à percer le terrible secret du livre de Toth, un secret enfoui depuis la nuit des temps…

Critique :
La couverture avec une momie en arrière-plan de Holmes, Watson et Big Ben ne laissait planer aucun doute et les deux premières pages m’ont fait soupirer.

Serait-il possible que les albums de bande dessinée avec Holmes commencent tout simplement par un bon crime, sans qu’interviennent un vampire, une momie, un rat géant, une béquille transformée en fusil, un fakir de méchante humeur, une secte satanique, … ?

C’est saoulant, à la fin. Les bons vieux assassins bien de chez nous et les bons vieux crimes habituels seraient-ils en voie de disparition ? Sans doute puisqu’il faut faire sans cesse faire appel à l’élément fantastique.

Oh, je viens de repérer un cliché hitchcockien avec ces ombres chinoises projetées sur le mur, ce poignard en suspension dans les airs et la victime qui reste pétrifiée de terreur comme un lapin ébloui par les phares d’une voiture.

Hélas, ici, ça fait trop, ça fait tache car le meurtrier fait durer le plaisir avant de planter le couteau dans sa victime, transformant la scène en grotesque, style série Z. On a envie de crier : « Mais poignarde-le, qu’on en finisse ».

Dans les pages suivantes, ce sont les références canoniques. Nous découvrons Holmes qui se fait remettre la légion d’honneur pour l’arrestation de Huret, l’assassin du boulevard.

Holmes porte un beau costume, mais quand on le retrouve sur le quai d’embarquement, il porte la macfarlane, comme par hasard !

Holmes se plaint ensuite de l’affaire, car il pensait trouver en France une énigme à sa mesure. Que nenni ! Il dit à Watson qu’elle ne présentait que quelques difficultés, une affaire banale, somme toute, celle de l’assassin Huret.

Watson lui rappelle, fort à propos, que l’assassin a fait huit victimes et Holmes aura cette réponse sur laquelle je tire à boulets rouges : « La quantité importe peu. Le problème était médiocre ». C’est faire peu de cas des victimes et c’est indigne de lui.

Malgré ma grogne, je soulignerai tout de même quelques bons points, tels que le fait de passer des bas-fonds londoniens à un salon richement pourvu, le tout en quelques cases.

« Nous nous élevons dans l’échelle sociale », dira Holmes. Encore un autre bon point qui relève le niveau : les petites phrases mi-humoristiques mi-sarcastiques qu’adressera Holmes à Watson ou à Lestrade, ainsi que son étalage de sa science du baritsu, combinée de combat à la canne et rehaussée de jiu-jitsu.

Sans oublier la présence des Irréguliers.

Une mention spéciale à un trait d’humour très noir (j’aime ça, mais certains le trouveront déplacé) quand un des protagonistes anglais signalera à son camarade allemand que « seul le travail rend libre ».

Le camarade allemand trouvera la formule jolie et pensera à s’en souvenir. Humour noir, je vous le disais.

Bon, passons aux mauvais points qui sont importants et font couler le tout. Commençons en douceur avec de la vaseline :

– Les archéologues qui manipulent des papyrus plus vieux que Mathusalem comme si c’était le journal du jour. Aucunes précautions lors de la manipulation !

– Le majordome du Diogenes Club qui ose dire, à voix haute, dans le salon où personne ne peut parler, que les règles du club sont la discrétion et le silence. Voilà qui est fort « anti-canonique » et à l’encontre de la règle du club.

Au Diogenes Club, on ne peut parler QUE dans le salon des étrangers. Et les autres regardent Watson de travers parce qu’il se mouche alors que l’autre à parlé ? Heu…

– Les dessins de la bédé ne sont pas terribles : lors de plan plus profonds, les détails ne sont pas détaillés, quant aux traits de Holmes… Bof, pas terribles avec son menton pointu.

– Les Allemands sont très clichés, ne manque que l’uniforme noir et on aurait déjà de parfait petits nazis.

– Encore et toujours le petit-fils turbulent et allemand de la reine Victoria et ses petits complots à l’arme secrète (on le sort dans toutes les bédés ou films avec Sherlock Holmes). Petit soucis, dans le récit, il est dit que le kaiser Guillaume II est le cousin de la reine Victoria, hors il était le fils d’une des filles de Victoria et Albert ! Confondre un cousin et un petit-fils, oups !

J’ai relevé aussi une grosse allusion au film « La vie privée de Sherlock Holmes » avec l’attitude de la reine dans les dernières cases. Mais celle-là, c’est à ranger dans les bons points qui sont peu nombreux.

– Beaucoup trop de fantastique et je ne sais pas ce qu’un peuple perdu vient faire dans tout ça. Que les légendes restent dans l’univers fantastique ou dans les fanfictions. Les armes fabuleuses aussi, même si celle là existe bel et bien.

Un bon meurtre, avec un bon vieux mobile, et ils auraient pu faire une chouette enquête, même sur fond de malédiction à la momie égyptienne.

Là, on sombre dans le grand n’importe quoi. En plus, Holmes tombe toujours sur des hommes de sa taille et de sa corpulence quand il doit se déguiser. Un peu trop facile.

Étoile 1

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé

 

Sherlock Holmes – Tome 2 – La folie du colonel Warburton : Jean-Pierre Croquet & Benoît Bonte

Titre : Sherlock Holmes – Tome 2 – La folie du colonel Warburton

Scénariste : Jean-Pierre Croquet
Dessinateur : Benoît Bonte

Édition :   Soleil Productions n°2 (2000)

Résumé :
Coïncidence ou machination ? Hasard ou acte criminel ? Une chose est sûre, il se passe d’étranges événements au manoir Glenmore où le colonel Warburton a pris sa retraite.

Morts violentes, apparitions fantômes : toutes les diableries de l’enfer semblent s’être donné rendez-vous dans ce coin perdu de la campagne écossaise.

Seul, Sherlock Holmes peut venir à bout d’un tel mystère, à coup sûr un des plus fascinants de sa longue carrière. Car cette fois, l’assassin vient d’ailleurs. Du royaume des morts. De l’autre côté du temps.

a8878Critique :
Je vous entend déjà dire à voix haute en découvrant ma chronique : « Mais il est où le tome 1 ?? ». Ben il se trouve ici puisque c’est le fameux tome 7 paru aux éditions « Lefrancq Bdétectives » sous le titre de « L’Étoile Sanglante ».

Tout le monde vous le dira quand il s’agit de lancer (ou relancer) une série, il est plus facile de l’installer avec plusieurs albums d’un coup et puisque c’était le même duo…

Déjà la couverture vous plonge dans l’atmosphère : Holmes, deerstalker sur la tête, macfarlane sur le dos, épée à la main, regard suspicieux, prêt à trancher le premier qui passe tel une rondelle de saucisson.

Watson, lui, révolver à la main, prêt à descendre le premier chienchien méchant qui passerait aussi. Bref, on les croiserait au coin d’un bois à minuit avec cet air là, on ne leur demanderait pas l’heure !

Décor dantesque et désolé, juste pourvu, en arrière-plan, d’un château où ne brille qu’une lumière, seul phare pour guider les malheureux égarés, perdus dans la brume qui tombe doucement, tel un voile diaphane sur la lande sauvage et déserte (me voici en train de poèter plus haut que mon luth… Pardon).

C’est fort, déjà, comme première vue. Mais ne cherchez pas cette scène dans la bédé, elle ne s’y trouve pas. Holmes manipulera une épée, mais à l’intérieur. Couverture mensongère.

Ça faisait longtemps que je n’avais plus relu cette collection et je sens que je ne vais pas me réconcilier avec elle non plus.

Dès la première page, on se retrouve dans un paysage désolé et écossais. Le brouillard, le vent, un castel et les paroles de deux personnes, sans phylactères, semées dans la nuit, qui vous distillent une atmosphère comme un alambic le ferait avec du whisky.

Manque plus qu’un air de cornemuse pour aller avec les paroles anxieuses de l’un.

En tout cas, pour ce qui est des dessins, ils sont déjà beaucoup mieux que ceux fournis par la collection de chez Lefrancq et ses Bdétectives. Les couleurs sont correctes et ne vous feront pas mal aux yeux.

Quand aux références canoniques, elles jalonneront l’album, mais pas toujours de manière adéquate.

Passons au 221b où nous retrouvons Holmes qui s’ennuie…

Du coup, afin de tirer notre détective de la torpeur dans laquelle il s’enfonce, arrive une cliente (elle tombe bien, non ?).

Une jeune fille, seule, qui croira même à de la sorcellerie lorsque Holmes se livrera à quelques déductions sur elle… Pouffiasse, va !

Que veut-elle ? Son oncle, le colonel Warburton (une vieille connaissance de Watson, rencontré lors de la campagne d’Afghanistan), est devenu zinzin depuis qu’il a découvert un bateau échoué et que son ami est passé au travers d’un pont. Oui, moi aussi je deviendrais zinzin pour ça…

Elle a besoin d’aide et son oncle encore plus. Rassurez-vous, pas dans le but de financer la consolidation des ponts !

Pas de chance, Holmes a une affaire en cours et des plus délicates (un rendez-vous avec LA femme peut-être ? *rires*) et il charge Watson de se rendre seul à Glenmore, en Écosse. Justement je vous parlais de whisky et de distilleries !

Tiens, tiens, un air de déjà vu, non ? Cela me fait penser au chien des Baskerville. De plus, il envoie la cliente passer la nuit au Northumberland Hotel. ZE grosse référence au toutou des Baskerville.

C’est cela qui me gêne un peu. Le scénariste aurait pu distiller (elle est facile, on est en Écosse) des références canoniques sans pour autant en extraire des pans entier. Pourquoi ne pas inventer sa propre histoire ? On n’est pas dans une fanfic…

Pourquoi copier une partie du scénario du chien des Baskerville ? Un bon holmésien a déjà tout compris sur les intentions cachées de Holmes. Ben oui !

Le reste est de la même trempe et ce qui avait bien commencé se transforme en eau de boudin. Watson est une espèce de gros nigaud qui ne pense qu’à manger et à boire.

Pourquoi faire de Watson un crétin congénital alors que ce serait si agréable qu’on fasse un Watson comme dans la série de la Granada. Un type à l’intelligence normale. C’est si compliqué un Watson qui n’est pas limite « débile » ? Sans doute…

Notre brave docteur se promènera aussi en kilt (sans que l’on sache ce qu’il porte en dessous), et quand il fera sortir le colonel Warburton de sa chambre, se sera pour s’entendre raconter la malédiction dont il se croit la victime.

On aura même droit, dans le récit du colonel, à une sorte de Jésus-Christ déguisé en fakir et qui ressuscite les chats. Le fantastique, encore une fois !

Tiens, une grosse référence aux 5 pépins d’orange avec les clous de la planche de fakir envoyé en guise d’avertissements. Une bonne grosse malédiction et une bonne aspiration du Canon.

Bref, rien de neuf sous le Soleil… Productions (rires).

Les paysages écossais que Watson traverse sont jolis, désertiques ou peuplés de moutons et il n’y pleut pas souvent.

La suite, je ne peux pas vous la raconter, mais bon, le scénariste aurait pu mieux faire. C’est téléphoné. On sait tout de suite où est caché Holmes.

Le seul point positif de l’album sera que Holmes ne portera sa macfarlane que sur la couverture et un peu à la fin. Marrant, à la campagne, il ne la porte pas, mais en plein Londres, oui.

La résolution de l’enquête était claire et nette, sans l’élément fantastique. Mais les quatre dernières pages m’ont plongées dans la consternation. Il fallait boucler l’album… D’accord, mais quelle manière. Fallait le sortir à ce moment là, leur fantastique ? Dubitative, je vous dis.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

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Marathon de lecture bédé chez Chroniques Littéraires : Le suivi !

CHALLENGE - Marathon Bédé asterix-et-obelixBillet récap des chroniques : ICI

Je sais, je ne suis pas une inconditionnelle des Marathon de Lecture mais le fait que celui-ci soit dédié aux bédés m’a fait adhérer en signant des deux mains !

D’ailleurs, mon premier Marathon de Lecture pour « Un hiver en Suède », c’était déjà chez « Chroniques Littéraires », je dois avoir un abonnement chez elle, pas possible.

Le but du jeu ? Lire des bédés, ce que je fais à la perfection (y’a des tites nimages, j’aime bien).

Quelles bédés je vais me faire ? Ben, mes bédés Western, pardi, afin de bien pourrir le mois Américain de notre amie Titine !

Vendredi 05 septembre 2014 : 6 bédés lues

Après un souper frugal composé de figues (4 de barbarie et 4 molles), je me suis attelée à la lecture de mes bédés.

21h : J’ai commencé par « Le 20ème de cavalerie » avant d’enchainer avec un autre de mes Lucky Luke préféré « Tortillas pour les Dalton » (fiche en gestation). Le tandem Morris (dessins) et Goscinny (scénarios) fait un malheur. (2 bédés)

22h : Toujours dans les western, j’ai misé sur de la légèreté et des bons sentiments en relisant une valeur sûre : « Jerry Spring » avec le premier tome « Golden Creek, le secret de la mine abandonnée ». (1)

22h20 : Puisque je n’avais pas sommeil, j’ai attrapé le tome 2 « Yucca Ranch » (en édition originale de 1956, s’il vous plaît !) et j’ai poursuivi les aventures de Jerry Spring et de Pancho. (1)

Trop de légèreté et de bons sentiments, ça tue, alors, j’ai décidé de passer à des choses plus sérieuses et d’avoir une copie du Blondin des western spaghettis, mais en plus hard : « Durango » de Yves Swolfs tombait bien.

23h : Le tome 1 « Les chiens meurent en hiver » et le tome 2 « Les forces de la colère » étaient parfait pour se mettre dans l’ambiance. Si en plus vous les lisez en écoutant la B.O de « Il buono, il brutto, il cattivo » ou en français « Le bon, la brute et le truand », ça le fait ! (2)

Demain matin, ce sera au tour de la série « Comanche » de passer à la casserole.

Samedi 06 septembre 2014 : 8 bédés lues

7h : ♪ Le soleil vient de se lever ♫ et moi aussi ! Après un petit-déjeuner rapide mais rempli de protéines, j’ai bu du café et rédigé une partie de mes chroniques, que je posterai au fur et à mesure du mois de septembre.

7h30 : Je suis d’attaque et je me lance dans la lecture de « Red Dust », le premier tome de la série « Comanche » du tandem Greg et Herman. (1)

7h50 : J’enchaine avec le tome 2 « Les guerriers du désespoir ». J’ai beau avoir lu cette série 36 fois, je redécouvre toujours l’histoire parce ma mémoire défaillante oublie des tas de choses, et c’est tant mieux, je peux relire mes bédés très souvent. (1)

10h : PAUSE !! Après la rédaction sommaire des chroniques (des mots jetés ça et là) et la rédaction de « Yellow Birds », le roman de Kevin Powers, je suis allée dans le jardin pour repiquer mon basilic dans un pot (on m’avait donné des plants) et m’occuper des mes plants de menthe qui devaient aller dans un plus grand pot.

11h30 : Dehors, le ciel est si bas qu’un canal va se pendre ou se perdre, mais il fait lourd et humide… Trempée, je me suis douchée et mise à table car Chouchou m’avait cuisiné un bon petit plat avec des tas de légumes (surgelés).

12h : Je me remet à la lecture des bédés « Comanche » avec les tomes 3 « Les loups du Wyoming » et 4 « Le ciel est rouge sur Laramie ». La lecture étant entrecoupée de passages sur les blogs suivis ! (2)

14h : Le tome 3 « Piège pour un tueur » de la série « Durango », celui où il achète le célèbre Mauser qui avait appartenu au « pistolero muet », faisant référence au film avec Trintignan « Le grand silence ». (1)

16h : J’ai changé de registre en commençant le tome 1 « Fort Navajo » de la série « Blueberry » (1).

18h : Des pauses, des petites incursions sur le Net, la rédaction de mes fiches « critiques » des albums que je publierai la semaine qui vient… et j’ai ajouté du plus drôle dans mes lectures « Full Metal Casquette » de la série « Kid Paddle » et « C’est pour ton bien » de mon copain « Le petit Spirou ». (2)

19h : J’étais dans la famille de mon mari…

20h30 : Pas pu résister à regarder pour la 36.000ème fois le film « Pretty Woman » avec le lovely Richard Gere et la plantureuse Julia Roberts. Je le connais pas coeur, mais j’ai toujours la larme à l’œil à la fin.

23h : Continué à lire « Un pied au paradis » de Ron Rash, un auteur dont je ne me lasse pas et qui est en train de me livrer un récit merveilleux qui me prend aux tripes.

0h00 : DODO !!

Dimanche 07 septembre 2014 : 16 bédés lues

8h : Après le petit-déj, j’ai terminé les 5 albums de « Comanche » qui m’attendaient sur la table. À savoir : « Le Désert sans lumière »« Furie rebelle »« Le Doigt du diable »« Les Shériffs »« Et le diable hurla de joie… » (5)

9h30 : Je me suis attelée à la rédaction des chroniques parce qu’elles me serviront pour le « Mois Américain ».

12h : Dîné avec Chouchou, scampis au tépaniaki et filets de soles roulés, cuits à la vapeur. Internet ensuite, pour mettre à jour mon fil sur FB !

13h10 : Mise à jour du suivi et là, je vais me taper les 8 albums de « Lanfeust des Étoiles » parce que j’ai envie, tout simplement ! « Un, deux… Troy »« Les Tours de Meirrion »« Les Sables d’Abraxar »« Les Buveurs de mondes »« La Chevauchée des bactéries »« Le Râle du flibustier »« Le Secret des Dolphantes »« Le Sang des comètes ». (8)

J’adore les personnages de la poule et de la biquette, qui, sans paroles, me font rire de par leur attitude.

Il n’y aura pas de chroniques car ils ne rentrent dans aucun de mes challenges et puis parce que sinon, je ne vais jamais y arriver !

20h20 : Après la lecture des 8 tomes de Lanfeust (que j’avais relu il y a à peine un an, mais je les aime trop), après l’écriture sommaire de mes fiches, un souper frugal, une douche et la lecture de « Un pied au paradis » de Ron Rash que je viens de finir, je dois ajouter aussi le tome 3 de Blueberry « L’aigle solitaire ». (1)

Jusqu’à l’heure du coucher… : Je vais entamer les tomes 4 « Le cavalier perdu » et le tome 5 « La piste des Navajos » afin de clore le cycle « Apaches ». (2)

CE QUI ME FAIT UN TOTAL DE 30 BÉDÉS LUES SUR LE WEEK-END !!!! (6 + 8 + 16)

Sherlock Holmes Crime Alleys – Tome 1 – Le premier problème : Cordurié & Nespolino

Titre : Sherlock Holmes Crime Alleys – Tome 1 : Le premier problème

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Alessandro Nespolino

Édition: Soleil (2013)

Résumé :

Mai 1876…

Le Royaume-Uni connaît une vague de disparitions inquiétantes. Les communautés intellectuelles et scientifiques en sont les premières victimes. Nulle rançon n’est demandée et les autorités n’ont pas l’ombre d’une piste sur les motivations des ravisseurs.

S’il arrive à Sherlock Holmes de prêter concours à Scotland Yard, il n’a pas encore choisi sa voie. Il se partage entre ses passions et mène une vie de bohème aux côtés d’un jeune musicien autrichien, violoniste virtuose promis à une grande carrière.

L’enlèvement de ce dernier conduira Holmes à se confronter au crime organisé à l’insoupçonnable noirceur, l’amènera à devenir détective et à combattre les plus grands esprits criminels de son temps dont les Moriarty, père et fils….

 

Critique :

On devrait punir de cent coups de fouet les auteurs qui terminent leurs albums par un tel cliffhanger qui m’a laissé avec le palpitant en compote et l’envie de secouer la bédé afin de m’assurer que quelques pages cachées n’allaient pas en sortir.

Peau de balle ! J’en suis quitte à me ronger les ongles avant de pouvoir découvrir la suite de cette excellente bédé qui nous conte la jeunesse du détective qui n’est pas encore au 221b et donc, sans Watson, of course.

Sherlock Holmes jeune, c’est tendance, ces derniers temps… tant mieux.

C’est avec le plaisir d’un gosse devant un paquet de bonbons que j’ai accueilli cette nouvelle ponte de Cordurié : cet oeuf est le quatrième diptyque pour la collection « 1800 », après deux tomes de « Sherlock Holmes et les vampires de Londres » et un de « Sherlock Holmes et le Nécronomicon ».

Si j’avais fait la moue avec les dessins de Laci pour les 3 précédents tomes de la collection, j’ai apprécié ceux de Nespolino.

A première vue, en feuilletant en vitesse, Holmes, bien que jeune, n’a pas une tête de gamin.

Quand aux couleurs et aux décors (même s’ils ne sont pas « de Roger Harth » et malgré le fait que les costumes ne soient pas « de Donald Cardwell ») le tout est admirable.

En profondeur, rien à redire : les planches sont de qualité, les différents personnages sont bien campés et les ambiances… Magnifico ! Une fois de plus, j’étais dans Londres.

Et qu’est-ce qu’il se passe à Londres ? Des choses graves, sans aucun doute, comme le laissent penser les premières cases de la bédé en nous plantant le décor. Et hop, je suis appâtée et intriguée. Encore des bons points.

La rencontre avec Sherlock Holmes a lieu juste après ces 5 pages d’intro intrigantes et notre futur-et-pas-encore-détective assiste au concert d’adieu d’un de ses amis, violoniste virtuose et qui se trouve être son colocataire.

Holmes a un style « jeune dandy »et ses réparties sont teintées d’ironie ou de sarcasme et cela m’a donné quelques éclats de rire tout au long de ma lecture.

« Détective » n’est pas encore un métier pour lui,  juste une activité parmi tant d’autres et bien qu’il s’adonne à des investigations policières, c’est juste pour le plaisir. Une autre de ses activité est celle qui consiste à découvrir des ouvrages aussi divers que variés.

Dolce vita…

Tout va bien, donc ? Non ! Une vague d’enlèvements laisse la police désemparée, ce qui donnera lieux à quelques railleries bien senties de la part de Holmes.

C’est une chose que j’ai aimé aussi dans cette bédé, la vie de Sherlock, ses rapports avec ses amis, le tout entrecoupé par des règlements de comptes sur les quais et des tensions entre le chef des malfrats et son fils qui ne semble pas partager les méthodes « paternelles ».

Encore un qui aimerait être calife à la place du calife… Point de vue des dessins, ils ne sont pas facile à différencier, le père et le fils.

Alors, comment Holmes va-t-il devenir ce qu’il sera ? Et bien, fallait venir l’emmerder, tiens et c’est la disparition de son ami violoniste qui va l’amener à croiser la route de ces deux chefs d’une bande non fréquentable. M’est avis qu’il aura du fil à retordre avec le fils.

Si vous reprenez le titre de l’album, je pense que vous comprendrez…

Il y a aussi un petit côté « comics » dans l’agencement de certaines cases, surtout dans la dernière page et une manière de dessiner les phylactères inhabituelle, mais que j’ai adoré.

Bref, le dessin est extra, le scénario est bien construit, l’histoire est diablement intéressante et on se demande ce qu’il nous réserve en tome 2 surtout qu’il nous laisse sur ce foutu suspense dont je vous parlais en tête de critique !!

Nondidjû, il atteint un de ces paroxysme avec Sherlock qui se trouve…

Non, vous ne pensiez tout de même pas que j’allais vous le dire ?

Titre participant aux challenges « Thrillers et polars » de Liliba et « Sherlock Holmes » de Lavinia.

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Le Scorpion – Tome 10 – Au nom du fils : Stephen Desberg & Enrico Marini

SCORPION 10 - Au nom du fils

Titre : Le Scorpion : Au nom du fils (Tome 10)

Auteur : Desberg

Dessinateur : Marini

Édition : DARGAUD (9 novembre 2012)

Résumé :

Dans ce dixième tome, Stephen Desberg et Enrico Marini ne reculent devant rien pour mener le Scorpion au plus près de la vérité.

Les intrigues entre les Latal et les Trebaldi s’intensifient, le pape est de plus en plus isolé et le Scorpion n’a qu’un seul but : rendre justice à sa mère.

Le Scorpion saura-t-il enfin qui est son père ? Flash-back et révélations au cœur même du pouvoir, à Saint-Pierre…

le-scorpion-bd-volume-9-reedition-10e-anniversaire-9316Critique :

Cette bédé se trouvait sur ma liste « anniversaire » et j’ai commencé la lecture de ma pile par celle-ci. Enfin j’allais savoir QUI était le père du Scorpion !

Commencée au tome 1, presque à sa sortie, j’ai toujours un gros faible pour le Scorpion, son univers, son ami le Hussard (toujours à nous sortir un bon mot), la gitane Mejaï et son chat noir, sans oublier les intrigues familiales, les coups bas, les trahisons, les bassesses, la « folie » du pape Trébaldi (qui ferait mieux de voir un psy pour ses problèmes avec son père), et la religion qui n’est pas toujours en odeur de sainteté.

Lorsque je compris QUI était son géniteur – bien avant qu’il ne soit nommé dans l’album – j’ai posé mon front sur la table et je me suis demandée si j’allais me taper la tête dessus ou attendre un peu…

Mais comment j’avais pu passer à côté, moi ?? Plus ça crève les yeux et moins on voit.

A ma décharge, je dirai que l’inconvénient des séries bédés, c’est que je les lis de manière décousue, au fur et à mesure de leur sortie. Là, si j’avais fait un peu plus attention, si j’avais mieux observé certains dessins (toujours très beaux), j’aurais vu !

Là, je suis en train de relire toute la série et je remarque certains détails dans le dessin que je n’avais point vu.

Bon, au moins, ça m’a laissé de la surprise. Oui, je sais, les excuses sont faites pour s’en servir.

Vivement la suite des aventures du Scorpion !