Le magicien de Whitechapel – Tome 1 – Jerrold Piccobello : André Benn

Titre : Le magicien de Whitechapel – Tome 1 – Jerrold Piccobello

Scénariste : André Benn
Dessinateur : André Benn

Édition : Dargaud (27/02/2015)

Résumé :
Londres, 1887. Jerrold Piccobello, magicien parmi les plus prestigieux du royaume britannique, se fait une nouvelle fois remballer d’une audition comme un malpropre.

Désespéré, l’homme revient sur les lieux de son enfance, là où tout a commencé et où il fera une rencontre pour le moins inattendue…

Critique :
La magie, ce n’est pas que l’affaire d’Harry Potter et consorts (ou qu’on ne sort pas).

Ici, même les Moldus peuvent être magicien. De très grands magiciens.

Hélas, d’aussi qu’on soit monté, on n’est jamais assis que sur son cul, mais la chute n’en est pas pour autant aussi douloureuse que si on avait chu de l’Empire State Bulding.

Pourtant, Jerrold Piccobello a commencé dans la bas du panier, avec une père décédée et un père qui jouait au Grec, c’est-à-dire qu’il trichait avec les dés (entre autre).

C’est après avoir été refusé pour son numéro et s’être senti devenu has been que Jerrold revient sur les terres qui l’ont vu grandir. Se remémorant sa jeunesse et tous les mauvais coups du sort, il repense aussi avec nostalgie à son mentor, Virgil Webb, Ze best magicien. Celui qui lui a tout appris.

Les dessins ne m’ont pas trop emballés, de plus, à certains moments, on a du mal à différencier Jerrold de Virgil, si on n’est pas trop attentifs.

Dommage que je n’ai pas accroché aux dessins parce que le scénario, de son côté, appelle à la curiosité, à l’envie de découvrir la jeunesse de Jerrold, les coups durs, son insouciance de jeunesse…

Son apprentissage auprès du Gérad Majax de l’époque, du Harry Houdini qui ne s’évade pas, du David Copperfield qui séduit toute les dames après leur avoir montré sa baguette magique, était bien mis en scène et je n’ai pas vu le temps passer durant ma lecture.

Malgré tout, il me manquait un truc pour me faire revenir pour le deuxième acte, pour aller chercher la suite de cette bédé dans les étagères de la biblio et ce truc qui manquait, il est arrivé en final de ce tome et là, je me suis dit que j’allais suivre cette série – au diable les dessins que je n’aime pas – afin de savoir ce qui allait se passer maintenant que notre Jerrold avait passé un contrat inhabituel.

Faudrait peut-être lui signaler qu’il devra utiliser une longue cuillère, car lorsqu’on dîne à la table de ce personnage, vaut mieux en avoir un longue (de cuillère !).

Cul entre deux chaises pour cette chronique. La curiosité est plus forte, je ne résisterai pas, faudra que je lise la suite.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

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Waylander – Tome 3 – Le Héros dans l’ombre : David Gemmell

Titre : Waylander – Tome 3 : Le Héros dans l’ombre

Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2007)
Résumé :

Waylander est à l’automne de sa vie.
Il cherche désormais la paix, mais les crimes du passé reviennent le hanter… Des créatures de légendes maudites sont de retour pour conquérir le monde dans le sang et la terreur.

Cette fois, aucune armée ne pourra s’y opposer. Seule une poignée de héros avec, à leur tête, un mystérieux Homme Gris, un personnage énigmatique haï et envié pour sa formidable fortune. Un homme aux mains couvertes de sang, qui a tué par conviction et pour de l’argent.
Un homme connu au pays des Drenaï comme le héros assassin. Pour vaincre un fléau éternel, une ancienne énigme doit être résolue… et Waylander, prince des tueurs, devra tuer un homme qui ne peut pas mourir.

Critique :

Non, « le héros dans l’ombre » ne veut pas dire que notre sombre héros, Waylander, se la coule douce sous un palmier à Acapulco ! C’est juste que Waylander est à l’automne de sa vie, comme je vous l’avais précisé à la fin de ma critique du tome 2…

Bon, nous ne retrouvons pas notre héros en train de baver dans un home, édenté, bouffant de la panade insipide et hurlant à tue-tête « Infirmière, y’m’faut faire ! ».

Non, il est plutôt bien loti, notre sombre héros, puisque devenu milliardaire, il a changé d’identité (je ne dévoilerai pas la fin du tome 2 et les raisons qui l’ont fait changer d’identité) et il est devenu l’Homme Gris.

Pas égoïste pour deux sous, il assure lui-même la protection des gens qui vivent syr ses terres et se charge lui-même des pillards qui auraient eu la très mauvaise idée de venir chaparder sur ses terres. Sus aux pilliards.

Ce troisième tome comme d’une manière différente, comme le second l’avait fait et c’est ce qui fait la force de Gemmel : on ne sait pas comment ça va se passer.

La preuve, on est passé de « isolé au fin fond des bois » à « je vis dans un palais entouré de mes larbins ». Enfin, « larbins » est un bien grand mot, notre héros est large dans ses rétributions et le syndicat n’a pas de raison d’être avec un boss tel que lui.

Et qu’en est-il de ses ennemis ? Oublions les pauvres pilliards, ils ne font pas le poids et découvrons les nouveaux méchants qui tiennent plus du surnaturel que du naturel.

Nous sommes loin des assassins classiques des autres tomes : ici, ce sont des magiciens invulnérables et des hordes de démons. Harry Potter n’est même pas là pour lui donner un coup de main, en plus.

Pour pourfendre les démons, il y a les les Rajnees, des samouraïs armés d’épée magiques, les seuls capable de décapiter ces démons.

Je vous l’ai déjà dit, la trame chez Gemmel reste sensiblement la même. Malgré tout, lire ses livres est toujours un plaisir pour moi.

Cette trilogie n’a pas dérogé à ce plaisir, bien qu’elle reprenne des thèmes vu et revu : la horde de démons qui veulent déferler sur le monde, c’est du déjà vu/lu.

Pourtant, j’ai suivi toutes les péripéties de Waylander et je ne me suis pas ennuyée une seconde.

De plus, last but not least, la fin m’a collé un coup de pied au cul parce que totalement imprévisible, absolument fantastique (fallait de la magie) et très belle (et une larme, une).

Malgré toutes ses richesses, il est des choses que l’homme ne peut obtenir, même s’il se nomme Waylander…

FANTASY - Snaga Légende - Drenaï